Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Robert SCTRICK
… *Lors de l'inventaire des morphèmes d'un système linguistique, on est conduit à distinguer plusieurs sortes d'unités identifiables dans l'ordre phonétique et partageant la caractéristique de se rapporter au plan de la signification : parmi ces unités, les unes ont un contenu lexical, qu'il soit univoque ou plurivoque ; les autres, non autonomes,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre LE GOFFIC
… *Un mot ou un énoncé sont dits ambigus quand ils sont susceptibles d'avoir plusieurs interprétations. Cette définition intuitive étant très large, on s'efforce en linguistique de la préciser en circonscrivant, parmi tous les malentendus, équivoques et autres imprécisions du langage, virtuels ou effectifs, ceux dont la racine semble se situer dans la… Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
… *Dans la rhétorique traditionnelle, figure de style qui consiste à répéter le même mot ou le même tour en tête de plusieurs membres de phrase, pour obtenir une symétrie ou pour donner plus de force à l'énoncé ; ainsi : Rome, l'unique objet de mon ressentiment, / Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant, / Rome qui t'a vu… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Vers le structuralisme" : … y formule les caractères généraux d'un système linguistique : 1. Toute langue peut être analysée en *unités qui sont de types divers : traits, phonèmes, mots, phrases. 2. Chaque unité d'un type a s'analyse en unités d'un autre type b et se trouve incluse dans une unité de type c. On peut donc hiérarchiser les types en… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *On appelle « variantes combinatoires » les formes différentes que peut prendre une même unité, et qui dépendent nécessairement du contexte où se rencontre l'élément considéré. Les formes ainsi identifiées s'excluent mutuellement dans un environnement donné. Ainsi, en morphologie, on dira que les formes françaises /al/, /i/ et /v/ dans /võ/, /irõ/… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Lorsqu'on souhaite segmenter un énoncé en unités plus petites et ainsi de suite jusqu'à des éléments indécomposables, les morphèmes, on est conduit à user de procédures purement formelles qui permettent de décomposer l'ensemble et chaque sous-ensemble obtenu en sous-ensembles de rang immédiatement inférieur : on établit ainsi une hiérarchie de… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *On appelle déterminants une catégorie d'éléments linguistiques ayant pour fonction de se rapporter syntaxiquement au nom, avec lequel ils forment l'essentiel du syntagme (ou groupe) nominal. Du point de vue logique, leur rôle est d'actualiser le substantif en l'insérant dans la situation de parole. Il s'ensuit que beaucoup donnent aux déterminants… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *L'étude systématique des différences portant sur les éléments (« parties ») mis en jeu dans le langage réalisé (« discours ») a été entreprise il y a fort longtemps par les grammairiens. C'est déjà pour les Indiens un début d'inventaire structural que d'inventorier le verbe, le nom, les prépositions et les particules. En Grèce, pour Aristote, « l'… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Une méthode descriptive" : … sur la comparaison de morceaux d'énoncés grâce auxquels, de proche en proche, on identifie les* unités minimales de signification, appelées morphèmes. La notion clé est ici celle de « distribution » des unités sur la chaîne parlée ou écrite : la distribution d'un élément se définit comme la somme des environnements de cet élément (c'est-à-dire… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Dans le cadre de la linguistique fonctionnelle d'André Martinet, la double articulation désigne la propriété de tout énoncé linguistique d'être segmenté à deux niveaux : à un premier niveau (la première articulation), en unités ayant à la fois une face formelle (signifiant, dans la terminologie saussurienne) et une face significative (… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Conditions d'effectuation" : … ses parties. Autrement dit, on suppose que les données de langue sont crucialement analysables en *parties et sous-parties et c'est l'agencement de ces parties et sous-parties qui permet de justifier que le prédicat correct/incorrect soit attribué à chacune. Puisque, par ailleurs, on raisonne en termes de types, ces parties et sous-parties doivent… Lire la suiteÉcrit par : Morris SALKOFF
… *La recherche de Zellig Sabbetai Harris est intimement liée aux travaux de l'école américaine d'analyse distributionnelle qui a élaboré son programme pour la linguistique dans les années 1930 et 1940, sous l'impulsion de E. Sapir et L. Bloomfield. Ce dernier avait proposé d'abstraire de la phrase des unités définies formellement et qui serviraient à… Lire la suiteÉcrit par : Loïc DEPECKER
Dans le chapitre "Élaborer des outils d'analyse" : … chaque chercheur reste généralement dépendant de la tradition grammaticale dans laquelle il évolue.* Si l'on prend les grandes notions grammaticales dont on dispose en français, issues d'une longue tradition influencée par l'analyse du grec et du latin, on trouve les parties du discours : nom, pronom, adjectif, verbe, etc. Mais certaines langues… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Théorie du signe" : … Enfin, la pièce maîtresse de l'édifice saussurien est la théorie du signe. La langue est composée *d'unités discrètes qui ne sont pas immédiatement perceptibles, mais qui doivent être identifiées par l'analyse, et qui définissent une combinatoire : ces unités, ce sont les signes, qui unissent chacun un signifié (concept) et un signifiant (image… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Phonétique et phonologie" : … linguistique, tandis que la phonologie a pour objet les phonèmes. Le phonème est la plus petite *unité phonique distinctive (ainsi /p/ et /b/ qui permettent de distinguer par exemple « pain » et « bain »). Chaque phonème est lui-même analysable en une série de traits pertinents par lesquels il se distingue de tous les autres phonèmes de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Le rôle théorique décisif de la linguistique structurale" : … intelligibilité. C'est que, depuis Freud, quelque chose s'est produit, à savoir la naissance d'une *linguistique scientifique, qui parvient à décrire les langues en se fondant seulement sur une théorie de la distinctivité. Dans cette théorie, on ne dit plus qu'en français /b/ est sonore et que, pour cette raison, il est distinct de /p… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Hubert DAMISCH, Jean GOGUEL, Sylvanie GUINAND, Bernard JAULIN, Noël MOULOUD, Jean-François RICHARD, Bernard VICTORRI
Dans le chapitre "Les outils mathématiques" : … tel qu'il s'est imposé, après avoir rompu tout lien avec la Gestalttheorie : définir les *unités linguistiques des différents niveaux comme des unités discrètes s'opposant par des traits distinctifs et se combinant pour former des unités de niveau supérieur conduit naturellement à des modèles algébriques. Et cette tendance est confortée… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Le terme morphème a au moins trois sens différents en linguistique. On l'a d'abord employé pour désigner l'unité repérable dans un complexe morphologique où se découpaient un élément porteur de sens (appelé lexème ; parfois, mais plus rarement, sémantème) et un autre, grammatical, signalant l'appartenance à l'une des parties du discours (nom,… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *L'unité que le sens commun serait enclin à considérer comme fondamentale au niveau de la parole est pour la linguistique la source d'un certain nombre de critiques fécondes : le mot ne correspond, en effet, que très imparfaitement aux éléments mis en jeu dans le discours ; ce sont plutôt nos habitudes graphiques que des raisons vraiment de… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le modèle structural" : … qu'elle élimine. Elle repose, en effet, sur un modèle de langage qui n'est qu'un modèle partiel. *Émile Benveniste insiste dans toute son œuvre sur la nécessité de construire le langage sur deux systèmes d'unités et non pas sur un seul. Ces unités sont, d'une part, les unités de langue, à savoir les phonèmes et les morphèmes (ou sémantèmes), d'… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *On appelle « occurrence » la possibilité, pour un item linguistique, d'apparaître à un point de la chaîne. Le concept est fondamental dans la théorie distributionnelle, qui pratique sur l'axe syntagmatique des segmentations en constituants immédiats et définit notamment la notion de liberté d'occurrence, faculté pour un constituant de se retrouver… Lire la suiteÉcrit par : Françoise ARMENGAUD, Michel BRAUDEAU
… *Au sens traditionnel du terme, un paradigme est l'ensemble caractéristique des formes fléchies d'un morphème lexical. Ainsi, dans une langue à cas, le nom, le pronom, l'adjectif prennent, selon le genre, le nombre, la personne qui leur sont propres et les rapports qu'ils ont aux autres éléments de la phrase, des désinences particulières : on dit qu… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Un système d'oppositions" : … décrire le système phonologique de chaque langue, c'est-à-dire l'ensemble des relations entre les* unités appelées « phonèmes » : « définir un phonème, c'est indiquer sa place dans le système phonologique, ce qui n'est possible que si l'on tient compte de la structure de ce système », déclare Nicolas Troubetzkoy, l'un des pionniers de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean Léonce DONEUX, Véronique REY, Robert VION
Dans le chapitre "Origines et problématiques de la phonologie" : … de tout temps, ont voulu décrire les sons d'une langue. D'une manière générale, l'intuition des *unités linguistiques minimales liée à de bonnes connaissances phonétiques a souvent conduit à présenter des systèmes phoniques proches de ceux que permet de dégager l'analyse phonologique. L'une des origines de la phonologie réside donc dans sa… Lire la suiteÉcrit par : Christiane MARCHELLO NIZIA
… *L'introduction dans la grammaire du terme et de la notion de phrase est relativement récente. Le mot lui-même, emprunté, au xvie siècle, au latin, signifie uniquement, jusqu'à la fin du xviie siècle, « expression, tournure ». C'est avec ce sens qu'il fait son entrée dans la grammaire à la fin du … Lire la suiteÉcrit par : Francis JACQUES
Dans le chapitre "Le co-texte" : … à la proposition, plusieurs recherches pragmatiques offrent des techniques pour analyser de grandes *unités du discours. C'est le cas de la grammaire textuelle, qui s'attache aux formes dégagées sur des « textes » entiers dont les unités constitutives ne sont plus des mots ni même des propositions. Celles-ci sont alors considérées comme simples « … Lire la suiteÉcrit par : Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
Dans le chapitre "Des théories du sens" : … . Rappelons que la sémantique a théoriquement pour tâche de décrire le contenu de toute *unité linguistique douée de sens, quel que soit son « rang » : morphème, mot, phrase ou texte. Mais, par tradition, et pour diverses raisons, la sémantique est avant tout lexicale, s'apparentant alors à la lexicologie. Celle-ci, cependant, s… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
… » (dénomination reprise d'André Martinet). Sur le plan de la première articulation se situent les* unités dotées de sens, dont les plus petites sont les morphèmes (dits aussi monèmes), ou unités minimales de signification ; sur le plan de la deuxième articulation, le morphème se décompose lui-même en unités dépourvues de sens, les phonèmes, ou… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis CHISS, Michel IZARD, Christian PUECH
Dans le chapitre "Principes généraux" : … explicitement non substantialiste, qui suppose une réflexion renouvelée sur l'identité d'*unités linguistiques purement différentielle et oppositive. Le signe n'est signe que pour un autre signe, dans un faisceau de relations qui lui confèrent sa valeur. C'est là un thème fondamental de Saussure : la langue est une forme et non… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *On appelle valeur le sens d'une unité linguistique considéré comme le produit des relations que cette unité entretient avec les autres unités du système, et non pas comme un contenu intrinsèque. C'est Ferdinand de Saussure qui a le premier utilisé cette notion, qu'il illustrait par une comparaison de la langue avec le jeu d'échecs : n'importe… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *La linguistique, qui appelle plutôt « lexique » ce que le sens commun entend généralement derrière le terme de vocabulaire, laisse à des disciplines spécialisées le soin d'analyser, statistiquement ou par des procédures descriptives, les différents problèmes qui se posent au moment de décrire les « lexèmes » d'une langue (le français), d'un… Lire la suite
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