Aviateur, explorateur et général italien, Umberto Nobile fut l'un des hommes les plus célèbres de l'entre-deux-guerres en même temps que l'un des plus décriés par l'Italie fasciste.
Né le 24 janvier 1885 à Lauro, à proximité du Vésuve, il fait ses études à Naples. À sa sortie du lycée, il se prépare à une carrière d'ingénieur. À vingt-cinq ans, son diplôme en poche, il est reçu au concours du Génie civil, mais, attiré par l'aviation, il continue à étudier pour être admis dans une école de construction aéronautique. À la déclaration de la Première Guerre mondiale, il entre dans l'aviation et est affecté au bataillon du génie à Rome où il travaille pour la marine à la construction de dirigeables.
Nommé directeur adjoint du Stabilimento di Costruzioni Aeronautiche, il en devient le directeur en 1918. Il développe alors des dirigeables semi-rigides, une formule révolutionnaire pour l'époque. C'est ainsi que naît le T-34 de 34 000 mètres cubes, qui prend officiellement le nom de Roma.
Il travaille également à la réalisation d'un parachute qui est adopté par l'armée et, pour la firme d'aviation Caproni, à la conception d'un avion métallique, le CA-73.
En 1923, après un bref séjour aux États-Unis où il est appelé à titre de conseiller, il rentre à Rome pour trouver en place le régime de Mussolini. Malgré ses sentiments antifascistes, il peut travailler à la construction du dirigeable N-1 (19 200 mètres cubes et 80 mètres de longueur). C'est une réussite. À cette époque il apprend à piloter, passe son brevet et devient un remarquable technicien du vol.
En 1925 il se rend en Norvège pour y rencontrer Roald Amundsen, spécialiste des expéditions polaires, à qui il propose le N-1, pour effectuer une mission du Spitzberg au détroit de Béring en passant par le pôle. L'appareil est acheté par la Norvège et prend le nom de Norge. L'organisation financière de l'expédition est assumée par la Norvège ; le commandement du Norge est confié à Nobile, alors colonel d'aviation. Parti de Rome le 10 avril 1926 et après une escale à Leningrad, le Norge arr […]
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