2. Générateurs mécaniques ou électromécaniques
En toute rigueur, les générateurs mécaniques ou électromécaniques ne méritent pas le nom de transducteurs, car ils ne sont pas réversibles. L'archétype en est le sifflet à chien, dont le « son » excède de peu la fréquence limite de la perception humaine. L'élément essentiel des appareils de ce type est un dispositif résonant (cavité ou lame biseautée) excité au moyen d'un jet de fluide (gaz ou liquide), tubulaire, conique ou tangentiel. Leur domaine de fonctionnement n'excède pas 50 kilohertz, mais la puissance émise peut atteindre 100 watts.
Dans les sirènes, le jet de fluide est interrompu par un dispositif tournant. Il existe également une sirène « statique » (Levavasseur) où l'oscillation du jet est auto-entretenue par un tourbillon prélevé sur le jet lui-même. Dans le générateur de Holtzmann, un barreau de verre ou de métal est amené dans un état d'auto-oscillation par le frottement d'une courroie.
Un arc électrique alimenté en fréquence assez haute fournit aussi une émission ultrasonore. De même, avec un fil fin conducteur que l'on vaporise par le passage d'un courant électrique suffisamment intense, on obtient une impulsion unique dont le spectre peut s'étendre de 2 à 200 kilohertz.
De ces émetteurs mécaniques ou électromécaniques, il faut rapprocher les émetteurs biologiques. De nombreuses espèces animales émettent en effet des signaux ultrasonores de communication ou d'« écholocation ». Les chiroptères et les cétacés détectent les proies et les obstacles à l'aide de « clicks » à bande large (de 20 à 200 kilohertz) qu'ils émettent et dont ils perçoivent les échos grâce à des organes hautement spécialisés.
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