Theodor Svedberg (1884-1971) étudia, à l'université d'Uppsala, en Suède, les suspensions colloïdales formées de micelles – fines particules solides – dispersées dans une phase liquide. Pour connaître la taille moyenne des micelles (comprise entre 5 et 100 mμm), il imagina de les faire sédimenter par une force artificielle produite dans une centrifugeuse dont le rotor tourne à très grande vitesse. Les particules sédimentées étaient repérées par un dispositif optique. La première ultracentrifugeuse construite à Uppsala, en 1923, produisait une accélération centrifuge égale à 5 000 fois la force de la gravitation terrestre (g). Cette technique, appelée ultracentrifugation, permet aujourd'hui la séparation des macromolécules et des organites cellulaires (ultracentrifugation préparative fractionnée de 5 000 g à 100 000 g) ainsi que la détermination de leur masse moléculaire (ultracentrifugation analytique de l'ordre de 700 000 g). Outil précieux pour les biologistes et les biochimistes, elle est aussi appliquée à l'étude des polymères et des pétroles par exemple.
Paul MAZLIAK
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