2. Un micro-État polynésien
La modeste population de Tuvalu (11 468 habitants en 2004) s'entasse (441 hab./km2) sur ces îles basses depuis l'installation des premiers Polynésiens (probablement chassés des Samoa et des Tonga) au début du Ier millénaire avant J.-C. Parlant une langue polynésienne (et assez peu l'anglais, pourtant langue officielle) sauf dans l'atoll de Nui peuplé de Gilbertins, protestants à 97 p. 100, les Tuvaluans ont largement conservé leurs traditions de vie et d'activités communautaires (pêche, construction de maisons, etc.).
L'archipel a été entrevu dès 1568 par l'Espagnol Alvaro de Mendana lors de son premier voyage. Dans la seconde moitié du xixe siècle, il a subi les razzias des « négriers » chiliens et péruviens à la recherche de main-d'œuvre pour les mines et l'exploitation du guano. Ces prélèvements massifs menacèrent d'extinction les populations insulaires, décimées de surcroît par l'irruption de maladies nouvelles. L'établissement d'un protectorat britannique sous le nom d'îles Ellice en 1892 l'a ensuite préservé des prédateurs chiliens et péruviens et, en 1916, les Ellice ont rejoint les îles Gilbert dans le cadre d'une colonie des Gilbert et Ellice.
La Seconde Guerre mondiale amena en 1942 d'importantes troupes américaines aux Ellice pour faire face à la pénétration japonaise dans les Gilbert. La décolonisation commença avec un référendum qui, en 1974, décida la séparation d'avec les Gilbert (pour cause d'incompatibilité ethnique entre les Polynésiens de Tuvalu et les Micronésiens des Gilbert), suivi en 1978 par une accession à l'indépendance au sein du Commonwealth et l'adoption du dollar australien comme monnaie. Les relations avec le monde extérieur se font pour l'essentiel par le port de Funafuti, où un wharf en eau profonde a été mis en service dès 1980.
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