En 2009, Tuvalu, qui multiplie les efforts en vue d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement à l'horizon de 2015, reçoit l'assistance du Programme des Nations unies pour le développement et de l'Agence australienne pour le développement international, par le biais du financement conjoint d'un programme d'aide. Le Tuvalu Trust Fund voit chuter le rendement de ses investissements et perd environ 12,5 p. 100 de sa valeur à la suite de la crise des marchés financiers internationaux.
Après plusieurs expériences réussies en matière d'énergie solaire et éolienne, le ministre chargé des Services publics et des Industries annonce un plan de 20 millions de dollars pour que le pays atteigne la part d'énergies renouvelables qu'il doit produire d'ici à 2020. Lors du sommet de Copenhague sur le climat, en décembre, Tuvalu fait partie de la quarantaine de petits États insulaires qui exercent une pression politique sur les grands pays, dont les émissions de gaz à effet de serre sont responsables de la hausse du niveau des océans. Ce phénomène commence en effet à augmenter la salinité des terres arables difficilement gagnées et provoque de fortes marées qui continuent à dégrader les côtes des atolls de l'archipel, dont le point culminant ne dépasse pas 4,3 mètres. À l'issue de la conférence, qui se conclut par un texte non contraignant, le Premier ministre déclare que « les vraies victimes du changement climatique n'ont pas été entendues ».
Cluny MACPHERSON
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