Les finances du pays reposent essentiellement sur l'aide internationale et sur un fonds de placement créé en 1988 pour soutenir les dépenses courantes du gouvernement. Premier ministre depuis les élections d'octobre 1989, Bikenibeu Paeniu, qui a longtemps travaillé comme économiste pour la Commission du Pacifique Sud à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), cherche à développer une économie de marché et réunit en 1990 les principaux donateurs régionaux, obtenant notamment en 1991 des Communautés européennes 30 millions de dollars australiens pour l'agrandissement de l'aéroport international. En 1991, il se rend en Australie et en Nouvelle-Zélande pour demander une plus large ouverture aux travailleurs tuvaluans (les rapatriements de salaires contribuent grandement à l'économie du pays). En juin 1992, Bikenibeu Paeniu est un des premiers signataires des Conventions de Rio de Janeiro sur l'environnement et le développement ; Tuvalu serait en effet menacé en cas de montée des eaux.
Après les élections de septembre 1993, les douze membres du Parlement se partagent également entre partisans de Bikenibeu Paeniu et de Tomasi Puapua, Premier ministre de 1981 à 1989. Le gouverneur général ayant décrété de nouvelles élections en novembre, Tomasi Puapua ne se représente pas et Bikenibeu Paeniu est battu par Kamuta Latasi. Ce dernier obtient, en juin 1994, la nomination au poste de gouverneur du candidat de son choix, Tulaga Manuella.
Le 23 décembre 1996, Bikenibeu Paeniu retrouve son poste de Premier ministre.
Le 8 avril 1998, le nouveau Parlement réélit Bikenibeu Paeniu à la tête du gouvernement. À la suite de diverses affaires de mœurs et de corruption qui ont été au centre de la campagne électorale, il promet d'adopter des mesures en vue de mettre fin à ces pratiques.
Le 14 avril 1999, Bikenibeu Paeniu fait l'objet d'une motion de censure parlementaire. Ionatana Ionatana le remplace le 27.
Le 23 février 2001, Faimalaga Luka succède à Ionatana Ionatana, décédé. Le 13 décembre, toutefois, lâché par ses partisans, il est remplacé à son tour par Koloa Talake.
Le 2 août 2002, le Parlement élit Saufatu Sopoanga au poste de Premier ministre.
Le 27 août 2004, le Parlement renverse le gouvernement de Saufatu Sopoanga. Maatia Toafa devient Premier ministre.
Le 14 août 2006, le Parlement, renouvelé le 3, désigne Apisai Ielemia au poste de Premier ministre.
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