3. Relations internationales
Le 27 avril 1990, la Tunisie devient membre de plein droit du G.A.T.T., au sein duquel elle avait depuis plus de trente ans un statut provisoire.
En janvier 1991, des manifestations pro-irakiennes se multiplient en Tunisie, comme dans les autres pays du Maghreb, pour protester contre le déclenchement de la guerre du Golfe : la France est particulièrement critiquée.
Le 14 janvier, Abou Iyad, bras droit de Yasser Arafat et chef des services de sécurité et de renseignements de l'Organisation de libération de la Palestine (O.L.P.), est assassiné avec deux autres dirigeants palestiniens, à Carthage, près de Tunis. L'assassin est un Palestinien transfuge du Fatah-Conseil révolutionnaire, groupe dissident hostile à Yasser Arafat, dirigé par Abou Nidal et basé à Bagdad. Cofondateur avec le chef de l'O.L.P. du Fatah, la principale composante de l'organisation palestinienne, Abou Iyad était considéré comme un réaliste modéré.
À partir de mars 1994, plusieurs médias étrangers sont interdits de diffusion en Tunisie (dont Le Monde et Libération).
Le 2 octobre, Tunis décide l'ouverture d'un bureau d'intérêts à Tel-Aviv, dans les locaux de l'ambassade de Belgique. Israël fait de même à Tunis.
Le 11 février 1995, l'attaque du poste frontière de Tamerza par un commando du Groupe islamique armé (G.I.A.) algérien cause la mort de sept militaires tunisiens. L'opération est présentée par le G.I.A. comme une mise en garde contre la répression des islamistes en Tunisie.
Le 17 juillet, la Tunisie, qui réalise 80 p. 100 de ses échanges commerciaux avec l'Allemagne, la France et l'Italie, est le premier pays du sud de la Méditerranée à signer un accord d'association avec l'Union européenne.
Les 5 et 6 octobre, en visite en Tunisie, le président français Jacques Chirac rend hommage à la politique du président Zine El Abidine […]
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