Sous le règne de Tú dúc, le Vietnam souffre d'exactions de bandes de pirates chinois jusqu'en 1851, de brigandage, de soulèvements (en particulier en 1854, 1862, 1874), mais le fait le plus marquant est l'intervention coloniale française. Dès son avènement, Tú dúc applique au pays une politique d'isolement rigoureux, refusant tout contact, même commercial, avec le monde extérieur. Il se refuse à une modernisation des institutions politiques et de la vie économique. Il aggrave la politique antioccidentale de ses prédécesseurs et les persécutions contre les catholiques (les édits de 1848 et de 1851 ordonnent la mise à mort et le bannissement des prêtres vietnamiens). En 1858, l'exécution de missionnaires provoque une expédition répressive franco-espagnole. En 1859, les Français occupent Saigon que l'armée vietnamienne essaie de reprendre, ce qui entraîne une intervention française. En 1862, Tú dúc cède à la France, par le traité du 5 juin, les provinces orientales de Cochinchine, puis, en 1867, la Cochinchine occidentale. Il est forcé d'ouvrir Hanoi, Haiphong, Qui-nhon et le fleuve Rouge au commerce international. Ses reculs devant la France provoquent une révolte de lettrés et de […]
