5. L'émigration
Après un passage d'un mois dans le Berlin russe (du 11 juin au 31 juillet 1922), où elle retrouve son mari, Tsvétaïéva s'installe pour trois ans avec sa famille dans la banlieue de Prague. Ce sont peut-être les années les plus heureuses et les plus fécondes de sa vie d'adulte. Une bourse du gouvernement tchèque leur assure le minimum nécessaire ; les collines des environs de Prague permettent à Tsvétaïéva de se livrer à sa passion – la marche à pied. C'est aussi l'époque d'un amour fou qui donne naissance à ses chefs-d'œuvre, Le Poème de la montagne et Le Poème de la fin (1924), longs et puissants poèmes d'amour tragique.
À côté d'une pièce de théâtre, Ariadna (1924), inspirée par les mythes grecs, Tsvétaïéva compose une vaste satire lyrique contre les petits-bourgeois dans un style folklorique, Le Charmeur de rats (1925). Le 1er février 1925 naît son fils Guéorgui, dit Mour.
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