3. « L'Allemagne, berceau de mon âme »
Marina Tsvétaïéva passe un an et demi (1902-1903) dans une pension catholique à Lausanne ; elle écrit des vers en français. Puis elle est inscrite à l'automne 1904 dans une pension catholique à Fribourg (Forêt-Noire) ; elle écrit des vers en allemand. De l'Allemagne, pays de ses poètes préférés – Gœthe, Heine, Hölderlin –, Tsvétaïéva dira : « Ma passion, ma patrie, berceau de mon âme ».
Après la mort de sa mère (1906), elle est interne dans plusieurs écoles de Moscou et passe les étés dans la maison familiale de Taroussa (sur l'Oka).
Depuis l'âge de douze ans, Marina Tsvétaïéva voue à Napoléon un culte qui durera toute sa vie ; à seize ans (1908), elle entreprend, seule, un voyage à Paris, suit pendant un an des cours de littérature ancienne à la Sorbonne, mais surtout assiste à une représentation de L'Aiglon, joué par Sarah Bernhardt, événement pour elle capital. Elle habite alors... rue Bonaparte !
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