4. L'alerte et la prévention
Le premier système d'alerte pour les côtes du Pacifique a été installé en 1968 à Hawaii. Il est fondé sur l'analyse des ondes sismiques et sur l'observation des hauteurs d'eau. Les ondes sismiques se propageant beaucoup plus vite que les ondes hydrauliques, la détection rapide des premières peut servir à alerter de l'arrivée du tsunami. Sur ce principe, les données des réseaux sismiques sont utilisées pour localiser en temps réel le séisme, déterminer sa magnitude (son énergie) et évaluer si ce dernier peut entraîner un tsunami. Les hauteurs d'eau sont mesurées par des marégraphes installés sur les îles et les côtes du Pacifique. L'inconvénient de ces derniers est de mesurer un signal perturbé par la côte, déclenchant ainsi parfois de fausses alertes. Pour le pallier, des capteurs de pression sont posés sur le fond de l'océan, au large des îles Aléoutiennes et du Japon, afin de mesurer en temps réel l'amplitude du tsunami par plusieurs milliers de mètres de fond. Insensibles à la houle, ces capteurs sont capables de mesurer un tsunami inférieur au centimètre.
L'analyse des tsunamis montre que le nombre de victimes peut être fortement limité par des mesures de prévention. La plus efficace est bien sûr d'informer à temps les populations des zones côtières, mais, en l'absence de systèmes d'alerte, se réfugier sur des hauteurs dès les premières secousses sismiques sauve de nombreuses vies humaines. Ainsi, le tsunami du 12 juillet 1993 en mer du Japon, dont les vagues de 5 à 10 mètres de hauteur ont détruit des centaines d'habitations et de commerces sur l'île d'Okushiri, ne fit qu'un nombre limité de victimes. Le Japon, qui a subi plus de 170 tsunamis notables depuis 1895, est l'un des pays modèles en matière de prévention, en sensibilisant la population, en installant des systèmes d'alerte et en protégeant les rivages par la plantation d'arbres ou par la construction de digues.
Les tsunamis sont nettement moins fréquents dans l'océan Atlantique que dans l'océan Pacifique ou l'océ […]
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