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TROMPE-L'ŒIL

Maison du Labyrinthe, Pompéi

On pourrait dire que le trompe-l'œil est une représentation destinée à donner l'illusion de la réalité, si cette définition n'était également applicable à presque toutes les œuvres d'art de conception réaliste. Le trompe-l'œil naît quand la volonté de « tromper » l'emporte sur l'intention esthétique et incite l'artiste à utiliser tous les artifices techniques possibles, le premier étant l'intervention de la troisième dimension, d'une perspective qui fait « sortir » un ou plusieurs objets de la surface du panneau, de la toile, de la paroi lorsqu'il s'agit d'un décor mural.

L'histoire du trompe-l'œil commence, dans la légende, avec la grappe de raisin peinte par Zeuxis de façon tellement véridique que les oiseaux venaient la picorer ; dans les musées, elle commence avec les fresques de Pompéi figurant des loggias ouvertes sur des jardins, des portes entrebâillées où se profilent de fines silhouettes, et surtout des éléments d'architecture (colonnes, corniches, frontons) représentés en saillie dans la salle et « sortant » du mur. En mosaïque, l'exemple le plus surprenant de l'illusion calculée est le pavement sur lequel sont « tombés » les reliefs du repas, pelures de fruits, miettes, débris de toutes sortes. La peinture médiévale, essentiellement religieuse et édifiante, ne se préoccupe pas de ces jeux, qui réapparaissent à la Renaissance dans la peinture profane. Les recherches sur la perspective et l'expression de l'espace amènent tout naturellement certains artistes au tour de force illusionniste, qui triomphe tout d'abord dans la marqueterie, avec des ensembles comme le Studiolo d'Urbin, ou celui de Gubbio (conservé au Metropolitan Museum) : les livres, les armures, les instruments de musique s'entassent sur des tablettes ou dans des armoires entrouvertes. Dans la peinture murale, les exemples sont nombreux des effets de perspective ouvrant l'espace sur « l'extérieur » : il y a illusion, non pas trompe-l'œil à proprement parler ; celui-ci intervient lorsqu'un élément d […]

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… *Platon disait de la science qu'elle était fille de l'étonnement. Pour le peintre d'anamorphoses, elle devient la mère de l'illusion, à moins que, comme on va le voir, elle ne se charge obliquement de nous dire la vérité. « Maintes fois et avec non moins de plaisir que d'émerveillement, on regarde quelques-uns de ces tableaux ou cartes de… Lire la suite
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COPLEY JOHN SINGLETON (1738-1815)

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ENCADREMENT DES ŒUVRES, histoire de l'art occidental

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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Les arts plastiques

Écrit par :  François BRUNETÉric de CHASSEY UniversalisErik VERHAGEN

Dans le chapitre "Performances d'excentriques"  : …  Il en va de même, enfin, dans l'étonnante école américaine –  et surtout philadelphienne – du* trompe-l'œil en petit format, incarnée par William Harnett (1848-1892), John F. Peto (1854-1907) et John Haberle (1856-1933), qui peignirent, pour un public restreint d'amateurs, des dizaines de « panneaux », « tiroirs » et autres « souvenirs »… Lire la suite
IMITATION, esthétique

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Dans le chapitre "... à la rectification aristotélicienne"  : …  fait que les pigeons de l'anecdote antique picorent des raisins peints par Zeuxis ne prouve rien. Le*trompe-l'œil le plus admirable ne provoquerait jamais un tel comportement chez l'être humain. L'adage « l'art imite la nature » ne saurait signifier que l'art la copie. En indexant l'imitation sur le pouvoir de cognition et son aptitude à créer du… Lire la suite
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Maison du Labyrinthe, Pompéi La Corbeille de fruits, Caravage La Clé des champs, R. Magritte

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