Après une jeunesse errante et aventureuse qu'il a racontée — ou plutôt romancée — dans un récit curieux et attachant, Le Page disgracié (1642), Tristan l'Hermite entre vers 1621 au service de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, qu'il quittera vingt-cinq ans plus tard pour suivre le duc de Guise. Il mourra pauvre et désenchanté, regrettant ses années de vaine servitude.
Il fait représenter en 1636 une tragédie régulière, remarquable par la puissance dramatique et la majesté du ton, Marianne : le succès de cette pièce, dont l'héroïne est déjà cornélienne, balance celui du Cid joué la même année. D'autres pièces suivent : La Folie du Sage (1642), une tragi-comédie ; des tragédies où l'on retrouve la même simplicité, la même tension, la même noblesse, notamment La Mort de Sénèque (1644), La Mort de Crispe (1644 ou 1645), Osman (1645 ou 1646) ; une pastorale inspirée de Rotrou, Amarillis </ […]


