1. Auteur
Les premiers opéras de Wagner (Le Vaisseau fantôme, 1843 ; Tannhäuser, 1845) sont encore conventionnels mais, dès 1850, Lohengrin porte en germe le drame lyrique wagnérien. Wagner esquisse à partir de 1848 son Anneau du Nibelung, couramment appelé le «Ring» ou la «Tétralogie», dont la composition s'étalera jusqu'en 1874, période durant laquelle il écrit Tristan et Isolde et Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. En 1871, grâce au soutien de Louis II de Bavière, il entreprend de faire édifier l'architecture rêvée pour représenter ses œuvres, le théâtre de Bayreuth, inauguré en 1876 avec le cycle intégral de L'Anneau du Nibelung ; Parsifal y est créé en 1882.
2. Genre - Drame lyrique
Tristan marque la victoire du drame lyrique sur l'opéra traditionnel marqué par l'alternance de morceaux - airs, duos et ensembles -, souvent séparés par des récitatifs. Dans le drame lyrique, l'unité de construction cesse d'être ce morceau «clos» situé au sein d'une scène ; elle devient la scène elle-même, structurée par une sorte de déclamation dominant un discours orchestral dense et où le récitatif se confond avec l'air. Dans cette nouvelle conception, tout - texte, mise en scène, décor et musique - est subordonné aux impératifs du drame qui est représenté. L'orchestre devient un protagoniste à part entière.
3. Forme - Prélude d'opéra
Pour Wagner, le prélude symphonique n'est plus un cas particulier d'ouverture exposant les thèmes musicaux principaux de l'opéra. Dans ses ouvrages, il devient une sorte de résumé qui esquisse la trame dramatique tout entière à travers quelques thèmes, souvent très brefs ; il en présente l'atmosphère, expose la psychologie des protagonistes, fournit le dénouement. En cela, le prélude participe déjà de l'action. Sa forme la plus aboutie sera chez Wagner le prélude de L'Or du Rhin, qui résume en quelques minutes les treize heures de L'Anneau du Nibelung.
4. E […]
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