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TRINITÉ-ET-TOBAGO ou TRINIDAD ET TOBAGO

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3.   Une colonie expérimentale de la Couronne

  Un nouveau système esclavagiste (1797-1833)

Après une période d'occupation militaire marquée par le pouvoir dictatorial de Thomas Picton, un officier de l'état-major de Abercromby, un gouvernement civil s'établit en 1801 sous sa férule. Cependant, le second gouverneur Thomas Hislop, envoyé en 1804, dut faire face aux deux questions qui se posaient à la colonie : le choix d'un régime constitutionnel et le développement socio-économique. Pour comprendre les hésitations et la décision finale de Londres de soumettre la colonie aux ordres du Colonial Office plutôt que de permettre l'établissement d'un système législatif autour d'une assemblée élue comme dans les autres colonies, il faut noter la présence de colons très divisés. Planteurs français, espagnols et anglais – au nombre de 2 261 en 1802 – s'opposaient en effet par leurs cultures et leurs pratiques coloniales. Mais, surtout, le gouverneur britannique craignit de voir une assemblée contrôlée par les gens de couleur libres, plus nombreux que les Blancs (5 275 en 1802). En outre, il fallait compter avec la menace permanente que faisaient peser sur la colonie les Nègres esclaves dont le nombre augmentait avec la traite : ils étaient 19 709 en 1802, 25 717 en 1813. L'abolition de la traite en 1807 donna au pouvoir central un autre sujet de crainte : des assemblées de colons auraient cherché des moyens illégaux pour importer des esclaves. Finalement, le gouverneur assisté d'un conseil à caractère uniquement délibératif administra l'île comme en Guyane selon le système de la Crown Colony, qui devait s'imposer partout pendant le dernier tiers du xixe siècle.

Le peuplement et le développement de la colonie entraînèrent l'adoption de mesures gouvernementales portant sur le recrutement de la force de travail à l'étranger, sur le traitement des esclaves à la Trinité et sur la production sucrière. Les gouverneurs favorisèrent une immigration de colons blancs venant de Grande-Bretagne et […]

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Trinité et Tobago Trinité-et-Tobago : drapeau Maracas Beach (Trinité et Tobago)

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