L'uranium, de symbole U, a pour numéro atomique 92 (on note 92U). Le terme « transuraniens » désigne les éléments chimiques, tous radioactifs, de numéro atomique Z supérieur à 92, Z étant le nombre d'électrons autour du noyau de l'atome, ou celui des protons du noyau. Cette limite, toutefois, n'a pas de justification chimique, et il est préférable de parler d'actinides pour 89 ≤ Z ≤ 103, et de transactinides au-delà.
Vers 1930, le tableau de Mendeleïev (cf. éléments chimiques) comportait 88 éléments, et quatre cases vides (celles du technétium 43Tc, du francium 87Fr, de l'astate 85At et du prométhium 61Pm, radioactifs et découverts de 1937 à 1945), dont la position permettait de prévoir les propriétés des éléments manquants. Enrico Fermi a immédiatement compris que le neutron, découvert en 1932, serait l'outil privilégié de la synthèse de nouveaux éléments. Électriquement neutre, ce dernier n'est pas repoussé par la charge électrique d'un noyau « cible » : il peut le pénétrer, et former avec lui un noyau émetteur β— ; après cette émission, le numéro atomique du noyau final est supérieur d'une unité […]
Autres références
« TRANSURANIENS » est également traité dans :
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AMÉRICIUM
Auteur :
Monique PAGÈS
L'*américium (symbole Am) est un élément artificiel qui fait partie d'une série d'éléments lourds découverts depuis 1940, les transuraniens. Comme tous ces éléments, il possède de nombreux isotopes, tous radioactifs. Son numéro atomique, 95, le place, dans la classification périodique, après l'uranium…
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BERKÉLIUM
Auteurs :
Marc LEFORT, Monique PAGÈS
Le* berkélium (symbole Bk) est un élément chimique synthétique découvert en 1949. Son numéro atomique 97 le situe dans la classification périodique parmi les éléments dits « transuraniens » dont il est le cinquième membre, suivant immédiat du curium. La recherche d'éléments « transcuriens »…
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CALIFORNIUM
Auteurs :
Marc LEFORT, Monique PAGÈS
fois en 1950. Son numéro atomique 98 le situe dans la classification périodique parmi les éléments *transuraniens, après le curium et le berkélium. Après avoir préparé l'américium en provoquant la transmutation du plutonium par des neutrons, les chercheurs de Berkeley (Californie) obtinrent des quantités appréciables (quelques microgrammes)…
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CURIUM
Auteurs :
Marc LEFORT, Monique PAGÈS
Le* curium est un élément chimique artificiel dont le symbole est Cm et le numéro atomique 96. Il se situe, dans la classification périodique, parmi les éléments dits transuraniens. Son nom fut proposé en hommage aux savants français Pierre et Marie Curie. Glenn T. Seaborg, Ralph A. James et…
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ÉLÉMENTS CHIMIQUES
Auteurs :
René BIMBOT, Jacques GUILLERME
Dans le chapitre "Place des actinides" : …
homologues 4f, ce qui les rapproche également du comportement des électrons d.* La situation reste ainsi relativement confuse jusqu'à l'américium (Am), mais, à partir du curium (Cm), la présence de 6 électrons 5fstabilise cette sous-couche et la valence 3 apparaît dominante jusqu'au lawrencium (Lr). Pour marquer ce…
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Bibliographie
L. R. Morss, N. M. Edelstein, J. Fuger & J. J. Katz, The Chemistry of the Actinide and Transactinide Elements, 5 vol., Springer, Dordrecht, 3e éd. 2006
Nuclear Wallet Cards, J. K. Tuli et National nuclear data center dir., Brookhaven National Laboratory, New York, 7e éd., avril 2005 (http ://www.nndc.bnl.gov/wallet/wallet05.pdf), et mises à jour sur http ://www.nndc.bnl.gov/wallet/wccurrent.html
Y. Oganessian, « Heaviest nuclei from 48Ca-induced reactions », in Journal of Physics G : Nuclear and Particle Physics, vol. 34, n0 4, pp. R165-R242, avril 2007
G. T. Seaborg & W. D. Loveland, The Elements beyond Uranium, Wiley, New York, 1990.
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