Les comportements et les obligations des hommes les amènent à se déplacer selon deux choix fort différents : celui où ils sont responsables d'eux-mêmes dans un espace généralement public et ouvert (chemin, route, autoroute), en utilisant, selon le cas, un vélo, un deux roues motorisé, une voiture... ; celui où ils s'en remettent à des transports publics, urbains, ferroviaires, aériens ou maritimes. Dans ce dernier cas, ils considèrent aussi qu'ils remettent leur sécurité, moyennant les conditions du contrat ou du règlement de transport, entre les mains de l'entreprise de transport. Plus ou moins consciemment, les passagers en attendent, en termes de sécurité, une situation comparable à celle qui est assurée dans la vie quotidienne, au domicile ou au travail. Il est paradoxal de constater qu'une telle attente est loin d'être satisfaite dans le transport motorisé personnel sur un deux roues ou en voiture.
Après un examen de ces deux choix et de leurs différences seront abordées les notions de risque, de sécurité dans les transports publics et de sûreté, cette dernière permettant de prévenir les actes illicites.
1. Deux choix de transport nettement différenciés
• Le transport public
En s'en remettant à un transporteur public et encore plus s'il exerce en site propre, c'est-à-dire réservé à son usage, les indicateurs de sécurité sont comparables à ceux des industries les plus performantes (cf. infra), à tel point que l'habitant d'une grande ville a vraiment le sentiment d'être dans le moyen de transport comme chez lui. La probabilité d'y laisser sa vie est tellement faible qu'elle n'a pas vraiment de signification pratique : elle est de l'ordre de 0,05 milliardième par kilomètre parcouru, soit du milliardième (10—9) à chaque fois qu'un moyen de transport terrestre est utilisé, alors qu'au mieux le voyageur l'utilisera mille fois par an pendant cinquante à soixante ans.
Et, pourtant, la catastrophe arrive et marque tellement les esprits que les procès sont retentissants et que les pouvoi […]
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