2. La maîtrise des impacts des transports sur l'environnement
• Impacts des transports et politiques publiques
Les activités économiques courantes s'organisent, en économie libérale, par le jeu de l'offre et de la demande sur des marchés, à l'initiative des acteurs privés. Cependant, l'organisation des transports et en particulier la mise en place des infrastructures nécessaires ont été considérées de longue date comme une responsabilité de la puissance publique, dans son rôle de régulation de la vie collective : elle doit s'assurer que le réseau d'infrastructures de transport est efficace et permet le fonctionnement des activités économiques et de la vie sociale.
La théorie économique libérale confie, par ailleurs, à la puissance publique le soin de corriger les « défaillances de marché ». En matière de transport, les impacts environnementaux évoqués plus haut constituent bien, avant toute mesure préventive ou corrective, de telles défaillances : la dégradation du paysage ou de la biodiversité, les émissions de polluants locaux ou globaux sont des « externalités négatives » des transports, effets induits que le marché à lui seul ne régule pas, et que la puissance publique est donc légitime à corriger, à atténuer ou à compenser.
Elle dispose pour cela d'outils de nature diverse : la réglementation, qui va conduire à autoriser ou interdire l'implantation de certaines infrastructures dans certaines zones, à en réglementer l'usage ou à fixer des normes d'émissions maximales de rejets ; les incitations financières ou fiscales (péages, redevances et taxes) destinées à orienter la demande dans les directions jugées optimales ; le choix des investissements, beaucoup de grandes infrastructures étant en effet sous maîtrise d'ouvrage publique.
Ces outils pourront porter sur des champs d'action différents :
– l'offre de services de transport : pour un besoin de mobilité donné, la conception des réseaux d'infrastructures, la qualité des services offerts et la tarification pourront contribuer à […]
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