2. Toxines bactériennes protéiques
• Répertoire
Depuis le premier usage du terme dans les années 1880, de nombreuses toxines ont été caractérisées (plus de 300 au début du xxie siècle). Beaucoup de bactéries produisent simultanément, et souvent pour la même souche, plusieurs toxines pouvant parfois dépasser la dizaine (staphylocoques, clostridies), outre la production de nombreuses enzymes extracellulaires à potentiel pathogène.
La liste des toxines connues n'a cessé de s'étendre grâce aux progrès des techniques de culture, des méthodes de plus en plus fines de caractérisation des toxines (techniques sur des organes isolés, utilisation de nombreuses lignées de cellules eucaryotes en culture, tests physiologiques ou biochimiques d'une haute précision, etc.), de la découverte de nouvelles bactéries pathogènes chez l'homme (Legionella, Actinobacillus...), ou de nouveaux syndromes (par exemple le syndrome de choc toxique staphylococcique favorisé par les tampons vaginaux au cours de la menstruation), de l'étude de bactéries dont le rôle pathogène chez l'homme a été récemment mis en évidence (Clostridium difficile, Campylobacter jejuni, Helicobacter pylori, divers vibrions, Bacillus cereus...). De nouvelles toxines ont également été caractérisées chez des bactéries dites « opportunistes », habituellement saprophytes, mais qui provoquent des infections graves, parfois mortelles, chez des individus présentant des déficiences congénitales ou acquises (traitements immunosuppresseurs, corticothérapie, irradiation) de leurs défenses immunitaires ou chez des porteurs de certaines prothèses (valvules cardiaques, etc.).
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 26 pages…



