Botaniste français qui, malgré sa passion pour la botanique dès sa jeunesse, était destiné à la prêtrise ; Joseph Pitton de Tournefort entre au séminaire d'Aix, qu'il quitte en 1677. Il explore alors la flore de la Haute-Provence et commence à constituer un herbier qui, enrichi au cours de ses expéditions suivantes, est aujourd'hui conservé au Muséum national d'histoire naturelle. Il étudie la flore du Dauphiné, celle de la Savoie et, entré en 1679 à la faculté de médecine de Montpellier, il herborise aux environs de cette ville. En 1681, il explore les Pyrénées et la Catalogne, suivi par de nombreux élèves que sa réputation grandissante de savant naturaliste réunit autour de lui. Cette réputation est telle que, bien qu'il n'ait encore rien publié, Fagon, médecin de Louis XIV, lui cède sa chaire de professeur de botanique au Jardin du roi (1683). Il n'en termine pas moins son étude de la flore de l'Espagne, se rend au Portugal, puis en Angleterre et aux Pays-Bas (1686).
En 1694, il publie les trois volumes des Éléments de botanique ou Méthode pour connaître les plantes (qu'il traduira lui-même en latin en 1700 sous le titre Institutiones rei herbariae). En 1698, il est reçu, par Fagon, docteur en médecine de la faculté de Paris, avec une thèse An morborum curatio ad mechanicae leges referanda (Peut-on guérir les maladies par des moyens mécaniques ?). La même année, il publie une Histoire des plantes qui naissent aux environs de Paris. L'année suivante, ses leçons sont réunies sous le titre Schola botanica.
En 1700, Louis XIV le charge d'aller étudier la flore des pays du Levant, et, accompagné d'un habile dessinateur, il visite les îles grecques, Constantinople, les côtes de la mer Noire, l'Arménie, la Géorgie, va jusqu'au mont Ararat et revient par Smyrne ; la peste régnant en Égypte, il ne peut débarquer et rentre à Marseille en 1702, rapportant de très nombreuses et précieuses collections et observations concernant non seulement la botanique (dans son Corollarium institutiones rei herberia […]
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