Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

TOURBIÈRES

Page précédente Page suivante

2.  Formation des tourbières

  Les conditions

La formation de tourbe nécessite deux bilans excédentaires : celui de la matière organique, dont la production doit l'emporter sur la décomposition ; celui de l'eau, le sol, malgré l'évapotranspiration, devant rester engorgé. L'eau est en fait le facteur essentiel : elle permet la vie des hygrophytes turfigènes ; sa stagnation rend le milieu asphyxiant, d'où un effet sélectif sur les micro-organismes de la rhizosphère et le ralentissement marqué des processus biochimiques de décomposition ; enfin, elle atténue les variations thermiques et abaisse sans doute fortement les moyennes des saisons chaudes, au moins quand elle imprègne des sphaignes : il gèle régulièrement tout l'été dans les tourbières acides de plaine du Massif armoricain (J. Touffet), du Bray (B. Frileux), du Laonnois (F. Morand).

Le macroclimat est donc le facteur essentiel de la turbification : quand les précipitations l'emportent sur l'évapotranspiration, les tourbières apparaissent dès que la température permet l'établissement d'une végétation dense : il s'agit alors des tourbières ombrogènes, très acides et oligotrophes. Un faible déficit de pluviosité est localement compensé s'il existe des vallées marécageuses rassemblant les eaux : il se forme alors des tourbières topogènes ; selon la nature de leurs eaux, ces tourbières topogènes sont calcaires (eutrophes, pH ≥ 6,5) ou, plus rarement, mésotrophes (pH de 6,5 à 5,5), voire oligotrophes (pH de 5,5 à 4), quand les eaux sont pauvres en calcium.

 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 5 pages…Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« TOURBIÈRES » est également traité dans :

ALLEMAGNE (Géographie) - Aspects naturels et héritages

Écrit par :  François REITEL

Dans le chapitre "Les différents milieux à l'ouest de l'Elbe"  : …  (169 m) que le paysage naturel est le mieux conservé (parc naturel). Les Moore (*tourbières) correspondent aux régions basses, envahies par les sphaignes. Les tourbières les plus nombreuses se trouvent à l'ouest de la Weser. Le Bourtanger Moor est la plus grande, 1 400 kilomètres carrés, dont 1 000 kilomètres carrés en R.F.A. La… Lire la suite
DRENTHE

Écrit par :  Claude MOINDROT

… *L'une des onze provinces des Pays-Bas (2 680 km2) dans la partie nord-est du pays, la Drenthe est, avec 486 200 habitants en 2007, la moins densément peuplée de toutes (densité : 183 hab./km2) et la moins urbanisée. Le sol est particulièrement ingrat. Les glaciers quaternaires ont laissé des monticules de sables et de graviers… Lire la suite
PAYSAGE HISTOIRE DU

Écrit par :  Philippe LEVEAU

Dans le chapitre "Fondements d'une histoire du paysage"  : …  technicienne. À partir du xie siècle, les paysans s'intéressèrent au saltus des *tourbières pour en entreprendre la conquête agricole. Des fossés furent construits dans les tourbières, et ces dernières, asséchées, commencèrent à s'affaisser. On se mit alors à construire des digues, des barrages, des canaux, on créa des polders,… Lire la suite
PAYS-BAS

Écrit par :  Frédéric MAUROGuido PEETERSArnault SKORNICKI UniversalisChristian VANDERMOTTEN

Dans le chapitre " Géographie"  : …  fluviatiles. On trouve également, dans ces parties les plus basses du pays, de vastes dépôts de *tourbe, recouvrant des alluvions marines, en particulier en Hollande et en Frise ; ces tourbières basses, humides, s'opposent aux tourbières sèches que l'on rencontre de-ci de-là dans l'est du pays. Cette zone basse occidentale est séparée de la mer… Lire la suite
SEL

Écrit par :  Jean Claude HOCQUET

Dans le chapitre "Des techniques traditionnelles variées"  : …  e siècle en Normandie et jusqu'en 1953 au Japon sur les rivages de la mer Intérieure. Dans *la tourbe salée du littoral, en Zélande ou sur les rivages de la Frise et les côtes orientales de l'Angleterre, on découpait des briquettes à brûler, pour en recueillir la cendre, dissoudre et filtrer le sel qu'elle contenait, chauffer la saumure… Lire la suite

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Tourbe de l'Alleröd : vitesse d'épaississement Tourbière ombrogène Évolution de deux séries turficoles Tourbe de l'Alleröd : vitesse d'épaississement Formation détritique

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média