3. Les processus de la croissance contemporaine
La ville a été promue, en 1964, « métropole d'équilibre » par l'État, désireux de mieux répartir la croissance économique entre Paris et une province que l'on se proposait d'organiser autour de quelques grandes agglomérations.
L'urbanisation connaît alors un vif essor, avec l'installation de nombreux rapatriés d'Algérie et le projet d'une ville nouvelle au Mirail, conçue pour 100 000 habitants, sur le territoire même de la commune de Toulouse. Les crédits publics affluent, permettant de doter l'agglomération de grands équipements (universités, laboratoires de recherche, centre hospitalier...), d'administrations déconcentrées de l'État, dont la compétence s'étend sur l'ensemble du territoire constitué par la nouvelle région Midi-Pyrénées. Dans le même temps, pour renforcer son potentiel aéronautique, la ville accueille des établissements publics décentralisés : deux grandes écoles d'aéronautique (École nationale de l'aviation civile, Sup Aéro), le Centre national d'études spatiales, puis les services de la Météorologie nationale...
Une telle accumulation d'équipements et de matière grise a constitué peu à peu un potentiel attractif pour d'autres activités qui ont contribué à une croissance soutenue à partir des années 1970, malgré une conjoncture économique générale morose. Les succès des programmes européens, qu'il s'agisse de l'aéronautique (Airbus) ou de l'espace (Ariane), ont entraîné dans leur sillage un dense tissu de petites et moyennes entreprises associant de plus en plus étroitement enseignement supérieur, recherche scientifique et hautes technologies, selon un processus que l'on a qualifié de technopolitain.
Cela s'est concrétisé par de nouvelles zones d'activités, souvent aménagées par les collectivités territoriales. Tel est le cas au nord-ouest, autour de la zone aéroportuaire, sur les communes de Toulouse, Colomiers et Blagnac, dont l'extension récente, AéroConstellation, a mobilisé les énergies pour accueillir, en 200 […]
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