Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

TOPONYMIE

Page précédente Page suivante

3.  Stratigraphie de la toponymie française

Les xixe et xxe siècles ne produisent que peu de nouveaux toponymes ; les noms des communes sont officialisés (seule la période révolutionnaire a été l'occasion de multiples changements, éphémères pour la plupart) ; les noms de lieux-dits sont en régression. Ce n'est guère que dans les noms de rues, dans ceux des domaines et des villas qu'il est possible, et souvent regrettable, de laisser libre cours aux fantaisies créatrices. Un problème tout récent est celui des fusions de communes, qui donnent lieu parfois à des solutions toponymiques arbitraires.

Beaucoup des formations toponymiques de l'époque « romane » (xie-xvie s.) sont encore intelligibles, mais il faut très souvent recourir aux vocabulaires dialectaux pour en percevoir le sens. Localement, elles avaient une signification claire et valeur d'appellatifs, c'est pourquoi nombre d'entre elles sont précédées de l'article. Elles sont infiniment variées et s'attachent à décrire : le relief (Le Puy) ; l'eau, courante ou stagnante (Noirpalu), fontaines et sources (Bonnefont) ; le sol, terres pierreuses (La Gravelle), argileuses (Marnières), sableuses (Airaines) ; la végétation, arbres (Le Saussoy, Le Teil) et forêts (Pleine-Selve), landes et friches (L'Herm) ; la faune (Tesnière), l'élevage (Vacheresse) ; les défrichements (Essarts, Noailles, Usclades, Tronches) et les cultures (Chennevières ou Cannebières, Panissières, Ségalas), les prés et pâtures ; les constructions (Mesnil, Chazelles, formations du type Chez-X), établissements religieux (Grisolles, Moustiers), fortifiés (Rochefort) ; les voies de communication, carrefours (Carrouges), péages, gués, etc. Enfin, de nombreuses localités sont désignées d'un nom de saint (Saint-Chély, Dommartin), souvent d'après la titulature de l'église paroissiale.

À la suite des grandes invasions des ve et vie siècles, la toponymie a été marquée d'un apport germanique dans ses éléments constitutifs : mots du vocabulaire géographique (Bures), mais surto […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« TOPONYMIE » est également traité dans :

AMÉNAGEMENT LINGUISTIQUE

Écrit par :  Loïc DEPECKER

Dans le chapitre "Modalités de l'aménagement linguistique"  : …  le catalan, ou au Québec pour le français. En ce qui concerne les noms propres, la question des *noms de lieux ou toponymes est particulièrement vive. Car nommer un lieu est un geste éminemment politique, la langue semblant rendre propriétaire de l'objet désigné. Il peut en résulter des conflits endémiques dans des pays ou des régions où… Lire la suite
GALLO-ROMAINE RELIGION

Écrit par :  Christian-J. GUYONVARC'H

… *Les documents directs que nous ont laissés les Celtes (et donc les Gaulois) antérieurement à la conquête romaine sont archéologiques et relèvent de la protohistoire. Ils excluent également les témoignages littéraires et la sculpture monumentale. La civilisation matérielle des Celtes a été à l'origine une civilisation du bois et du métal, fer et… Lire la suite
LUG(US), irl. LUG

Écrit par :  Christian-J. GUYONVARC'H

… *Désignant l'équivalent de Mercure dans le schéma religieux de César, le théonyme gaulois Lug(us) est attesté : par le toponyme latinisé Lugu-dunum (« forteresse de Lugus »), dont on connaît une quinzaine d'exemplaires — les principaux sont Lyon (Rhône), Laon (Aisne), Laudun (Gard), Loudun (Vienne), Loudon (Sarthe), Leiden (Pays-Bas) ; par… Lire la suite
LUNE

Écrit par :  Pierre THOMAS

Dans le chapitre " Cartographie et toponymie"  : …  nouveau système a permis de calculer les coordonnées absolues de toutes les autres formations. La *toponymie lunaire a plusieurs origines. Celle de la face visible date du xviie siècle et est due en partie à Johannes Hevelius et surtout à Giambattista Riccioli et Francesco Maria Grimaldi. Ces astronomes ont donné aux mers des… Lire la suite
PAYSAGE HISTOIRE DU

Écrit par :  Philippe LEVEAU

Dans le chapitre "Comment écrit-on l'histoire du paysage ?"  : …  particulière au dialogue que peuvent avoir les naturalistes avec les toponymistes. L'usage de la *toponymie pour l'étude du peuplement et de l'appropriation de la terre est assez bien connue. L'histoire du paysage fait appel à la microtoponymie dans la mesure où un toponyme peut révéler des modifications récentes de la surface du terrain, de la… Lire la suite

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média