Dirigeant des syndicats soviétiques dans les années vingt, une des figures éminentes du « bloc de droite », aux côtés de Boukharine et de Rykov, Tomski appartient à la vieille garde bolchevique éliminée par Staline. Ayant adhéré au mouvement social-démocrate en 1904, militant ouvrier, Tomski se consacre avant tout à la création des syndicats en Russie : en 1905, celui des métallurgistes à Revel, et celui des graveurs et chrono-lithographes à Saint-Pétersbourg en 1906. Il est délégué au Ve Congrès du P.O.S.D.R. à Londres en 1907 ; il milite ensuite en Russie dans la clandestinité. Bolchevik alors qu'il appartient à la profession des typographes, dont le syndicat est l'une des citadelles du menchevisme, Tomski se situe et se situera pendant toute sa carrière politique à la droite de son parti. Arrêté, emprisonné, déporté, il est libéré par la révolution de février 1917. Président des syndicats panrusses à partir de 1917, il est élu au comité central en 1919 et au bureau politique en 1922. Relevé de ses fonctions à la tête des syndicats en 1921 pour avoir réclamé leur autonomie, il y est réintégré en 1922 après avoir fait son autocritique. L'un des organisateurs de l'Int […]
