La tomodensitométrie (T.D.M.), ou scanographie, est une image numérique représentant des coefficients d'atténuation du rayonnement obtenus au niveau de tissus mous, explorés selon un plan de coupe déterminé. Elle permet de visualiser ces tissus mous après traitement des données au moyen d'un ordinateur. Le premier prototype industriel fut réalisé par G. N. Hounsfield, ingénieur de la firme E.M.I., en 1968 : « A Method and apparatus for examination of a body by radiation such as X or gamma-radiation » (brevet en 1972), et couronnée par un prix Nobel en 1979. Alors qu'un faisceau de rayons X conventionnel traversant une structure anatomique projette sur une plaque radiographique les ombres des organes traversés en les confondant, le principe du tomodensitomètre – également appelé scanographe, scanneur, scanner X ou, le plus couramment, scanner – est de choisir un plan de coupe axial transverse à l'exclusion des autres, d'effectuer de multiples projections sous différents angles afin de connaître les facteurs tissulaires d'atténuation contributifs à l'image radiologique et afin de les numériser, ce qui est un avantage sur l'examen radiologique traditionnel qualitatif. Pendant cet examen, le foyer du tube à rayons X décrit autour du patient une trajectoire qui peut être plus ou moins complexe, d'où les variantes dans l'appareillage.
1. Principe
Les rayons X polychromatiques filtrés des basses énergies sont atténués par les milieux biologiques suivant une loi exponentielle tenant compte de l'absorption photo-électrique et de la diffusion par effet Compton. Soit I0 le flux incident de rayons X (fig. 1) pénétrant suivant l'axe x un milieu hétérogène de coefficient d'atténuation μ(x), et Ik le flux émergent, nous avons la relation :

En discrétisant l'information nous avons la relation :

En déplaçant d'un pas égal le pinceau de rayons X un certain nombre de fois (k, par exemple), on définit un profil de projection
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