Les débuts de la vie politique du Togo, indépendant depuis 1960, ont été marqués par des rivalités ethniques et frontalières héritées des affrontements des puissances européennes en Afrique de l'Ouest, sur fond de forte diversité historique et culturelle. Depuis la prise du pouvoir par les militaires en 1967, le pays connaît un régime autoritaire dont l'issue démocratique peine à voir le jour.
Sous la direction du général Gnassingbé Eyadéma de 1967 à 2005, le Togo n'en est pas moins devenu une entité nationale. Il a occupé d'abord, au sein des nations africaines, une place que sa petite taille ne laisse pas soupçonner, mais s'est enfoncé depuis le début des années 1990 dans une crise politique et économique résultant de la captation du pouvoir par l'oligarchie militaire et familiale du général Eyadéma. Le Togo fait partie des pays les moins avancés, malgré une relative autosuffisance alimentaire permise par la production agricole vivrière, assortie de cultures d'exportation et de produits d'extraction minière. Les difficultés de cette économie structurellement déficitaire ont souvent ouvert la voie aux explosions populaires, réprimées de manière brutale. En dépit des tentatives de coup d'État, des tourmentes qui ont accompagné la tenue d'une conférence nationale en 1991, de réélections toujours contestées du leader politique et de sanctions économiques exercées par l'Union européenne depuis 1993, la stabilité du régime a permis le maintien des investissements étrangers et du commerce extérieur, la France restant le principal partenaire du Togo. La prise du pouvoir par Faure Gnassingbé Eyadéma, à la mort de son père en 2005, a semblé un temps sonner le glas de cette période. Bien que le nouveau président ait été reconnu par les instances internationales à l'issue d'élections violemment désavouées à l'intérieur du pays, des évolutions politiques sont attendues dans la continuité de celles qui avaient été amorcées vers le multipartisme et la libération de la presse à la fin des années 1980.
1. Géographie
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