À la suite de violentes manifestations survenues en mars et avril 1991, le général Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis 1967, est contraint de réunir une Conférence nationale qui, le 26 août, élit Premier ministre l'avocat Joseph Kokou Koffigoh, président de la Ligue togolaise des droits de l'homme : le pays se dote alors d'une Loi fondamentale, prévoyant un régime semi-présidentiel, et d'un organe législatif de transition, le Haut Conseil de la République (H.C.R.). Mais, dès le mois de décembre, un coup de force militaire et l'appui insuffisant de la France contraignent Joseph Kokou Koffigoh à ralentir la mise en œuvre du processus de démocratisation.
En février 1993, des troubles provoquent un véritable exode de Lomé, la capitale. La formation d'un gouvernement de crise par Gnassingbé Eyadéma et Joseph Kokou Koffigoh est dénoncée comme un coup d'État constitutionnel par leH.C.R. En août, Gnassingbé Eyadéma est réélu président avec 94,6p. 100 des voix (l'opposition ayant appelé au boycottage, la participation n'est que de 36p. 100).
Le 5 janvier 1994, le président Eyadéma est la cible d'une tentative de coup d'État lancée à partir du Ghana. Le 11, les dirigeants de […]
