Le 4 mars 2010, le président Faure Gnassingbé est réélu à la tête du Togo avec près de 61 p. 100 des suffrages, tandis que son principal rival, Jean-Pierre Fabre, de l'Union des forces de changement (U.F.C., opposition), obtient 34 p. 100 des voix. Le 27 mai, le Premier ministre Gilbert Houngbo forme un gouvernement composé de trente et un membres, dont sept issus de l'U.F.C., dont le leader historique de l'opposition Gilchrist Olympio. Cette participation de l'opposition au gouvernement provoque une scission au sein de l'U.F.C., de nombreux partisans de Jean-Pierre Fabre étant déterminés à en exclure Gilchrist Olympio. Le 10 août, les forces de police tentent en vain d'empêcher la faction dissidente de tenir un congrès. Gilchrist Olympio lance, le 28 septembre, un appel à l'unité et à la réconciliation, mais Jean-Pierre Fabre annonce le mois suivant la création d'une nouvelle formation, l'Alliance nationale pour le changement, qui assure avoir le soutien de la majorité des députés de l'U.F.C.
Le 8 janvier, alors que l'équipe nationale de football traverse l'enclave angolaise du Cabinda pour aller disputer la Coupe d'Afrique des nations, les séparatistes locaux tirent à la mitraillette sur le car, faisant trois morts et plusieurs blessés.
Malgré les réformes commerciales mises en œuvre et les privatisations, l'économie togolaise n'enregistre qu'une croissance modeste de 3,4 p. 100 au cours de l'année. Le Premier ministre prévoit toutefois que l'arrivée de nouveaux investissements permettra d'atteindre une croissance annuelle de 7 p. 100 à l'horizon de 2015.
Nancy Ellen LAWLER
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