La course à la présidentielle de 2010 démarre dès le début de l'année 2009. Le 29 janvier, les deux principaux partis d'opposition, l'Union des forces de changement (U.F.C.) de Gilchrist Olympio et le Comité d'action pour le renouveau (C.A.R.) de Yawovi Agboyibo, annoncent en effet leur ralliement derrière un candidat unique. Ils décident également de boycotter le vote du projet de réforme du Code électoral. La loi est cependant adoptée par l'Assemblée nationale et ratifiée le 30 juin par le président. Le 21 août, les députés de tous les partis approuvent à l'unanimité un projet de loi définissant les critères d'éligibilité pour ce scrutin, stipulant notamment que tous les candidats à la présidence doivent être en règle avec les autorités fiscales et avoir renoncé à toute nationalité autre que celle du Togo.
L'ancien ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé, le frère du président Faure Gnassingbé, est arrêté le 15 avril alors qu'il tente de trouver refuge dans l'ambassade des États-Unis. Il est accusé d'avoir préparé un coup d'État avec plusieurs officiers supérieurs. Deux jours plus tard, les forces de l'ordre invitent la population à aller voir les armes qui auraient été trouvées au domicile de Kpatcha Gnassingbé. La police annonce le 1er mai qu'elle a incarcéré dix civils ainsi qu'un autre frère du président Gnassingbé, Essolizam, pour complicité dans le complot. Le 28 mai, le chef de l'État déclare qu'il va mettre en place une Commission de vérité, de justice et de réconciliation chargée d'enquêter sur la violence qui frappe le pays depuis la mort du président Gnassingbé Eyadéma en 2005.
Le 23 juin, l'Assemblée nationale abolit la peine de mort. Le Togo est le quinzième État de l'Union africaine à prendre cette décision.
Nancy Ellen LAWLER
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