Le pourcentage d'or ou d'argent contenu dans un alliage officiel est appelé « titre ». En France, sous l'Ancien Régime et jusqu'à la loi du 19 brumaire an VI (1797), il n'y avait qu'un seul titre pour l'or ainsi que pour l'argent. « Nul orfèvre ne peut ouvrer à Paris d'argent que ne soit aussi bon qu'esterling, ou meilleur », telle était l'obligation du règlement assez vague du prévôt de Paris, Étienne Boileau, vers 1260. Un esterling était pour l'argent un titre unique de onze deniers, ce qui correspond dans les unités actuelles à 917 millièmes de métal pur. Pour l'or, le titre unique était de 19 carats un quint, c'est-à-dire 800 millièmes de métal pur. Un poinçon unique pour l'argent et un autre pour l'or attestaient officiellement du titre du métal ; l'or « rouge » allie l'or au cuivre pur, l'or « jaune contient » du cuivre et de l'argent, l'or et l'argent sont en parties égales dans l'or blanc.
Depuis la loi de Brumaire, le poinçon de titre remplace le poinçon de communauté ; il existe deux titres pour l'argent, le premier à 950 millièmes et le second à 800 millièmes de métal pur. Pour l'or, trois titres dont le premier correspond à 22 carats, c'est-à-dire 920 millième […]
