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TISSUS VÉGÉTAUX

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5.  Tissus secondaires

Les zones génératrices des Dicotylédones et des Gymnospermes sont au nombre de deux : le cambium libéro-ligneux et le phellogène ou cambium subéro-phellodermique. Chacune initie un tissu sur sa face interne et un autre sur sa face externe, soit un total de quatre tissus secondaires, comme indiqué sur le tableau.

Le bois et le liber sont en continuité avec le xylème et le phloème primaires. Lorsque le cambium libéro-ligneux fonctionne plusieurs années (ce qui est bien entendu exclu dans le cas des espèces annuelles, au port franchement « herbacé » dans le cas habituel), des cernes concentriques de bois élargissent tiges et racines de façon considérable. Dans le cas des plantes vivaces, sauf les Monocotylédones, la tige et la racine renferment donc des cercles concentriques de bois. Ce bois est un matériau massif, très lignifié, qui comporte deux systèmes croisés : un système vertical intervenant dans la conduction ascendante et le soutien ; un système radial réalisant les transferts horizontaux et le stockage des réserves. Le liber assure le relais du phloème primaire pour le transport à longue distance des molécules organiques. Il est souvent pourvu de fibres disposées en bandes concentriques qui lui donnent l'aspect feuilleté que son nom indique (du lat. liber : livre).

L'accumulation des cernes concentriques de bois va bouleverser toute la structure primaire d'origine. Les tissus périphériques, de plus en plus étirés, finissent par se nécroser puis se déchirer et s'exfolier. Ils sont remplacés par un revêtement secondaire, le périderme. Le phellogène a les caractères d'un parenchyme ; plus typique est le suber, ou liège. Il est constitué de files de cellules qui construisent une paroi stratifiée faite de l'alternance de polysaccharides, de polyphénols proches de ceux des lignines et de nappes hydrophobes de lipides, proches de ceux de la cuticule épidermique (groupement d'acides gras et d'hydroxyacides à longues chaînes hydrocarbonées). Le protoplasme dégénère rapidement, et les cavités cellulaires se remplissent d'air. À maturité, le suber est un tissu souple, léger, résistant et isolant.

Localement, du liège se forme également à la surface de régions endommagées à la suite de blessures, de déchirures ou de la chute des feuilles (liège de cicatrisation).

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Écrit par :  Pierre DEJOURSAlexis MOYSE

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SÈVES

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Écrit par :  Yves FRANÇOISArmand de RICQLÈS Universalis

Dans le chapitre "Squelettes intracellulaires ou péricellulaires des protozoaires et des végétaux"  : …  doivent leur rigidité à la combinaison d'un « squelette hydraulique » et d'un squelette dur. *Le premier est constitué par les cellules végétales elles-mêmes. Dans les conditions normales de température et d'humidité, les vacuoles du cytoplasme sont pleines d'eau et exercent une pression dite de turgescence sur la membrane cellulaire ; cette… Lire la suite
SUBER

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TIGE, botanique

Écrit par :  Delphine CARTIERDidier LAVERGNE

Dans le chapitre "La croissance en épaisseur"  : …  issues de méristèmes primaires. La croissance en épaisseur se réalise par un accroissement des *tissus primaires, sans qu'il y ait adjonction de nouveaux tissus. Les Gymnospersmes et les Angiospermes dicotylédones présentent une croissance en épaisseur résultant de la formation de tissus secondaires différenciés à partir de cellules provenant… Lire la suite
TUMEURS ET GALLES VÉGÉTALES

Écrit par :  Jean ROUSSAUX

…  la croissance et la morphogenèse : ce sont les galles –  encore appelées cécidies – et les tumeurs. *Il s'agit soit de nodules ou de proliférations tissulaires anarchiques provoquées par des champignons, des bactéries, des virus ou des facteurs génétiques, soit de formations hautement organisées dans le cas des galles dues à des arthropodes. Bien… Lire la suite
TURGESCENCE

Écrit par :  Jacques DAUTA

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XÉROPHYTES

Écrit par :  Jacques DAUTA

… *On appelle xérophytes les plantes (dites xérophiles) qui vivent dans des habitats classés comme secs, soit par le substrat, soit par l'atmosphère, soit par l'ensemble des deux. On connaît l'importance vitale de l'eau pour les plantes. Comme chez tout être vivant, l'eau prend part à la structure du cytoplasme et, donc, à l'organisation cellulaire ;… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Cellules végétales (illustration de 1665) Repérage par vert d'iode des tissus lignifiés Collenchyme : histogenèse Différenciation Phloème Cellule criblée et percement d'un crible Tissus secondaires Formations secondaires

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