3. Développement et sénescence
Le développement du tissu conjonctif à partir du mésenchyme embryonnaire et sa sénescence au cours des années constituent un chapitre fondamental de la physiologie du développement.
Pendant les premiers stades du développement, la substance fondamentale est un milieu visqueux et épais, pauvre en fibrilles. Ses variations dominent le développement conjonctif. Les changements du collagène, métaboliquement inerte, ne jouent qu'un rôle réduit dans cette évolution. Les modifications les plus appréciables sont celles de la teneur en eau. Élevée chez les nouveau-nés et les jeunes enfants, elle diminue avec les années. Chez le vieillard, les tissus conjonctifs sont secs et peu élastiques.
Au cours de son évolution, le tissu conjonctif subit à un haut degré l'influence des diverses hormones, celle de la cortisone et des corticoïdes, des hormones hypophysaires et des hormones génitales. Ces influences très complexes sont d'une grande importance en médecine clinique mais beaucoup de leurs mécanismes restent encore inconnus. Les vitamines jouent aussi un grand rôle dans le développement et le fonctionnement des tissus conjonctifs, spécialement les vitamines A et C (acide ascorbique). Leur action paraît s'exercer sur la substance fondamentale.
Depuis un certain nombre d'années, on s'aperçoit de l'importance capitale de facteurs génétiques dans la formation, le développement et le comportement des tissus conjonctifs. Ces facteurs génétiques influencent surtout le fonctionnement de la substance fondamentale et de ses mucopolysaccharides. Les réactions conjonctives de chaque individu sont liées en grande partie à son hérédité.
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