En mars 2010, un tribunal du Timor oriental reconnaît la culpabilité de vingt-trois personnes poursuivies dans le cadre des tentatives d'homicide perpétrées en février 2008 contre le président José Ramos-Horta et le Premier ministre Xanana Gusmao. Un mois plus tôt, le pays se dotait de son premier commissaire chargé de la lutte contre la corruption, Adérito Soares. Sa nomination est intervenue après que Gusmao a été accusé d'avoir bloqué les enquêtes concernant plusieurs hauts fonctionnaires. En juillet, le chef du gouvernement australien Julia Gillard propose de construire au Timor oriental un centre de rétention pour dissuader les demandeurs d'asile de gagner l'Australie. Le Conseil des ministres timorais reporte la discussion sur le sujet jusqu'à la prochaine conférence ministérielle du « processus de Bali », qui réunit des pays de l'Asie et du Pacifique et vise à combattre la traite des êtres humains.
Le gouvernement timorais a annoncé à la fin de l'année 2009 qu'il envisageait de promouvoir le tourisme sur des sites emblématiques des vingt-cinq années de lutte pour l'indépendance vis-à-vis de l'Indonésie. Pendant ce temps, le désaccord persiste sur les projets d'exploitation des gisements gaziers et pétroliers offshore de Greater Sunrise, dont les bénéfices devraient être divisés à parts égales entre le Timor oriental et l'Australie. En janvier, le Timor oriental rejette la proposition de gazoduc formulée par la société australienne Woodside Petroleum, car elle ne prévoit pas d'acheminer le gaz naturel jusqu'à la côte timoraise en vue de sa transformation. À la fin du mois de septembre, la compagnie énergétique accepte cependant d'envisager cette possibilité.
Janet MOREDOCK
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