Né le 17 juin 1929 à Tbilissi, en Union soviétique (aujourd’hui en Géorgie), de parents arméniens, Tigran Vartanovitch Petrossian est inscrit à huit ans à la section échecs du palais des Pionniers. Petrossian ne fut pas un enfant prodige mais un joueur doué qui battit à treize ans Flohr en simultanée. Il comprit rapidement qu'il progresserait au contact des forts joueurs. En 1946, il s'éloigna d'Ebralidze, bon joueur positionnel, pour s'installer avec sa famille à Erivan, où résidait le compositeur échiquéen Genrikh Kasparian, dont l'influence se connaîtra dans la perfection manifestée par Petrossian en finale, ce qui lui vaudra le surnom de « Capablanca soviétique ». Il obtint le titre de maître à Moscou, où il vécut un peu plus tard. « Je crois uniquement dans un jeu logique », affirma souvent Petrossian. Son style de jeu se forma durant les années 1945-1949, où cette « logique » lui apparut à la lecture de l'œuvre de Nimzowitsch qui traitait les thèmes de la prophylaxie, du blocage... Si Petrossian dut vendre ses livres, jamais il ne se sépara de Nimzowitsch et de L'Art du sacrifice aux échecsde Spielmann. Durant cette période, le décès de ses parents l'obligea à tr […]
