2. Croissance
D'une manière générale la longueur des tiges augmente plus rapidement que leur diamètre.
• La croissance en longueur
Elle se fait en deux temps : d'une part grâce à l'activité du point végétatif qui termine la tige, à l'intérieur du bourgeon, permettant ainsi par multiplication de cellules méristématiques primaires la mise en place de nœuds avec ébauches foliaires et d'entre-nœuds, d'autre part grâce à l'allongement des entre-nœuds du fait d'une élongation cellulaire déterminant une croissance qualifiée d'intercalaire.
La croissance en longueur est très variable d'une espèce à l'autre (pins : 30 cm/an, bambou : 60 cm/jour). Elle est le plus fréquemment indéfinie, les tiges conservant alors la possibilité de croître pendant toute leur vie, du moins pendant les périodes d'activité. Elle n'est pas égale sur toutes les génératrices de la tige. En effet, les zones de croissance maximum se déplacent régulièrement autour de la tige, si bien que l'extrémité supérieure de celle-ci décrit un mouvement de circumnutation dont le sens dépend de l'espèce. C'est lui qui permet aux plantes volubiles d'entrer en contact avec un support (cf. croissance [biologie], chap. 5).
L'orientation des tiges en croissance est sous la dépendance de la pesanteur. Ainsi, on oppose souvent le géotropisme négatif de la tige au géotropisme positif de la racine. En fait, le comportement de ces organes est beaucoup plus complexe, et s'il existe des tiges orthotropes, c'est-à-dire verticales, d'autres, plus ou moins indifférentes à la pesanteur (diagéotropisme), sont plagiotropes, c'est-à-dire obliques ou horizontales. Il faut remarquer que, au cours de la vie d'une plante, ces divers géotropismes ne sont pas forcément constants pour un même rameau. Par exemple, une jeune pousse de pin présente un orthogéotropisme négatif au moment de sa mise en place, puis elle s'infléchit pour s'aligner avec la branche oblique qui lui a donné naissance.
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