Confrérie musulmane fondée par Aḥmad b. Muḥammad b. al-Mukhtār b. Sālim al-Tidjānī, né près de Laghouat en 1737, mort en 1815. Elle est considérée comme une branche des Khalwatiyya, que son fondateur avait connus en Égypte. La doctrine d'al-Tidjānī est exposée par son disciple ‘Alī Harāzim, dans son livre : Djawāhir al-ma‘ānī (Les Joyaux des idées). Al-Tidjānī voyage beaucoup, mais Fez reste le centre de son activité. Le plus jeune de ses fils oriente l'action de propagande vers le Sahara et le Soudan. Les chefs de la confrérie refusent de s'engager dans la guerre sainte au moment de l'invasion française de l'Algérie. En 1836, ils répondent à ‘Abd al-Qādir (Abd-el-Kader) que le but de leur confrérie est la vie dans le recueillement. Ils continuent à avoir de bons rapports avec les autorités françaises. Cette confrérie s'est tout particulièrement répandue dans l'Afrique noire et s'est propagée par al-Ḥādjdj ‘Umar jusqu'en Guinée. Elle reste florissante en particulier au Sénégal, où le souvenir d'al-Ḥādjdj Malik Si, qui a travaillé à l'y installer, est encore bien vivant.
Roger ARNALDEZ
Retour en haut



