Contraction musculaire brusque, involontaire mais consciente, le tic affecte d'un mouvement rapide et répété un endroit précis du corps, peu susceptible de changement. Il se manifeste à l'état de veille et, le plus souvent, chez des individus émotifs, avec une tendance à s'exacerber lorsque s'accroissent les difficultés. Clignement des yeux, agitation de la lèvre, reniflements, gloussements, haussement d'épaule, hochement de la tête, arrachage des cheveux, grattement frénétique, coups de pieds constituent autant de gestes qui sont apparemment dénués de signification et qui pourtant répondent à des mobiles dont l'interprétation varie selon les individus.
Décrits par J. M. Charcot, G. Gilles de La Tourette, Brissaud, De Meige, Feindel, les tics ont suivi dans leurs explications les changements d'orientation de l'histoire médicale. Leur classification parmi les troubles psychomoteurs prévaut d'abord, jusqu'à ce qu'en 1923 Bernadou critique De Meige et Feindel et défende l'origine organique des tics. L'influence de la psychanalyse aura raison des traitements qui les rattachent systématiquement à la dégénérescence mentale et aux lésions d'organes. Pour Édith Laszo, « le tic est […]
