3. Traitement
L'embolie pulmonaire appelle à pratiquer un examen radiographique des poumons ou, mieux, une tomodensitométrie (scanner hélicoïdal) qui permet d'instituer un traitement adéquat tenant compte par ailleurs de la réaction fibronolytique physiologique (présence de (D-dimères). Du fait qu'une thrombose veineuse est liée à une formation de prothrombinase active importante associée souvent à un défaut de libération d'un activateur de la fibrinolyse, il est logique d'instituer, dans ces cas, le traitement anticoagulant traditionnel, fait d'héparine (de préférence H.B.P.M. c'est-à-dire héparine de bas poids moléculaire) sauf chez les insuffisants rénaux et d'antivitamines K. Le recours aux fibrinolytiques peut être indiqué chez des sujets en état de choc. Des interventions chirurgicales sont éventuellement à envisager.
Lorsqu'une thrombose artérielle se constitue, un traitement fibrinolytique par streptokinase ou urokinase peut être tenté en milieu hospitalier spécialisé. Dans les cas où l'on redoute qu'un tel thrombus se constitue à bref délai, les inhibiteurs de l'adhésion et de l'agrégation plaquettaire trouvent leur indication. Ils seront, ou non, associés aux anticoagulants traditionnels, particulièrement l'héparine.
En présence d'un tableau clinique sévère, traduisant l'existence d'un infarctus artériel menaçant (par ischémie) la vie des organes situés en aval, la décision d'une intervention chirurgicale destinée à rétablir la circulation sanguine s'impose. Ses modalités sont examinées dans l'article vaisseaux sanguins.
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