2. Limites du thorax
Le thorax dessine dans son ensemble un ovoïde irrégulier, à grande base inférieure. L'orifice supérieur, étroit, fortement incliné, s'ouvre à la base du cou ; il est barré en avant par les clavicules jointes par le manubrium sternal et, en arrière, il a pour limite le bord supérieur des deux premières côtes qui s'articulent à la 1re vertèbre dorsale. Sur cet anneau osseux s'insèrent les muscles cervicaux.
L'orifice inférieur largement échancré, est oblitéré par le diaphragme. Ce muscle prend appui circonférentiellement sur le rebord inférieur du thorax. Il s'insère en arrière par d'épais piliers sur les vertèbres lombaires, la 2e en particulier, latéralement sur le versant interne des six derniers arcs chondrocostaux, et en avant sur l'appendice xiphoïde. Ce muscle septal, transversal, n'a pas une structure homogène ; la partie centrale est une lame fibreuse épaisse, le centre tendineux ; le pourtour est formé de fibres charnues radiées.
Le diaphragme, étroitement moulé sur les viscères abdominaux supérieurs, dessine une forte saillie à l'intérieur du thorax, sous la forme de deux coupoles, droite et gauche, chacune est innervée par le nerf phrénique correspondant. Le muscle est perforé par les éléments de communication entre le thorax et l'abdomen ; les principaux sont les orifices aortique, œsophagien et celui de la veine cave inférieure.
Le diaphragme s'abaisse à l'inspiration, agrandissant verticalement le thorax ; c'est le muscle essentiel de la respiration chez l'homme.
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