Fils de sir Matthew Carew, juriste éminent, qui siégea à la Haute Cour de justice (Chancery), ce poète « cavalier », après des études à Merton College (Oxford), voyagea sur le continent en qualité de secrétaire de sir Dudley Carleton, ambassadeur à Venise, puis à La Haye. Il servit également lord Herbert of Cherbury (1583-1648), ambassadeur en France (1619-1624), lui-même poète « métaphysique » (comme son frère cadet George Herbert, 1593-1633, auteur de poèmes religieux d'une haute tenue). Thomas Carew reçut la faveur de Charles Ier, qui lui donna un poste à la Cour ; il y devint l'un des wits les plus brillants. Il fut l'ami de tous les poètes du temps, parmi lesquels sir John Suckling (1609-1642), Aurelian Townshend (1601-1643), Ben Jonson, qu'il admirait beaucoup, Donne, pour qui il écrivit une élégie pénétrante, sir William Davenant (1606-1668), le dramaturge qui devait relancer le théâtre après la Restauration avec Thomas Killigrew (1612-1683)... (Van Dyck fit le « portrait » de Killigrew et de Carew sur la même toile en 1638. L'œuvre se trouve dans la collection royale à Windsor.)
Carew se rendit assez vite célèbre par ses poèmes, qui cir […]
