4. La température des animaux « à sang froid »
La plupart des animaux « à sang froid » dépendent étroitement du milieu extérieur, bien que, ainsi que nous l'avons mentionné plus haut, ils soient capables, dans certains cas, de maintenir leur température corporelle relativement constante. Un bon nombre d'entre eux sont capables de rester plus chauds que le milieu où ils vivent, que ce soit dans l'air ou même dans l'eau. L'équation générale, écrite sous la forme HS = Htot − HR − HC − HE nous montre qu'augmenter la température corporelle revient donc à chercher comment maximiser HS.
• Les animaux aquatiques : une endothermie est-elle possible ?
Dans ce cas, HE = 0 et HR est négligeable. On peut donc écrire HS = Htot − HC. Le milieu aquatique se caractérise par une grande conductivité thermique et par une faible teneur en oxygène dissous, qui nécessite une forte ventilation des surfaces d'échange respiratoires (branchies), où la température du sang s'équilibre avec celle de l'eau. En conséquence, les animaux ne peuvent qu'être à la même température que l'eau, même si leur métabolisme est élevé, sauf si l'animal dispose d'un échangeur thermique placé entre les branchies et le reste du corps. C'est ce qui est réalisé chez certains poissons, comme le thon ou le requin, qui, grâce à un système à contre-courant d'irrigation des muscles, peuvent ainsi conserver localement une partie de la chaleur qu'ils produisent.
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