2. Les mécanismes de transfert de chaleur
Il est possible de représenter l'animal homéotherme comme un corps dont le noyau central a une température TC et qui est placé dans un milieu de température TA. Ce noyau est entouré par une enveloppe, où la température décroît progressivement et qui correspond à une partie plus ou moins grande du corps, selon la température externe et l'isolation de l'animal. La chaleur s'échange à travers cette enveloppe entre le corps et l'extérieur selon trois voies : la conduction (et la convection qui en est inséparable), le rayonnement et l'évaporation.
• La conduction et la convection
Un échange de chaleur par conduction se produit entre des corps en contact, qu'ils soient solides, liquides ou gazeux. La conduction transfère de l'énergie du corps le plus chaud vers le corps le plus froid. Le flux d'énergie Q qui est échangé par conduction entre un animal à la température TC et son milieu à la température TA est proportionnel à la différence de leurs températures (TC − TA) selon Q = k ( A ( (TC − TA)/x, où A représente la surface corporelle, x l'épaisseur de l'enveloppe (la région où l'on passe de TC à TA) et k un coefficient de conductivité thermique qui dépend de la nature du milieu. Ce coefficient k est environ vingt-cinq fois plus élevé pour l'eau que pour l'air (5,9 ( 10−1, contre 2,4 ( 10−2 J ( s−1 ( m−1 ( 0C−1), ce qui explique qu'un animal se refroidit beaucoup plus vite dans de l'eau que dans de l'air à la même température. On comprend également que le pelage ou le plumage, qui emprisonnent de l'air et abaissent le gradient de température (TC-TA)/x en augmentant l'épaisseur x de l'enveloppe, soient de bons isolants thermiques (en milieu aérien tout au moins).
Le transfer […]
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