2. Le second principe
Le second principe de la thermodynamique trouve son origine dans le célèbre mémoire de Sadi Carnot intitulé Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance, publié à Paris, en 1824.
Toutefois, comme il s'y trouvait exposé dans l'ancien langage du calorique, il a fallu toute la perspicacité de E. Clapeyron et de W. Thomson (lord Kelvin) pour le redécouvrir dans l'œuvre originale, au cours des années 1834 pour le premier, et 1848-1849 pour le second.
Développant quelques considérations relatives aux cycles, établies par Carnot à partir de l'impossibilité du mouvement perpétuel de seconde espèce (il est impossible de décrire un cycle direct à l'aide d'une seule source de chaleur), lord Kelvin établit l'échelle thermodynamique absolue de température T qui porte aujourd'hui son nom. Il prouve en même temps l'existence du zéro absolu, le même pour tous les corps (− 273,15 0C), et obtient pour le gaz parfait l'équation caractéristique simple :

Partant de ces résultats, Clausius en a déduit, en 1850, une formulation mathématique du second principe si générale que, depuis cette époque, on lui a donné le nom de principe de Carnot-Clausius. Il montre d'abord que, pour l'ensemble des processus réversibles, la température T est un diviseur intégrant de dQ et que, par conséquent, on peut écrire, pour un système fermé à température uniforme, une égalité du type suivant :

Portant ensuit […]
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