Prenant le relais des universités médiévales, le xixe siècle a établi les principes de base de l'activité médicale en développant une méthodologie cohérente dans l'analyse des situations pathologiques : c'est la méthode anatomo-clinique, qui est toujours en vigueur. Dans ce contexte, l'acte médical ne peut être exercé sans une longue préparation, à la fois théorique et pratique, qui met le futur médecin en contact avec ses confrères plus expérimentés et avec les patients. Il acquiert ainsi l'exigence des critères éthiques fondamentaux qui sont le principe même de la déontologie. On peut donc définir aujourd'hui l'acte médical comme l'ensemble des activités humaines, techniques et scientifiques exercées par une personne qui a satisfait aux conditions d'exercice de la médecine et ayant pour but la prévention, la guérison ou le soulagement des maladies et des infirmités qui atteignent les êtres humains.
L'auteur d'un tel acte doit s'intégrer à un cadre administratif très strict, et engager, moyennant une formation continue de longue haleine, sa responsabilité vis-à-vis du patient, conformément au célèbre adage : Primum non nocere (« avant tout, ne […]
