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THÉOSOPHIE

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2.  Herméneutique théosophique et discours mythique

Revenons à notre propos initial sur le sens du mot « théosophie » et sur la place de la théosophie dans ce qu'on appelle l'ésotérisme. Par « théosophie », de même que par « ésotérisme », on entend donc d'abord une herméneutique (ta'wīl, en Iran), c'est-à-dire une interprétation de l'enseignement divin – par exemple, du Livre révélé – fondée à la fois sur une démarche intellectuelle, spéculative (le mode de pensée est ici analogique et homologique, l'homme et l'univers étant considérés comme les symboles de Dieu), et sur une révélation due à une illumination. Dans le cas de la théosophie, cette interprétation porte sur les mystères intérieurs à la divinité elle-même – c'est la théosophie au sens restreint – ou sur ceux-ci et l'univers entier – c'est la théosophie au sens large, celui dont il s'agit ici.

Le théosophe part toujours d'un donné révélé, celui de son mythe – par exemple, le récit de la Création au début de la Genèse –, dont il fait jaillir les résonances symboliques par son imagination active. Il pense ainsi pénétrer les mystères de l'univers et des rapports qui unissent celui-ci avec l'homme et avec le monde divin. Comme pour la gnose comprise comme voie de salut individuel, l'idée de « pénétration » théosophique renvoie à celle d'« intériorisme » ; néanmoins, il s'agit, cette fois, de descendre non plus seulement en soi, mais aussi dans la profondeur de Dieu et des choses naturelles, ces deux mouvements se complétant d'ailleurs. Dans ses profondeurs, la Déïté « repose en elle-même », enseigne Jacob Boehme, c'est-à-dire qu'elle demeure dans son absolue transcendance ; mais, en même temps, elle sort d'elle-même, car « Dieu est un trésor caché qui aspire à être connu ». Il se fait connaître en se dédoublant au sein d'une sphère ontologique située entre notre monde créé et l'inconnaissable, sphère qui sera le lieu de rencontre entre Dieu et la créature (mais, bien entendu, nous ne connaissons Dieu que pour autant qu'il  […]

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ARITHMOSOPHIE

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Moyen de connaissance ésotérique ou suprarationnelle, l'arithmosophie, ou science symbolique des nombres, considère non les nombres arithmétiques mais les nombres symboles, jugeant que les premiers ne possèdent pas de lien intérieur avec l'essence des objets auxquels ils se rapportent, tandis que les seconds, doués de signification ou de force… Lire la suite
BAADER FRANZ XAVER VON (1765-1841)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Théosophe allemand, qu'il serait malaisé de classer dans un système ; aussi bien aucun parti politique ou philosophique allemand ne s'est-il jamais réclamé de lui. Catholique, Franz von Baader a passé presque toute sa vie à prêcher le rapprochement avec l'Église orthodoxe, mais les théologiens officiels l'ont tenu à l'écart. Baader reste… Lire la suite
BALLANCHE PIERRE SIMON (1776-1847)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Théosophe lyonnais, dont il est difficile de saisir les idées directrices, qui ne semble d'ailleurs entretenir aucun rapport avec les martinistes et ne mentionne même pas Willermoz, son compatriote. Ce n'est pas par Willermoz que Ballanche s'initie aux doctrines illuministes du xviiie siècle, mais plutôt par la lecture de Joseph… Lire la suite
BOEHME JAKOB (1575-1624)

Écrit par :  Maurice de GANDILLAC Universalis

Jakob Boehme est un des plus grands représentants* des courants mystiques et théosophiques de l'Allemagne des xvie et xviie siècles. Contesté de son vivant, en raison de l'originalité de sa doctrine et de son obscurité, il exerça une immense influence sur les esprits adonnés à la… Lire la suite
DUTOIT-MEMBRINI JEAN-PHILIPPE DUTOIT dit (1721-1793)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Successeur de Saint-Georges de Marsais et de Fleischbein, Dutoit-Membrini est né à Moudon (Suisse), dans une famille aux tendances piétistes. À part un voyage à Strasbourg, où il est précepteur en 1746, toute sa vie s'écoule entre Berne, Moudon et Lausanne. Une maladie, en 1752, décide de sa vocation mystique, suscitant une crise intérieure qui… Lire la suite
ECKARTSHAUSEN KARL VON (1752-1803)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Conseiller aulique en 1776, membre de l'Académie de Bavière en 1777, archiviste secret en 1784, Karl von Eckartshausen a peu voyagé. Le nombre de ses ouvrages et opuscules divers dépasse la centaine ; sa correspondance est aussi intéressante que volumineuse ; il a écrit plusieurs ouvrages de droit, de chimie, ainsi que des « feuilles » de… Lire la suite
ÉCOSSAIS RECTIFIÉ RITE

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *La franc-maçonnerie, dite « spéculative » depuis le début du xviiie siècle, comporte actuellement diverses obédiences, chacune comprenant à son tour un certain nombre de loges. Les loges d'une même obédience ne travaillent pas nécessairement toutes suivant le même rite (ou « rit », ou « régime ») : parmi ces rites figurent… Lire la suite
ÉLÉMENTS THÉORIES DES

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "La gnose cosmologique de la théosophie ismaélienne"  : …  réunissant les deux sagesses », le grand dessein de mettre en harmonie la philosophie grecque et la *théosophie ismaélienne, tel qu'il inspira son auteur, Nāsir-e Khosraw, s'est dégagé définitivement des interprétations sommaires des historiens antérieurs. Ceux-ci, faute de comprendre la mise en œuvre de la gnose ismaélienne et de son herméneutique… Lire la suite
ÉSOTÉRISME

Écrit par :  Serge HUTIN

Dans le chapitre "Ésotérisme, occultisme, théosophie"  : …  Guénon, ainsi que ses disciples, s'en prend tout spécialement au spiritisme, ainsi qu'au* « théosophisme », expression forgée par lui pour désigner les enseignements de Mme Blavatsky (1831-1891). Il y voit « un mélange confus de néo-platonisme, de gnosticisme, de kabbale judaïque, d'hermétisme et d'occultisme, le tout groupé… Lire la suite
FABRE D'OLIVET ANTOINE (1768-1825)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Il est le plus notable, sans doute, des ésotéristes non chrétiens du xviiie siècle français. Fabre d'Olivet découvre en 1795 la Philosophie de la Nature (1769) du déiste Delisle de Sasles, ouvrage à succès qui l'influence beaucoup. Peu après, ruiné, Fabre doit vivre surtout de sa plume et d'un emploi au ministère de la… Lire la suite
HAHN MICHAEL (1758-1819)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Piétiste souabe, intéressant non seulement pour son influence sociologique mais aussi pour l'intérêt théosophique de ses écrits (voir Joachim Trautwein, Die Theosophie Michael Hahns und ihre Quellen, Stuttgart, 1969). Son action, distincte de celle des frères moraves, occupe une place originale dans l'histoire du sentiment religieux. Né à… Lire la suite
HERMÉTISME

Écrit par :  Sylvain MATTON

Dans le chapitre "La littérature hermétique"  : …  des « fausses sciences ». Elle est incompatible avec l'interpénétration de la science et de la *théosophie, caractéristique de la gnose hermétique : on rencontre des références aux sciences occultes dans les traités philosophiques (c'est, par exemple, à une opération alchimique que renvoie la création des âmes dans la Koré Kosmou),… Lire la suite
ILLUMINISME

Écrit par :  Étienne PERROT

… L'illuminisme désigne un courant à la fois philosophique et religieux qui eut son apogée avec les *théosophes du xviiie siècle. Il se rattache à la pensée de Plotin, du néo-platonisme, de Maître Eckhart, de Tauler, de la Theologia germanica et de Nicolas de Cues ; fidèle à l'esprit de l'évangile de Jean et de l'… Lire la suite
JUDAÏSME - La religion juive

Écrit par :  Georges VAJDA

Dans le chapitre "La mystique théosophique et la kabbale"  : …  Le mouvement mystique (ou plus exactement *théosophique) qui apparut dans le judaïsme en plein xiie siècle ne saurait être réduit à une simple réaction contre l'intellectualisme. On est en réalité en face d'une résurgence d'éléments dont le dynamisme réel n'avait pu se déployer, en des domaines et des milieux juifs que les… Lire la suite
JUNG-STILLING JOHANN FRIEDRICH (1740-1817)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Fils d'un tailleur du duché de Nassau-Siegen, Jung-Stilling reçoit dans son enfance une éducation piétiste. Instituteur jusqu'en 1762, il se met ensuite à voyager, éprouvant cette année-là une illumination en même temps qu'il se sent dirigé par la Providence. Jusqu'en 1768, il ne cesse d'étudier, acquérant une immense culture ; il fait ensuite des… Lire la suite
KABBALE

Écrit par :  François SECRETGabrielle SED-RAJNA

Dans le chapitre "La kabbale chrétienne"  : …  on vit du moins un effort d'honnêteté chez Arthur Edgar Waite, qui, après avoir publié à la *Theosophical Society (1902) une étude sur la kabbale, en redonna une édition en 1929, après la publication en France en 1923 de La Kabbale juive de Paul Vulliand (1875-1950), qui avait été d'abord un disciple du Sār Peladan, fondateur de la… Lire la suite
KIRCHBERGER NIKLAUS ANTON (1739-1799)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Praticien bernois, Niklaus Anton Kirchberger n'a pratiquement pas laissé d'ouvrages, mais sa correspondance avec un grand nombre d'« illuminés » témoigne de son influence et constitue l'un des documents les plus précieux sur la théosophie au xviiie siècle. Ami de Rousseau dès 1762, il rencontre Goethe en 1779, mais ses… Lire la suite
KNORR VON ROSENROTH CHRISTIAN (1636-1689)

Écrit par :  Michel GAREL

… *Théosophe et kabbaliste protestant. Fils d'un pasteur silésien, Knorr von Rosenroth courut l'Europe pendant plusieurs années et, au cours de ses voyages, entra en contact avec des cercles d'érudits s'intéressant au mysticisme. Pendant sa période de formation, il fut profondément influencé par les écrits de Jacob Boehme. À son retour, il s'établit à… Lire la suite
KRISHNAMURTI KRISHNAMURTI JIDDU dit (1895-1986)

Écrit par :  Charles BALADIER

… *Maître spirituel indien qui fut mis en vedette, dans sa jeunesse, par la Société théosophique, Krishnamurti Jiddu était né dans une famille de brahmanes. Il y fut remarqué par un membre influent de ce mouvement, Charles Webster Leadbeater, et « initié » en janvier 1910, puis adopté par la présidente de l'organisation, Annie Besant, comme devant… Lire la suite
LAVATER JOHANN-CASPAR (1741-1801)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Pasteur à Zurich, Lavater ne quitte guère sa ville ni son ministère, sinon pour entreprendre quelques voyages auxquels le pousse un goût inextinguible de révélations ineffables. Il est une bien curieuse et bien attachante figure. Jeune homme, il s'intéresse aux problèmes politiques de son pays presque autant qu'aux questions religieuses ; il… Lire la suite
LÉVI ALPHONSE LOUIS CONSTANT dit ÉLIPHAS (1810-1875)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Fils d'un cordonnier parisien, Alphonse-Louis Constant entra au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, qu'il quitta en 1836 après avoir été ordonné diacre. Les idées utopistes et humanitaires du temps l'absorbent alors tout entier : il se lie d'amitié en 1838 avec la socialiste Flora Tristan ; collabore avec Alphonse Esquiros à une revue qui révèle au… Lire la suite
MARTINES DE PASQUALLY (1710-1774)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *D'origine incertaine, Martines de Pasqually, personnage dont l'évolution spirituelle reste encore mal connue faute de documents, apparaît tout à coup vers 1754 ; il commence alors une carrière de thaumaturge, surtout de théurge, et s'impose d'emblée comme un théosophe considérable, un mage nanti de pouvoirs prodigieux. Sa doctrine, dont le… Lire la suite
MEYRINK GUSTAV MEYER dit GUSTAV (1868-1932)

Écrit par :  Olivier JUILLIARD

… *Romancier et ésotériste allemand, Gustav Meyrink était le fils naturel d'un ministre d'État du Wurtemberg et de Maria Wilhelmine Meyer, l'une des tragédiennes favorites de Louis II de Bavière. Son père ne le reconnaît pas, mais finance ses études ; sa mère se désintéresse rapidement de lui et il éprouvera toujours de la haine à son égard (bien qu'… Lire la suite
MORE HENRY (1614-1687)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Ce « platonicien de Cambridge » est un penseur qui intéresse à la fois l'historien des sciences religieuses et ceux de la théosophie, de la philosophie et même de la littérature anglaise. Henry More fut surtout un théosophe au sens le plus vrai et le plus pur de ce terme, en ce qu'il a cru obtenir une illumination métaphysique, une connaissance… Lire la suite
MORGENSTERN CHRISTIAN (1871-1914)

Écrit par :  Maurice CUREAU

… *« Je me suis toujours ressenti comme double », note Christian Morgenstern dans un carnet. De fait, deux natures en apparence contradictoires coexistent en lui : celle du « chercheur de Dieu » et celle de l'humoriste. Mais dans l'esprit du public, le second a effacé le premier. C'est aux grotesques Galgenlieder (Chants du gibet)… Lire la suite
OBERLIN JEAN FRÉDÉRIC (1740-1826)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Pasteur du Ban de la Roche (Steinthal, près de Schirmeck), Oberlin exerce à partir de 1767, un peu comme son correspondant Lavater, une profonde influence en divers milieux au cours d'un apostolat de nature souvent fort théosophique. Son rayonnement ne se limite pas à sa paroisse : on voit Mme de Krüdener faire chez lui un séjour dont… Lire la suite
OCCULTISME

Écrit par :  René ALLEAU

Dans le chapitre "Les occultistes de la Belle Époque"  : …  avec la franc-maçonnerie et, en ce qui concerne ce que René Guénon a nommé, fort justement, le « *théosophisme » pour le distinguer de la théosophie traditionnelle, des rapports étroits avec les intérêts anglo-saxons dans le monde, en particulier dans l'empire des Indes. Sur le plan doctrinal, on peut dégager un autre caractère commun à l'… Lire la suite
ŒTINGER FRIEDRICH CHRISTOPH (1702-1782)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *À son époque, Œtinger apparaît comme le père de la théosophie chrétienne en Souabe. Tempérament impressionnable (il a des contacts personnels dans le royaume des esprits), de très bonne heure pieux et mystique, il se nourrit d'abord de Malebranche, puis il découvre la Cabala denudata (1677) de Knorr de Rosenroth. À Tübingen, un artisan lui… Lire la suite
PAPUS GÉRARD ENCAUSSE dit (1865-1916)

Écrit par :  Universalis

… *Défenseur de l'occultisme et cofondateur de l'Ordre martiniste, né en Espagne, d'un père français et d'une mère espagnole, Gérard Encausse passa toute sa jeunesse à Paris, où il fut reçu docteur en médecine. Avant même de terminer ses études, il s'était donné pour tâche de lutter contre le scientisme de l'époque en répandant une doctrine nourrie… Lire la suite
PERNETY ANTOINE JOSEPH (1716-1801)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, traducteur de Wolf et de Swedenborg, collaborateur de la Gallia christiana, auteur d'un Dictionnaire portatif de peinture, de sculpture et de gravure (1757), Antoine Pernety est un esprit presque universel. La lecture de l'Histoire de la philosophie hermétique (1742) de Langlet… Lire la suite
ROSE-CROIX

Écrit par :  Antoine FAIVRE

Dans le chapitre "Les premiers manifestes et le « cénacle de Tübingen »"  : …  fraternité ; mais peu importe, puisqu'ils ont exprimé, à cette occasion, des idées philosophiques ou* théosophiques intéressantes. Parmi ceux-ci, Michael Maier, médecin de Rodolphe II, puis du prince de Nassau, développe un symbolisme qui se veut rosicrucien (Cantilenae intellectuales de phoenice redivivo, 1622) ; soucieux de précision… Lire la suite
SAINT-GEORGES DE MARSAIS CHARLES HECTOR DE (1688-1755)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Né à Paris, Charles Hector de Saint-Georges de Marsais (ou Marsay) se retire d'abord dans l'ermitage de Schwarzenau où il se livre à l'oraison et à la lecture des œuvres d'Antoinette Bourignon. Lieutenant à l'armée en Brabant, il résigne son engagement, puis se rend avec deux autres mystiques (le pasteur Baratin et le Suisse Cordier) dans la… Lire la suite
SAINT-MARTIN LOUIS CLAUDE DE (1743-1803)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

…  français les plus profonds, un des meilleurs écrivains du xviiie siècle. *Il reste en tout cas le plus grand théosophe de son époque. Il se présente aussi comme une des figures les plus attachantes du préromantisme, comme un des hommes dont la pensée va féconder profondément, de façon diffuse ou directe, les générations… Lire la suite
SPIRITISME

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Le mesmérisme, qui, à la fin du xviiie siècle, avait passionné l'opinion, populaire ou scientifique, demeura un sujet d'intérêt jusqu'au milieu du xixe siècle. À Notre-Dame de Paris, Lacordaire attribuait encore le magnétisme animal à « un rayon de la puissance adamique destiné à confondre la raison humaine… Lire la suite
SWEDENBORG EMANUEL (1688-1772)

Écrit par :  Régis BOYER

Dans le chapitre "Le voyageur et le savant"  : …  plus ? Si c'était lui qui animait tout, y compris la matière ? Nous serions tenu alors de voir l'univers et l'homme comme des émanations de la lumière divine. Et c'est certainement ainsi que Swedenborg, qui rentre à Stockholm en 1741 pour fréquenter l'Académie royale des sciences où il vient d'être élu, sur proposition de Linné, devient *théosophe… Lire la suite
VAN HELMONT FRANCISCUS MERKURIUS (1618-1699)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Né à Vilvorde, Franciscus van Helmont fut le continuateur de son père Jan Baptist van Helmont, qui l'avait appelé Merkurius par amour de l'alchimie. On peut le regarder comme un des grands « hermétistes » de type rosicrucien au xviie siècle. Il fréquenta Leibniz et devint, avec le kabbaliste chrétien Knorr von Rosenroth (1638-… Lire la suite
VAUGHAN THOMAS (1622-1665)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Théosophe et alchimiste, frère jumeau du célèbre poète Henry Vaughan (1622-1695), Thomas Vaughan est aussi un versificateur d'un certain talent. Parmi les ésotéristes qui sont si nombreux dans l'Angleterre du xviie siècle, il est l'un des plus souvent cités ; mais son œuvre (The Works of Thomas Vaughan, Mystic and AlchemistLire la suite
WEIGEL VALENTIN (1533-1588)

Écrit par :  Bernard GORCEIX

… *Petit pasteur saxon contemporain de Montaigne et de la paix d'Augsbourg, auteur d'une somme de modestes traités (cinquante-quatre en tout, mais vingt-quatre seulement sûrement authentiques), protestant qui fut attaqué très violemment jusqu'au xxe siècle et admiré seulement par quelques non-conformistes. Depuis lors, Valentin… Lire la suite
WROŃSKI HOËNÉ (1776-1853)

Écrit par :  Antoine FAIVRE

… *Né à Poznań, Wroński lutte pour l'indépendance de la Pologne dans l'armée de Kościuszko, devient officier supérieur de l'armée russe et étudie en Allemagne le droit, la philosophie, les mathématiques avant de s'établir définitivement en France, où une illumination survenue le 15 août 1803 lui permet de concevoir l'« absolu ». Bien qu'inventeur… Lire la suite
YEATS WILLIAM BUTLER (1865-1939)

Écrit par :  Diane de MARGERIE

Dans le chapitre "Visions et évasions"  : …  et son adhésion à des groupes adonnés à l'occultisme, la Société hermétique de Dublin, le groupe *théosophique de Londres. Il assiste même à des séances de spiritisme, où il semble être un bon « médium ». Ces intérêts le pousseront plus tard, en 1887, à fréquenter le salon de Mme Blavatsky à Londres. Il faut voir dans cette attirance passionnée… Lire la suite

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