Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Robert DAVREU
… *Issue de l'union maudite, parce qu'incestueuse, d'Œdipe et de Jocaste, elle porte bien son nom (du grec Antigonê), celle que sa piété familiale condamnera à une mort atroce sans époux ni descendance, au terme d'une courte vie toute de malheur, d'errance et de déréliction. Être intermédiaire, déraciné, abandonné de tous, être mort-vivant, c… Lire la suiteÉcrit par : Pierre AUBENQUE
Dans le chapitre "La poétique" : … La Poétique d'Aristote, telle qu'elle nous est parvenue, traite de la *tragédie et de l'épopée (un second livre, perdu, devait porter sur la comédie). Cet écrit, dont l'influence sur le théâtre devait être considérable à partir de la Renaissance, n'est pas sans rapport avec l'ensemble de la philosophie d'Aristote. Il représente un aspect de… Lire la suiteÉcrit par : Didier DELEULE
… catharsis est liée essentiellement à une phrase de la Poétique d'Aristote : « La *tragédie est l'imitation d'une action de caractère élevé et complète, d'une certaine étendue, dans un langage relevé d'assaisonnements d'une espèce particulière suivant les diverses parties, imitation qui est faite des personnages en action et non au… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un de ces abbés qui tiennent tant de place dans l'histoire de la littérature — et des théories littéraires — au xviie siècle. Il a été prédicateur, romancier, dramaturge, poète, mais il a surtout voulu être, quant à lui, le législateur du théâtre. En 1640, une querelle l'oppose à Ménage à propos de la durée de l'… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Dans le chapitre "Révélation et tragédie. La question de l'origine" : … prise entre l'être et le paraître, comme l'est plus généralement toute expérience symbolique. *Origine du drame baroque allemand (1928) scinde la tragédie, cette révélation à l'envers, en deux versions antithétiques, jusqu'alors trop souvent amalgamées : d'un côté la Tragödie, la tragédie grecque, où le héros, par sa résistance,… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Une esthétique de la rareté" : … *Pour en arriver là, Racine a, une fois de plus, choisi une voie différente de toutes celles qu'il avait jusqu'à présent expérimentées. C'est un nouvel essai esthétique qui tient compte à la fois des acquis (la constante référence aux tragiques grecs et à Aristote, les larmes et la tendresse d'Andromaque, 1667, le sérieux et le recours à l'… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Dans sa Poétique, Aristote justifie la tragédie en lui attribuant un pouvoir de purification (katharsis) des passions du spectateur. Assistant à un tel spectacle, l'être humain se libérerait des tensions psychiques, qui s'extériorisent sur le mode de l'émotion et de la sympathie avec l'action représentée (induisant pitié, colère,… Lire la suiteÉcrit par : Paul BÉNICHOU
Dans le chapitre "Corneille et le genre tragique" : … et la discipline des doctes. Le Cid est une tragi-comédie médiocrement régulière ; mais, *même dans ses tragédies les plus achevées, Cinna, Polyeucte, les critiques ont constaté une imparfaite conformité aux préceptes des théoriciens. Un des plus en vue parmi ces théoriciens, l'abbé d'Aubignac, avait déjà publié, en 1657… Lire la suiteÉcrit par : Barbara CASSIN
… *Genre lyrique consacré à Dionysos et, comme tel, caractéristique de tout un aspect du monde hellénique. Le mot est d'origine incertaine, probablement non grecque, comme en témoignerait la légende rapportée notamment par Hérodote : Arion de Méthymne (fin ~ viie s.), transporté par un dauphin au cap Ténare, en Grande-Grèce, aurait… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "L'œuvre d'art à la lumière du religieux" : … . Le lecteur avait affaire à une étude d'histoire de la littérature et d'histoire des religions. *Nietzsche interprète en effet les personnages de la tragédie (dont le modèle est pris chez Eschyle et chez Sophocle) comme des masques de Dionysos ; il identifie le tragique et le dionysien, les opposant à l'apollinien, et faisant d'Apollon et de… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *Est pathétique ce qui, par le spectacle ou l'expression du malheur ou de la souffrance, excite les passions et les émotions vives telles que tristesse, indignation, horreur, pitié, terreur. C'est dans ce sens que Beethoven intitule Sonate pathétique une œuvre où il tente à bon escient d'ingérer les valeurs dramatiques dans le langage… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "La poésie comme art mimétique" : … philologues le considèrent plutôt comme un ensemble de notes réservé à l'usage privé du maître). *Surtout, il est incomplet : l'essentiel est consacré à la tragédie (comparée pour finir à l'épopée, au chapitre 26 et dernier) ; manque la partie annoncée sur la comédie (et à laquelle fait allusion un autre ouvrage d'Aristote, la Rhétorique… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
Dans le chapitre "Amour sacré, amour profane" : … de la pièce – servi par des ministres tout entiers dévolus à leur charge politique et religieuse. *Toute bonne tragédie, fût-elle religieuse, doit comporter un début, un milieu et une fin, comme le souligne Aristote : ici la conversion de Polyeucte, notable arménien – nous sommes à Mélitène, capitale d'Arménie –, le bris des idoles, et le martyr… Lire la suiteÉcrit par : Paul BÉNICHOU
Dans le chapitre "Terreur et pitié" : … *Les théoriciens de la tragédie, à la suite d'Aristote, la faisaient reposer sur la terreur et la pitié. Ces ressorts avaient joué bien faiblement dans la tragédie héroïque : un théâtre de l'admiration s'était substitué en fait au théâtre pathétique des Grecs. Chez Racine, l'admiration s'efface presque. Les héros et les héroïnes que nous aimons et… Lire la suiteÉcrit par : Philippe LACOUE-LABARTHE
Dans le chapitre "Sublime et métaphysique" : … que, si l'on passe de la description du sentiment du sublime à la question de l'art sublime, la *tragédie soit régulièrement présentée comme paradigmatique. Même Kant, pourtant très réservé quant à la possibilité d'un art sublime, admet que, s'il fallait en donner des exemples, on devrait désigner l'oratorio, le poème didactique (c'est-à-dire le… Lire la suiteÉcrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "L'Antiquité gréco-latine" : … qui est la raison humaine divinisée. La notion de la catharsis s'éclaire sous cet angle. *La fiction tragique, énonce Aristote, « en suscitant pitié ou crainte, opère la purgation propre à de pareilles émotions ». Elle laisse le spectateur sous l'impression d'une vérité cruelle, mais sous le charme apaisant de la poésie et fortifié pour… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET, Hélène KUNTZ
Dans le chapitre " La dramaturgie classique : l'espace tragique" : … pour la tragédie La longue histoire du théâtre a retenu l'idée que, finalement, les tenants de la *théorie, qu'on nommera « classique », ont réussi d'une part à minimiser le rôle de l'action scénique et du spectacle représentés au profit du discours et du poème déclamés, et qu'ils ont d'autre part su endiguer une liberté hybride et supposée… Lire la suiteÉcrit par : Bernard DORT, Jacques MOREL, Jean-Pierre VERNANT
Dans le chapitre "Conscience et homme tragiques" : … Eschyle, Sophocle et Euripide, cet aspect conflictuel demeure dominant aussi longtemps que la *tragédie se maintient vivante. Dans la perspective tragique, l'homme et l'action humaine se profilent non comme des réalités qu'on pourrait cerner, des essences qu'on pourrait définir à la façon des philosophes du siècle suivant, mais comme des… Lire la suiteÉcrit par : Christian BIET
… moins par un discours d'escorte qui reprendrait en perspective le long trajet du déjà grand auteur. *En outre, l'abbé d'Aubignac, piètre auteur dramatique mais homme de lettres fort influent, ex-protégé de Richelieu, académicien et adversaire de Corneille durant la querelle du Cid, a publié en 1657 la Pratique du théâtre, où il… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Observées dans certaines tragédies du xvie siècle, les unités d'action, de temps et de lieu sont posées comme règle par Jean de La Taille (1572), sous l'influence de la Poétique de Castelvetro (1570), qui emprunte les deux premières à Aristote. Mais le théâtre baroque fait triompher l'irrégularité dans la tragi-comédie… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'… Lire la suite
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