Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Catherine CLÉMENT
… *Psychanalyste allemand, un des plus fidèles et des plus orthodoxes disciples de Freud. Né à Brême dans une famille juive hanséatique, Karl Abraham reçoit d'abord une formation médicale classique. C'est à Zurich, dans la clinique du Burghölzli, fondée par C. G. Jung, qu'il s'initie à la psychiatrie et à la psychanalyse, jusqu'en 1907. À cette date,… Lire la suiteÉcrit par : Marc RICHIR
Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la philosophie allemande des XIXe et XXe siècles" : … malentendu. Beaucoup plus claire, mais aussi très clairement mutilante, en ce sens, est la théorie *freudienne des affects, tout au moins en tant que théorie philosophique – ce à quoi elle prétendait, ne fût-ce que par l'affirmation dogmatique de son caractère « scientifique ». On pourrait dire de cette conception qu'elle est une théorie… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
L'importance qu'a prise le concept d'agressivité dans le dernier état de la pensée *freudienne tient à la position privilégiée qu'il occupe au point d'articulation, d'une part, des processus régressifs auxquels préside la pulsion de mort, d'autre part, de l'organisation culturelle animée par l'expansion d'Éros. De là vient son… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
… vis d'un objet, et le plus souvent la coexistence de l'amour et de la haine pour une même personne. *À la suite de Bleuler, Freud fait usage de ce terme. Il caractérise en particulier la névrose obsessionnelle par l'intensité de l'ambivalence qu'il rattache à une période précise de l'évolution libidinale, celle de la phase sadique-anale. En effet,… Lire la suiteÉcrit par : Jean BRUN
Dans le chapitre "Angoisse et névrose" : … ont fait de l'angoisse la traduction d'une névrose ; mais, sur ce problème, les idées de *Freud ont évolué. Après avoir vu dans l'angoisse la manifestation de la libido refoulée par le moi, Freud a pensé que l'angoisse manifestait surtout la présence du surmoi et qu'elle provoquait le refoulement, bien loin que ce soit le… Lire la suiteÉcrit par : Robert LEFORT
Dans le chapitre "Origine du mouvement" : … les années 1960 et groupe des psychiatres anglais et américains ; certains sont psychanalystes. *Freud avait déjà apporté « la peste » dans la psychiatrie en abordant le problème des psychoses psychanalytiquement. Elles n'étaient plus constitutionnelles ou organiques mais s'engendraient d'un manque radical, manque non symbolisé faisant la place… Lire la suiteÉcrit par : Daniel WIDLÖCHER
… un ensemble de manifestations d'inquiétude psychique et de sensations corporelles diverses. C'est à *Freud que l'on doit la description princeps de laÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Freud a fait de l'après-coup (Nachträglichkeit) le caractère propre de la vie sexuelle. Parmi les souvenirs pénibles, certains seulement sont sujets au refoulement ; certains seulement peuvent susciter un affect que l'incident lui-même n'avait pas provoqué. L'explication de cette action différée propre aux images mnésiques de caractère… Lire la suiteÉcrit par : Didier DELEULE
Dans le chapitre "Catharsis et dialogue" : … nous avons étudiée plus haut, la recoupe en bien des points et aide à en saisir la signification. *C'est dans l'œuvre de Freud que cette double tradition interfère avec le maximum de clarté. Tout d'abord, on trouve chez Freud l'idée d'une catharsis d'ordre maïeutique seulement possible à travers le dialogue : ce qui deviendra le traitement… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Expression utilisée en psychanalyse pour désigner l'objet de la règle fondamentale, laquelle consiste pour le patient à exprimer toutes les pensées (idées ; images ; Einfall, dit Freud, « ce qui tombe » dans l'esprit) sans discrimination aucune et de manière spontanée. L'école de Zurich et Jung utilisèrent des « mots inducteurs » (images,… Lire la suiteÉcrit par : Henry DUMÉRY
… *Banquet appartenant à la catégorie des repas totémiques, des sacrifices mangés et des cérémonies de communion. Selon Freud, le banquet rituel serait la reproduction et la fête commémorative d'un événement historique, à savoir le « parricide primitif » (meurtre du père de la horde par ses fils jaloux). Au cours de ce repas, les fils se réconcilient… Lire la suiteÉcrit par : Nicole SINDZINGRE, Bernard THIS
Dans le chapitre "Approche psychanalytique" : … s'oppose la « culture », qui interdit d'abolir les différences et de « conjoindre les identités ». *Étudiant le cannibalisme des « peuples primitifs », Freud, dans Totem et Tabou (1912), expliquait qu'« en ingérant les parties du corps d'une personne, dans l'acte de dévoration, on s'approprie aussi les propriétés qui ont appartenu à cette… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
… *Le pronom neutre allemand substantivé Es, que l'on traduit par « ça », a été emprunté par Freud à Groddeck (Le Livre du ça), en lui donnant toutefois une signification différente ; alors que, pour Groddeck, le ça englobe tout (conscient, inconscient, système végétatif) et a un sens métaphysique, Freud réserve ce terme à l'instance… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… *Bien que la hantise de la castration ait laissé son empreinte sur la Traumdeutung (L'Interprétation des rêves), la notion n'en a été dégagée par Freud qu'à une époque tardive, dans le contexte initial de l'homosexualité et de la phobie infantile. S'agit-il d'abord du garçon, c'est de la sexualité de la mère qu'émane la question… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude SEMPÉ
… *La comparant aux « blancs » ou aux « passages caviardés » des journaux soumis à un contrôle, Freud a défini la censure comme une fonction ayant pour effet d'interdire aux désirs refoulés, c'est-à-dire inconscients, et aux formations qui en dérivent, le passage au système préconscient. Cette censure peut être totale et, par exemple, aboutir aux… Lire la suiteÉcrit par : André BOURGUIGNON, Jean-Claude DUPONT, Cyrille KOUPERNIK, Pierre-Marie LLEDO, Bernard MAZOYER, Jean-Didier VINCENT
Dans le chapitre " Le cerveau cortical" : … et en aval et ne pas se préoccuper de ce qui peut se passer au sein du système nerveux central. *Il reste à situer la position, au demeurant complexe, de Sigmund Freud. Il est indubitable que la psychanalyse a engendré un mode de pensée qui a encouragé à pratiquer l'impasse sur le cerveau. Mais il est non moins certain que Freud a toujours été… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
… *Le terme « complexe » appartient au vocabulaire de la psychologie des profondeurs et de la psychanalyse. C'est le psychiatre suisse Carl Gustav Jung qui, en 1902-1903, dénomme ainsi les phénomènes qu'il découvre lorsqu'il réalise son expérience des associations de mots. En effet, Jung, soucieux d'établir les théories de la psychologie à partir de… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Formation caractéristique de l'inconscient, la condensation résulte d'un travail de « compression », dont Freud dit qu'il est essentiellement différent d'un simple résumé. Mise en évidence dans le rêve, la condensation devient, dans l'analyse du mot d'esprit, « la catégorie à laquelle sont subordonnées toutes les autres ». En ce sens, elle est la… Lire la suiteÉcrit par : Henri EY
Dans le chapitre "L'être conscient et son inconscient" : … *Freud n'a pas découvert le psychisme inconscient, en ce sens que tous les hommes de tous les temps savaient que « quelque chose » (leur corps, ses besoins et ses souvenirs) n'accède pas à la qualité prédicative d'être conscient, c'est-à-dire reste réfractaire à la libre disposition du sujet. Par contre, en observant qu'à l'intérieur de chacun il y… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FÉDIDA
Dans le chapitre "Fondements nouveaux d'une théorie du corps" : … comprise), le lieu d'une réévaluation du somatique. La notion d'appareil psychique telle que *Freud en a dégagé le schéma topique et économique souligne l'écart permanent entre la considération des phénomènes « organiques » et la description empirique des manifestations psychologiques. Si l'appareil psychique est, somme toute, la fiction… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
Dans le chapitre "Les deux moments de la culpabilité" : … tous les peuples méditerranéens » et qu'il est finalement constitutif de toute civilisation, *Freud lui-même n'a pas laissé de distinguer deux attitudes culturelles différentes par rapport à la faute, l'une d'auto-accusation angoissée, l'autre de disculpation projective. Il a, d'ailleurs, donné, en leur assignant des origines distinctes, l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Le for intérieur du social, foyer latent du rayonnement des civilisations" : … intérieur », et la diversité d'emplois mentionnés par Littré en dehors de sa référence subjective. *Freud lui-même, par une sorte de divination dans la création métaphorique, se trouve avoir restitué cette souche étymologique en tant qu'équivalent social des strates oubliées du psychisme. « Les enregistrements successifs, écrit-il à Fliess dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Expression usitée en psychanalyse pour désigner plusieurs types d'opérations psychiques destinées à « protéger » le moi. La notion de défense est présente chez Freud dès le début de ses recherches ; ainsi, dans ses Études sur l'hystérie (1895) : « Une condition indispensable à l'apparition de l'hystérie est qu'il y ait incompatibilité… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
… *Concept créé par Freud pour désigner, au cours d'une cure analytique, un processus défensif qui consiste à énoncer des désirs, des pensées, des sentiments tout en ne les reconnaissant pas. Par exemple, un sujet qui dit : « il n'y a pas de rapport entre le désir de tuer mon père et la réussite avec cette jeune fille » opère une dénégation ; il… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Terme utilisé en psychanalyse et qui se distingue notamment de celui de négation et de dénégation (Verneinung). Le déni (Verleugnung), ce qu'on peut traduire aussi par « désaveu » ou « répudiation » (cf. le disavowal anglais), est un mode de défense particulier, où le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Si l'aptitude au déplacement caractérise tout particulièrement l'énergie au niveau de ce que Freud appelle les « processus primaires », c'est-à-dire l'activité psychique inconsciente, il importe de définir le champ où opère le concept, et notamment d'une façon diacritique par rapport à la « condensation ». Dans les lettres à Fliess, Freud relève… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *En cela qu'il entraîne pour le vivant la nécessité de réduire le développement du désagréable à un minimum, le déplaisir fait principe. La production de déplaisir est en effet liée à l'apparition d'une image mnésique, dans laquelle se répète l'expérience organique de la douleur. Mais, alors que le stimulus provoquant celle-ci est de nature exogène… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
… *Dans le langage courant, le mot « deuil » renvoie à deux significations. Est appelé deuil l'état affectif douloureux provoqué par la mort d'un être aimé. Mais deuil signifie tout autant la période de douleurs et de chagrins qui suit cette disparition. Le deuil est donc constitutif d'une perte d'objet, au sens psychanalytique d'objet d'amour. Freud… Lire la suiteÉcrit par : Eliane AMADO LEVY-VALENSI
Dans le chapitre "La fonction de l'échec" : … ce texte paraît contenir quelque chose d'essentiel pour une compréhension plus aiguë de la pensée *freudienne. « À un moment donné, une force dont nous ne pouvons encore avoir aucune représentation a réveillé dans la matière inanimée les propriétés de la vie. Il s'agissait peut-être d'un processus ayant servi de modèle et analogue à celui qui,… Lire la suiteÉcrit par : Alain DELAUNAY
… *Lorsque, à la fin du xixe siècle, les psychologues débattent à propos de la dimension énergétique des phénomènes psychiques, ils s'inspirent des travaux de la physique. Le concept thermodynamique d'énergie semble alors adéquat pour traduire tous les phénomènes de « changement » dans la nature. Il semble propre à quantifier leurs… Lire la suiteÉcrit par : Philippe MALRIEU
Dans le chapitre "Les théories" : … de l'anthropologie culturelle admettent que la relation sociale fondamentale est sexuelle. Pour* Freud, la libido s'investit en des objets successifs, se fixe à chacun d'eux, non sans rencontrer les interdits de la société. Le conflit décisif est celui que suscite, chez l'enfant, son amour incestueux pour le parent de l'autre sexe, et auquel il… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *La « cure psychanalytique », ou plus exactement le travail analytique, tel que Freud en a conçu et formulé les règles, est un travail verbal. Prétendre intégrer dans le processus psychanalytique un redressement de comportements anormaux ou déviants fait partie d'une entreprise de dénaturation de la psychanalyse. L'analyste n'a d'autre matériau que… Lire la suiteÉcrit par : Carlos MAFFI
… et dans les pays hispanophones, où le mot de fantasma n'existait pas auparavant. Les *destins du fantasme et de la psychanalyse, dévoilés au même moment par Freud, sont intimement liés. On considère généralement que Freud découvre la psychanalyse quand il se décide à abandonner sa première théorie d'une origine traumatique des… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… *L'attention portée par Freud à ce phénomène « du plus haut intérêt » qu'est le fétichisme, et qu'attesteront les remaniements successifs apportés aux premiers développements des Trois Essais sur la théorie de la sexualité, trouverait son emblème dans la double orientation du génie de Léonard de Vinci, partagé entre l'exigence du décryptage… Lire la suiteÉcrit par : Pamela TYTELL
… elle devint le plus fidèle disciple. À la mort de Freud, elle se mua en gardienne vigilante de la *doctrine, incarnant, pour une partie importante de la communauté analytique – notamment pour les Britanniques et les Américains –, une légitimité indiscutable, parce que fondée sur la filiation. Cette influence allait retarder la pénétration aux… Lire la suiteÉcrit par : Jacques NASSIF
Dans le chapitre "Le discours de Freud" : … On voit donc dans quelle tradition *Freud se place, lorsqu'il reprend pour son propre compte le concept de frustration. Mais il est notable qu'il ne le fait qu'à partir de 1908, le terme étant absent aussi bien des manuscrits adressés à Wilhelm Fliess que de L'Interprétation des rêves (1900) ou des Trois Essais sur la sexualité (… Lire la suiteÉcrit par : Hector YANKELEVICH
… ses amis ; Donald Winnicott, pour sa part, donna chez lui un séminaire lors d'un séjour à Paris. *Son souci, sa vie durant, fut de faire passer aussi bien les mots de Freud dans l'agencement intime où ils se trouvent dans le texte original et dans la trame de sa vie que la permanence de sa doctrine, de sa Lehre, selon lui indépassable… Lire la suiteÉcrit par : Didier ANZIEU
Dans le chapitre "La perspective psychanalytique" : … La psychanalyse est applicable à la vie collective, ainsi que *Freud en a donné des exemples dans Totem et tabou (1913), dans Psychologie collective et analyse du moi (1921), dans Malaise dans la civilisation (1930). L'apport essentiel de Freud réside dans un mythe qu'il a inventé et qui, depuis lors, s'est révélé être… Lire la suiteÉcrit par : Alphonse DE WAELHENS
Dans le chapitre "Freud et la psychanalyse" : … situent à cette même époque tout en la débordant, ne modifie pas sensiblement cet état de choses. *Une certaine lecture de Freud – qui reste la plus superficielle, mais qui n'en est pas moins possible – n'aurait guère de scrupule à contresigner les conclusions énoncées plus haut. Freud n'insiste-t-il pas lui-même sur la « troisième blessure… Lire la suiteÉcrit par : Thérèse LEMPÉRIÈRE
Dans le chapitre "Freud" : … de défense, 1893 ; Études sur l'hystérie, 1895 ; publication du cas Dora, 1905. *C'est d'abord la mise à jour du refoulement (l'idée intolérable est maintenue hors de la conscience), le déchiffrage du sens de la conversion (le mot est de Freud) grâce à laquelle l'idée inconciliable se trouve neutralisée par… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie METAIS
… *Expression utilisée en psychanalyse pour désigner une instance psychique. C'est en 1923 que Freud, dans l'article Le Moi et le Ça, présente une organisation de l'appareil psychique qui se divise en trois instances : le ça, le moi et le surmoi. Ce dernier comprend l'idéal du moi. Dans cet article, Freud n'établit pas de nette distinction… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "De l'identification imaginaire à l'identification symbolique" : … freudien aidera en fait à préciser la spécificité de l'apport psychanalytique. Il s'agit, pour *Freud, de montrer non plus comment l'investissement libidinal vient à se perpétuer dans l'identification – l'âme « pense être, disait saint Augustin, ce sans quoi elle ne peut se penser » –, mais comment, au contraire, celle-ci s'en dissocie : en un… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… *Métaphoriquement dérivé de la réduction psychologique des enchantements magiques et des découvertes de l'optique géométrique, couronnant, avec Kant, la critique relativiste de l'optimisme leibnizien, le concept moderne d'illusion a conquis une position centrale dans la réflexion de Schopenhauer et dans celle de Nietzsche, avant de soutenir le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Sources romantiques et élaboration psychanalytique" : … plus vrai, le meilleur ait l'air si irréel, et que ce qui est irréel paraisse si vrai ? » La notion *freudienne de l'étrangeté est ici déjà présente avec l'ambivalence de l'expérience qui la constitue, conjonction de la reconnaissance et du dépaysement, saisissement de la familiarité la plus profonde ; et autour de ce noyau poétique toute l'… Lire la suiteÉcrit par : Christian DEROUESNE, Hélène OPPENHEIM-GLUCKMAN, François ROUSTANG
Dans un article paru en 1917, *Freud compare la révolution provoquée par la psychanalyse à celles de Copernic et de Darwin. De même que la Terre ne peut plus être considérée comme le centre de l'univers et que l'homme apparaît tard venu dans la lignée animale, de même le moi conscient n'est plus le maître… Lire la suiteÉcrit par : Pierre BUSER, Pierre KAUFMANN, Daniel WIDLÖCHER
… pourrait peut-être finalement contenir la clef de quelques-uns des problèmes posés. Ces données *concernent non point l'activité de neurones isolés, mais celle de populations entières de cellules, c'est-à-dire les rythmes bioélectriques globaux dits spontanés, dont diverses structures, en particulier le thalamus et le cortex,… Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT, Pierre SMITH
Dans le chapitre " L'interdit en psychanalyse" : … parce qu'elle nous précède toujours, de la loi. Si, en effet, l'on prend au sérieux l'affirmation *freudienne que toute pulsion est, dans sa racine, pulsion de mort, on devra reconnaître qu'il ne saurait y avoir, pour une pulsion, de satisfaction à proprement parler sans l'appui d'une limite, d'un écart toujours renouvelé au terme où elle tend et… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Psychologie et psychanalyse" : … originaire est appelé à jaillir l'intérêt, en tant que face subjective de la sublimation. Dès 1897, *Freud fait, en effet, confidence à Wilhelm Fliess de la montée de son « intérêt » à l'approche de sa découverte inaugurale de la dimension « abyssale » du psychisme. « Tout mon intérêt, écrit-il, se concentre sur l'analyse de mes rêves. » Trente ans… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FÉDIDA
Dans le chapitre "Données historiques" : … *Freud fait intervenir pour la première fois le terme d'interprétation dans la Traumdeutung (1900, traduit en français d'abord sous le titre de Science des rêves, puis d'Interprétation des rêves). Il s'attache déjà à distinguer la notion d'interprétation en psychanalyse du sens qui lui est reconnu dans l'Antiquité à propos… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
… *La notion d'investissement, ainsi que celles qui lui sont liées (désinvestissement et contre-investissement), tient une place de première importance dans l'œuvre de Freud. Elle vient du mot allemand besetzen, qui peut désigner l'occupation militaire d'une place ou, dans le langage financier, le placement d'un capital dans une entreprise… Lire la suiteÉcrit par : Raoul VANEIGEM
… *Sémantiquement et psychologiquement, la jalousie est inséparable du désir. Bossuet prête au mot le sens de « passion sans partage » lorsqu'il écrit : « Combien de Romains furent jaloux de la liberté. » C'est le « zèle extrême » qu'atteste, à l'origine, le provençal gelos, fréquent dans la poésie des troubadours, entre les années 1135 et… Lire la suiteÉcrit par : Patrick GUYOMARD
Dans le chapitre "Le retour à Freud" : … Lacan fut un lecteur extraordinaire et, avant tout, un lecteur de *Freud. Son enseignement peut être mis sous le double signe d'une réforme et d'un retour. Réforme d'une psychanalyse qui a perdu le sens originaire de son expérience et retour à celui dont le nom même est devenu un symptôme, énigme pour qui le profère. Cette lecture de la situation de… Lire la suiteÉcrit par : Anne-Marie LERICHE
… *Période du développement de l'enfant pendant laquelle les pulsions paraissent ne plus se manifester. On préfère à ce sujet utiliser la notion de phase ou de période plutôt que celle de stade, qui implique l'idée d'une nouvelle organisation pulsionnelle de la personnalité. Cette phase est définie par Freud comme un arrêt, ou une régression, dans l'… Lire la suiteÉcrit par : Christian HERMANSEN
Dans le chapitre "L'Amour du censeur" : … de ses mises en scène. Il connut un accueil où l'incompréhension le disputait au sarcasme. *Son point de départ est la relecture de Freud, et notamment des textes dits anthropologiques du maître viennois, considérés traditionnellement par ses élèves comme secondaires du point de vue de la pratique analytique, textes que Freud présentait… Lire la suiteÉcrit par : Brigitte LEMÉRER
… et à Londres en anglais, traduit par Katherine Jones sous le titre Moses and Monotheism. *Livre de l'exil, il paraît quelques mois avant la mort de Freud et s'inscrit dans la suite logique de Totem et Tabou qu'il approfondit et complète : ce qui fait la force d'une religion, ce n'est pas sa vérité matérielle mais sa vérité… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "L'analogie de l'intoxication" : … sur le terrain clinique de la névrose d'angoisse, elle est préparée selon le témoignage de *Freud (lettre 44 du 2 avril 1896) par l'analogie des affections avec une certaine forme d'intoxication : « J'ai toujours considéré, écrit-il à Wilhelm Fliess, la névrose d'angoisse et les névroses en général comme résultat d'une intoxication et j'ai… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "La psychanalyse et la forme des langues" : … d'autre part. On sait combien l'opposition actif/passif joue un rôle important dans la construction *freudienne. En dehors même des exemples que nous avons cités, elle fonde un très grand nombre de concepts essentiels de la théorie. Or cette opposition ne se laisse bien définir que dans certaines traditions grammaticales. Tout usage qui peut en être… Lire la suiteÉcrit par : Jean BELLEMIN-NOEL
Dans le chapitre "Le surplomb de l'auteur" : … sentit honoré de recevoir le prix Goethe, mais deux des notions de base qui soutiennent l'édifice *doctrinal de la psychanalyse ont trouvé le nom qui les désigne dans la littérature antique : l'œdipe chez Sophocle, le narcissisme chez Ovide. En outre, rien ne ressemble autant à une narration romanesque qu'un « récit de cas », pourvu que son… Lire la suiteÉcrit par : René ALLEAU, Roger BASTIDE
Dans le chapitre "Les théories anti-intellectuelles de la magie" : … la magie pourrait réaliser ses buts en l'absence de tout rituel (H. Codet). Cependant, c'est* la psychanalyse qui a donné à cette théorie de la magie-désir sa forme la plus développée. La première forme de la libido est la libido orale ; or, lorsque la mère est loin et que l'enfant pleure ou crie, la mère revient pour lui donner le sein ; l'… Lire la suiteÉcrit par : Michel PLON
Dans le chapitre "Le prix de la culture" : … *À Romain Rolland qui lui reprochait d'avoir négligé d'analyser, dans L'Avenir d'une illusion, l'essence du sentiment religieux voisin de cette plénitude dont l'homme est toujours en quête, Freud répond, entamant ainsi son analyse du Malaise, que cette plénitude est la répétition de celle éprouvée par le nourrisson et que le… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Dans le chapitre "Psychanalyse et philosophie" : … *Freud classe la mélancolie, en 1896, parmi les psychonévroses de défense et plus précisément les névroses narcissiques. Liée à la série des névroses d'angoisse, particulièrement à la dépression périodique, elle se rattache au troisième mode de transformation de l'énergie non liquidée, celui de la transformation de l'affect ; mais, alors que la… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
Dans le chapitre "Deux extensions remarquables : Jakobson et Lacan" : … pas étonné de voir apparaître les termes de métaphore et métonymie dans le vocabulaire analytique. *Freud met l'accent sur deux opérations langagières selon lesquelles est disposé le discours latent dans son rapport au discours manifeste : la condensation (Verdichtung) et le déplacement (Verschiebung). Tout thème inconscient a… Lire la suiteÉcrit par : Michèle BOMPARD-PORTE
… Terme créé par Sigmund Freud dans sa correspondance privée avec Wilhelm Fliess, en 1896, puis* défini comme suit, en 1915, dans L'Inconscient : « Nous ne trouverons pas déraisonnable de distinguer par un nom particulier le mode de considération qui est le plein achèvement de la recherche psychanalytique. Je propose que l'on doive… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "Le moi et la « déconstruction » du sujet" : … de la subjectivité : celle-ci est alors conçue comme un intérieur face à l'extériorité du monde. *Dans la conception analytique freudienne, le moi garde des fonctions médiatrices, puisqu'il est « situé », dans les topiques, « entre » le ça et le surmoi. Mais, et c'est là que porte la mutation, l'extériorité est à l'intérieur du… Lire la suiteÉcrit par : Gaston RICHARD, Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Glissements de sens propres à la notion" : … il lui est impossible de venir à bout de la pulsion par des réactions de fuite. De là la hantise *freudienne : constituer une théorie des pulsions qui ne soit pas une simple mythologie, mais qui rende effectivement compte des processus psychiques se déroulant dans l'inconscient. Mais un autre glissement – et qui n'est point équivalent – semble… Lire la suiteÉcrit par : Nicole BELMONT, Nicole SINDZINGRE
Dans le chapitre "La naissance en Europe" : … du conte ne présente rien de dramatique. O. Rank interprète ce schéma mythique par des fantasmes que* Freud avait désignés sous le nom de « roman familial ». L'enfant imagine que ses parents ne sont pas ses parents véritables, qu'il est né de parents plus prestigieux et que ses parents l'ont seulement adopté ou recueilli. Ou bien seul le père est… Lire la suiteÉcrit par : Michèle MONTRELAY
… la psychose, l'instauration du principe de réalité et du principe de constance. Dans l'œuvre de *Freud, il fut l'objet, pendant vingt-cinq ans, de travaux qui précisèrent, modifièrent aussi partiellement sa portée. Puisque le narcissisme désigne l'investissement de l'énergie psychique (ou libido) qui a pour objet le moi, l'analyse de… Lire la suiteÉcrit par : René DIATKINE
… évolutive dans la compréhension des maladies mentales. Mais c'est indiscutablement Sigmund *Freud qui élabora une théorie des névroses, permettant à la fois une compréhension des phénomènes observés, une description et une classification cohérentes, ainsi qu'une stratégie et une tactique dans la thérapeutique des névroses. Il en découla non… Lire la suiteÉcrit par : Marie-Claude LAMBOTTE
Dans le chapitre "Un processus psychologique" : … C'est en effet le même terme de nostalgie (Sehnsucht)* que reprend Freud pour désigner également une aspiration intense issue le plus souvent de satisfactions passées auxquelles le sujet n'a pu totalement renoncer, telles par exemple les satisfactions sexuelles qui sont attachées aux zones érogènes infantiles et que le sujet a dû abandonner… Lire la suiteÉcrit par : Carlos MAFFI
Dans le chapitre "La théorie freudienne" : … C'est* en 1915, dans un texte intitulé Pulsions et destins de pulsions, que Freud précise et définit l'objet dans son rapport avec la pulsion. Si le but d'une pulsion est la satisfaction, l'objet est « ce en quoi et par quoi la pulsion peut atteindre son but ». Objet et pulsion sont donc intimement liés dans la théorie freudienne. Et cette… Lire la suiteÉcrit par : Octave MANNONI
… ou psychique. Le mécanisme des états obsédants est devenu plus facile à expliquer depuis que *Freud a donné l'interprétation d'une forme particulière de névrose, la névrose obsessionnelle. Sous ce nom, on groupe des états névrotiques assez divers, dont l'unité tient au fait qu'ils relèvent tous d'une seule et même explication théorique. En… Lire la suiteÉcrit par : Claude RABANT
Pour *Freud, le complexe d'Œdipe, inséparable de la découverte de l'inconscient, désigne à la fois le « complexe nucléaire de la névrose » et le « point nodal » du désir infantile (en tant que « l'inconscient, c'est l'infantile en nous ») : la sexualité infantile y culmine et la sexualité adulte s'y décide,… Lire la suiteÉcrit par : Émile JALLEY
Dans le chapitre "La philosophie critique et romantique allemande" : … affectifs tendent à s'organiser par couples d'opposés, affirmation qui préfigure le concept *freudien de couples opposés de pulsions (Gegensatzpaar), en rapport avec le mécanisme de l'ambivalence : « Le plaisir et le déplaisir, les désirs et les aversions que nous éprouvons à la fois pour le même objet sont en opposition réelle. Les… Lire la suiteÉcrit par : Georges TORRIS
Dans le chapitre "Le persécuteur" : … de personnalité ». Même dans le sadisme, pense Adler, réticent cependant vis-à-vis du sexualisme *freudien, « le but final consiste dans la domination des autres, que le sujet conçoit et ressent comme un triomphe viril [...] les facteurs sexuels assument le rôle de symbole. Bref, le névrosé peut encore exalter son sentiment de personnalité en… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CORRAZE
Dans le chapitre "Le rôle de l'identification" : … pouvait présider au choix du modèle ; en effet, ce qu'il est détermine l'acte, et non ce qu'il fait.* Freud a fait jouer à l'identification un rôle capital dans la constitution de la personnalité. L'identification suit un choix libidinal qui la fonde et la justifie : l'objet une fois abandonné se retrouve intériorisé et, grâce à cette identification… Lire la suiteÉcrit par : Jean CLAVREUL
Dans le chapitre "Désaveu de la différence des sexes (Verleugnung) et division du Moi (Spaltung)" : … C'est à l'une des toutes dernières publications de *Freud (sur le fétichisme) que l'on doit une approche véritablement féconde de la perversion. On sait l'importance que la théorie psychanalytique accorde à la découverte, par l'enfant, de la différence des sexes. C'est en fonction de cette différence que s'organise le désir sexuel, l'enfant ayant à… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN
Dans le chapitre "Le phallus dans la théorie psychanalytique" : … propre. La prééminence du terme phallique est, en fait, impliquée dès la découverte faite par *Freud, très précocement, de l'étiologie sexuelle des névroses et du rapport électif de la sexualité avec le refoulement et donc avec l'inconscient comme tel : c'est presque d'emblée que la sexualité s'est révélée à Freud comme étant à l'origine du… Lire la suiteÉcrit par : François PERRIER
… des théoriciens et cliniciens. L'étude de la structure phobique renvoie donc à la découverte *freudienne. L'intérêt de la question se trouve renforcé du fait que la phobie apparaît tout autant comme un moment de la maturation du devenir psycho-affectif de l'enfant que comme le symptôme pathognomonique d'un type de névrose de l'adulte. Si le… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Que la recherche du plaisir fasse principe, c'est-à-dire qu'elle contienne une proposition renfermant une détermination générale de la volonté, et à laquelle sont subordonnées plusieurs règles pratiques, c'est une évidence dont les implications s'avèrent difficiles à réaliser. L'auteur du principe de plaisir, Épicure, « se comprenait-il lui-même… Lire la suiteÉcrit par : Jacques POSTEL
Dans le chapitre "Le concept dans l'œuvre de Freud" : … Aux deux mécanismes de défense qu'il avait décrits en *1894, à savoir la conversion (transposition de l'affect désagréable sur le registre somatique, chez l'hystérique) et le déplacement (qui fait qu'une représentation intense, chez l'obsessionnel, est remplacée par une autre plus neutre, en vertu d'un lien associatif), Freud ajoute en 1896 la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… les stupéfiants ; et l'avènement même de la psychanalyse n'a pas eu raison de cet intérêt. « Une *théorie de la sexualité, écrira-t-il dans l'analyse du cas Dora, ne pourra, je le suppose, se dispenser d'admettre l'action excitante de substances sexuelles déterminées. Ce sont les intoxications et les phénomènes dus à l'abstinence de certains… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
… en 1912 avec le concours d'Otto Rank et de Hanns Sachs, nous permet de situer avec précision le *projet systématique d'une psychanalyse des œuvres. Dans la bibliographie établie par Sachs sont en effet distingués, parmi les applications de la psychanalyse aux sciences de la culture, le domaine de la biographie et celui de l'esthétique. Du… Lire la suiteÉcrit par : Émile JALLEY
… principe d'opposition. C'est cette dernière catégorie qui constitue l'instrument épistémologique du dualisme *freudien, en tant que cadre référentiel de la description de l'appareil psychique – alors que la dynamique hégélienne de l'histoire de l'esprit résorbe toutes les autres formes d'opposition dans le privilège exclusif accordé au concept de… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SÉDAT
Dans le chapitre "Place de la psychanalyse" : … externes d'un sujet, est généralement ou davantage marquée du signe tragique de l'intemporalité. La *recherche de Freud va donc de pair dès le début avec une interrogation sur la culture, ce dont témoignent, par exemple, « La Morale sexuelle civilisée et la maladie nerveuse des temps modernes » (1908, in La Vie sexuelle, P.U.F., 1969), … Lire la suiteÉcrit par : Jean AYME, François CAROLI, Georges LANTERI-LAURA, Jean-Michel THURIN
Dans le chapitre "La psychiatrie classique" : … car de telles options relèvent d'un autre registre, plus théorique et alors assez mal déterminé. *Apparue en marge de la psychiatrie à la fin du xixe siècle, la psychanalyse freudienne rendra compte tout d'abord du domaine des névroses, en particulier de celui des névroses de transfert, mais à partir d'un certain moment,… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GRÉCO
Dans le chapitre "Psychologie clinique et psychanalyse" : … c'est-à-dire hypothético-déductive, la psychanalyse a pris rapidement, grâce au génie de* Freud, la forme d'une théorie constituée, avec ses techniques et ses concepts propres, pour l'explication des névroses d'abord, puis du psychisme en son entier. « Explication » doit être pris ici dans son sens fort, car il ne fait pas de doute que les concepts… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FÉDIDA, Pierre JUILLET, Hélène STORK
Dans le chapitre "Le problème de la théorisation psychanalytique" : … la notion de psychose les fondements théoriques qui en assurent la cohérence structurale. Bien que *Freud n'ait point cherché à développer systématiquement une théorie de la psychose, celle-ci sera présente au cœur d'une réflexion qui réévalue constamment le sens et la portée clinique de chaque concept dégagé. Ajoutons que le problème de la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel WIDLÖCHER
Dans le chapitre "Les découvertes de la psychanalyse" : … difficile. De l'étude de ces difficultés devait naître la psychanalyse. En tout premier lieu, *Freud découvrit que l'oubli tenait en réalité à des résistances et que, si les souvenirs traumatiques demeuraient inaccessibles à la conscience et étaient source de symptômes névrotiques, c'était en raison des conflits psychiques qu'ils provoquaient… Lire la suiteÉcrit par : André GREEN
Dans le chapitre "Instinct et pulsion" : … la notion de spécialiste de la non-spécialisation nous rapprocherait peut-être de la conception *freudienne par la réduction de l'invariant à un seul élément, la force poussante du Trieb. La pulsion est alors sous la coupe d'un facteur d'ordre énergétique, correspondant à la tension interne de l'Instinkt, mais, au lieu de s'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Dans la psychanalyse freudienne, l'expression de pulsion partielle (Partialtrieb) désigne les pulsions en tant que spécifiées par leur but et par leur source organique. C'est dans les Trois Essais sur la théorie de la sexualité (1905) que Freud introduit cette notion : « Ce qui distingue les pulsions les unes des autres et les… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Que la réalité doive constituer un « principe », telle est la conclusion nécessaire à laquelle nous conduit toute étude de la folie. Mais il s'agit moins ici d'un principe théorique établissant au sens kantien la possibilité a priori de l'intuition et de la liaison des phénomènes que d'un principe pratique, en vertu duquel le sujet se détermine à… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FISZLEWICZ
Opération constitutive de l'inconscient, le refoulement a été repéré par *Freud dès ses premières observations cliniques. Il consiste à maintenir ou à repousser dans l'inconscient des représentations liées à des pulsions, capables, si elles étaient maintenues ou si elles avaient accès au système préconscient-conscient, d'y provoquer un… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Expression qui désigne, chez Freud, le troisième moment du processus de refoulement. On distingue, en effet, un refoulement originaire (Urverdrängung) qui porte sur les représentants de la pulsion ; un deuxième temps, qui est marqué par le refoulement proprement dit (eigentliche Verdrängung) ou refoulement après coup (… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François RICHARD
… *En psychologie expérimentale, le terme de régression désigne le processus par lequel, dans certaines circonstances (situations conflictuelles ou anxiogènes, hypnose), le comportement qui est habituel dans une situation donnée fait place à un comportement qui est caractéristique d'un stade de développement antérieur ou correspondant à un répertoire… Lire la suiteÉcrit par : Antoine VERGOTE
Dans le chapitre "De la projection à la toute-puissance du désir" : … la religion n'est lisible que sous l'éclairage des théories analytiques. Aussi le souci constant de *Freud est-il de comprendre la religion à la lumière des processus que lui a enseignés l'expérience de la psychopathologie et de marquer en même temps la différence d'avec la pathologie proprement dite. Dans sa psychomythologie et dans L'Avenir d'… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *« Si Dieu lui-même n'avait pas voulu la répétition, écrivait Kierkegaard, le monde n'aurait jamais existé. » Mais vouloir la répétition, n'est-ce pas aussi vouloir la mort ? La répétition est d'abord un vécu qu'il appartient à l'analyse phénoménologique de ressaisir dans les champs qui lui sont propres et, en particulier, sur les registres cosmique… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François LYOTARD
Dans le chapitre "Le rêve et le mythe" : … ou légendaire, et à lui seul, que peuvent s'appliquer les deux méthodes d'interprétation que *Freud examine au début de l'Interprétation des rêves (Traumdeutung), et qu'il qualifie de « populaires » : l'interprétation symbolique et le déchiffrement. La première prend le rêve comme un tout, ou du moins comme un agencement de… Lire la suiteÉcrit par : Jean CAZENEUVE
Dans le chapitre "Fonctions et explications" : … Freud a eu le mérite de renoncer à rattacher le rite à une exigence immédiate de la vie. Il *y voit plutôt un phénomène secondaire produit par un traumatisme psychologique. En fait, les pratiques magiques et religieuses des « primitifs » sont, d'après lui, une réaction inconsciente à la tension créée par le « parricide primitif », autrement… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT
… *C'est dans le livre d'Otto Rank, Le Mythe de la naissance du héros (1909), que Freud inséra un petit texte intitulé « Le Roman familial des névrosés ». Le phénomène auquel se rattache ledit « roman » est le processus général de distanciation entre parents et enfants, processus qui, pour Freud, est indispensable et constitue même la… Lire la suiteÉcrit par : Dominique JAMEUX
Dans le chapitre "Freud et la tradition psychanalytique" : … Dans ce qu'on est convenu de nommer la première topique *freudienne, dont les expressions les plus élaborées sont l'Introduction à la psychanalyse et Pulsions et destin des pulsions (textes publiés l'un et l'autre en 1915), Freud ne traite pas spécialement du sadisme-masochisme. Son premier objectif, en fait, est d'abord de jeter… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude SEMPÉ
… *Freud a donné le nom de scène primitive ou scène originaire (Urszene) à celle où l'enfant se voit assister à des rapports sexuels de ses parents, soit qu'il les ait observés réellement, soit qu'il se les soit représentés sur un mode fantasmatique. À côté du traumatisme de la séduction, du complexe de castration, la scène primitive… Lire la suiteÉcrit par : Edmond ORTIGUES
… Cette sociabilité corporelle ambiguë, marginale, se manifeste dans la « fantaisie », comme dit* Freud, ou le « fantasme », comme disent ses disciples, c'est-à-dire sur « une autre scène » que celle qui est régie par le « principe de réalité » ou d'utilité. Il s'avère que cette autre scène, qui est apparemment celle de notre solitude, met en… Lire la suiteÉcrit par : Claude CONTÉ, Moustapha SAFOUAN
… pour ainsi dire, en souffrance. On pourrait rendre compte par là de la place de la découverte *freudienne dans l'histoire de la science et de son rapport avec la vogue de la grande hystérie à la fin du xixe siècle. Une telle vue permettrait aussi d'éclairer un paradoxe, à savoir que c'est au cours d'une expérience… Lire la suiteÉcrit par : André AKOUN
Dans le chapitre "De l'origine de la société" : … il de l'histoire américaine des Pères fondateurs ou celle – française – de l'an I de la Révolution. *Il en va tout autrement avec le roman des origines auquel s'identifient les théories du contrat social et Totem et Tabou de Freud. Ce roman est un mythe que la raison se donne pour dire ce qui ne peut être dit, à partir du réel comme trace… Lire la suiteÉcrit par : Jean POIRIER
Dans le chapitre "Freud et Jung" : … Une véritable psychanalyse de l'espèce a été proposée par *Freud à plusieurs niveaux, dont certains sont largement méconnus. Il a admis l'universalité de la symbolique. Les rêves, en dehors de leur aspect idiosyncrasique, qu'on peut rapporter à l'histoire du sujet prise dans la totalité de sa durée et de ses relations, sont justiciables d'… Lire la suiteÉcrit par : Jacques BRUNSCHWIG, Barbara CASSIN
Dans le chapitre "La postérité de la sophistique" : … l'un des points de retour les plus marquants du logos sophistique dans la psychanalyse. *Freud, comme toute la tradition philosophique, s'est engouffré dans l'exigence aristotélicienne du sens. Il n'est pas un trait de la théorie et de la pratique analytiques qui n'en puisse témoigner : symptôme, mais aussi bien rêve, lapsus, acte manqué… Lire la suiteÉcrit par : Charles BALADIER
… *Traduit en français, suivant les usages qu'on en fait, par « séparation », « clivage » ou « dissociation », le terme allemand Spaltung n'est lui-même que la traduction par Freud d'une expression fréquente dans la psychiatrie française du xixe siècle, celle de « double conscience », utilisée en particulier par Pierre… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… Néanmoins – et telle est la divergence essentielle – la théorie de la sublimation se donne chez *Freud un contenu spécifique ; elle s'appuie sur ce que son auteur qualifie cependant lui-même de « mythologie », à savoir une théorie des pulsions. La sublimation consiste à substituer à un but et à un objet sexuels primitifs de nouveaux… Lire la suiteÉcrit par : René ARLABOSSE, Jean-Pierre BLANADET, Baldine SAINT GIRONS, Universalis
Dans le chapitre "Racines pulsionnelles du désir de mort" : … Il faut donc, en ce point de l'exposé, examiner les conditions pulsionnelles d'émergence du désir. *La pulsion de mort ne saurait viser un objet, mais seulement un état, exprimé métaphoriquement par l'égalisation des tensions chimiques. Cependant, la dépendance à l'égard de l'objet paraît inévitable du fait que, comme le dit Freud à la fin d'Au… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… grâce à laquelle se trouve distribué à chacun son « lot » ? Or, dans la perspective ouverte par *Freud, Lacan joint et oppose aux différentes interprétations possibles de la notion de sujet celle de sujet psychanalytique, compris comme sujet de l'inconscient. Il faudrait alors d'emblée définir celui-ci d'une façon tautologique comme ce qui est… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Concept employé en psychanalyse pour signifier qu'une formation de l'inconscient, telle qu'un symptôme, un rêve, un lapsus, est déterminée, non par un seul facteur, mais par plusieurs, qui s'organisent en des chaînes signifiantes différentes, chacune d'elles possédant sa cohérence et requérant une interprétation particulière. Le concept de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel VAPPEREAU
*Freud a introduit le terme de surmoi en 1923 dans son essai intitulé Le Moi et le ça, afin d'ajouter une dimension génétique au mythe de Totem et tabou. Il y expose ce qui advint après le déroulement du drame mythique, de manière à rendre compte de la dissolution de l'œdipe. Une fois… Lire la suiteÉcrit par : Dominique JAMEUX
Dans le chapitre "Le symbolisme des rêves" : … La *théorie psychanalytique des symboles, qui occupe chez Freud et ses successeurs une place importante, est une des plus riches sur la question. On se bornera ici à tenter d'en clarifier les différents aspects. Dans L'Interprétation des rêves (1900), Freud se réclame en partie contre l'attitude scientiste et positiviste de l'époque de l'… Lire la suiteÉcrit par : Angèle KREMER-MARIETTI
Dans le chapitre "L'efficacité du symbolique" : … selon ce que Creuzer avait vu, « la racine et la souche de toute expression, de toute expression *figurée, dont il est en même temps le plus haut développement ». Figuration condensée, tel est déjà le symbole pour Creuzer : à cette activité condensatrice du symbole supplée le mythe en tant que narratif et déployant un univers d'images et de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude SEMPÉ
… *Le mot « symbolique » est employé sous sa forme substantive par Freud dans L'Interprétation des rêves : il désigne les symboles ayant une signification constante tels qu'on peut les retrouver dans certaines productions de l'inconscient et notamment le rêve. La cinquième section du chapitre vi de L'Interprétation est… Lire la suiteÉcrit par : Daniel de COPPET
Dans le chapitre "Les tabous et la Loi" : … système de tabous s'attaque « à la liberté de jouissance, de mouvement et de communication », écrit *Freud dans son ouvrage Totem et Tabou (Totem und Tabu). Les tabous forment donc une sorte de législation qui restreint, au moyen de prohibitions, la libre jouissance. Celle-ci en effet n'est pas compatible avec les exigences de la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Paul LACAS
… *Dans la théorie psychanalytique de Freud, on distingue couramment deux topiques successives ou conceptions des lieux psychiques. La première topique, élaborée à partir de 1900, distingue métaphoriquement dans l'appareil psychique : l'inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde, qui date de 1923, distingue le ça, le moi et le surmoi.… Lire la suiteÉcrit par : Jacques SÉDAT
… Maria Torok partage avec Nicolas Abraham le souci de différencier l'écorce du noyau de la *théorie freudienne : « Si les théories de Freud forment l'écorce protectrice de son intuition, la dissimulant et la révélant à la fois, qu'en est-il du noyau proprement dit ? Car c'est lui qui, invisible mais agissant, confère son sens à toute la… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Sources de l'élaboration freudienne" : … Il est généralement admis que la conception du transfert a évolué, dans la pensée de *Freud, de la notion d'un déplacement d'affect, procédant de représentation à représentation, à une notion élargie impliquant au premier chef, avec la personne du thérapeute, la composante essentielle de la relation analytique. Plus précisément, la première période… Lire la suiteÉcrit par : Sylvie SESÉ-LÉGER
Dans le chapitre "Clinique, étiologie et thérapeutique" : … vie, mais après que le noyau de genre se fut constitué et fixé ». Il en vient ainsi à contester la *théorie freudienne du complexe de castration, en affirmant que l'état mâle n'est pas « l'état le plus solide, le plus naturel » et qu'on se trompe quand on pense, avec Freud, que « l'homme est prédestiné à un départ plus heureux dans la vie, sa… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
… *Initialement terme de chirurgie désignant l'état dans lequel une blessure grave jette l'organisme, le « traumatisme » en est venu à connoter dans la théorie psychanalytique toute excitation suffisant à mettre en échec les mécanismes de défense habituellement efficaces. Le traumatisme est ainsi indissolublement lié à la théorie du choc. « T'ai-je… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
Dans le chapitre "Psychologie" : … Les expériences de S. Milgram établissent l'importance décisive de la soumission à l'autorité. *Freud a très tôt reconnu l'importance de l'agressivité, qu'il n'a pas d'abord rattachée à une pulsion particulière. Pour lui, la notion même de pulsion implique une poussée ou une énergie qui peut connaître diverses métamorphoses, y compris… Lire la suite
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