Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Alain MICHEL
Dans le chapitre "Du baroque au néo-classicisme : les métamorphoses de la grâce" : … avec l'enseignement sénéquien que Juste Lipse donnait à Leyde et à Louvain à la fin du siècle précédent. *Ainsi se forme le classicisme, d'abord avec Guez de Balzac, ensuite avec Boileau. L'Art poétique (1674) est d'abord cartésien, l'apparente imitation d'Horace n'excluant pas une très grande différence d'esprit. Boileau s'attache… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un de ces abbés qui tiennent tant de place dans l'histoire de la littérature — et des théories littéraires — au xviie siècle. Il a été prédicateur, romancier, dramaturge, poète, mais il a surtout voulu être, quant à lui, le législateur du théâtre. En 1640, une querelle l'oppose à Ménage à propos de la durée de l'… Lire la suiteÉcrit par : Claude-Gilbert DUBOIS, Pierre-Paul LACAS, Victor-Lucien TAPIÉ
Dans le chapitre "L'impératif de la forme" : … qui mettent les effets et les impressions au service de la signification. Tel est l'ordre *traditionnel, qui a été perçu comme « naturel » et défini comme « classique ». Le baroque ayant été considéré comme l'inverse du classique, parler de baroque en littérature a consisté à inverser les termes, en donnant priorité à la forme sur le… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Le plus « honnête homme » de la Compagnie de Jésus, et le plus estimé dans le monde, malgré une formation théologique, reçue à Bourges, et une carrière enseignante, commencée à Tours, puis vouée à des préceptorats flatteurs. L'éducation des jeunes princes de Longueville, celle de Seignelay, fils de Colbert, après un séjour à Dunkerque comme… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Fils d'un notaire parisien, Jean Chapelain abandonne des études de médecine pour entrer comme précepteur chez le marquis de La Trousse, dont il administrera longtemps les biens. Célibataire, il vit avec une économie que ses adversaires taxent de ladrerie, de même qu'ils brocardent sa mise peu soignée. Il nourrit, il est vrai, une seule passion, le… Lire la suiteÉcrit par : Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE
Dans le chapitre "Classique ou baroque ?" : … l'avaient été sous Élisabeth ou comme les Français l'étaient sous Louis XIV. Ce fut seulement en *France au xviie siècle qu'une littérature originale et forte coïncida avec l'apogée de la royauté absolue ; on y vit coexister une philosophie et une pensée religieuse qui s'efforcèrent d'arrêter le flux introduit en Europe par la… Lire la suiteÉcrit par : Robert ABIRACHED
Dans le chapitre "Constitution d'un genre" : … degré de perfection artisanale, la commedia sostenuta acquiert ses lettres de noblesse, et *la notion de pièces régulières, grâce à l'Arioste, à l'Arétin et à Machiavel, l'emporte décisivement sur le théâtre populaire et dialectal proposé par le grand Ruzante. On écrira désormais des comédies soumises aux unités de temps et de lieu, avec… Lire la suiteÉcrit par : Paul BÉNICHOU
Dans le chapitre "Corneille et le genre tragique" : … régulière ; mais, même dans ses tragédies les plus achevées, Cinna, Polyeucte, *les critiques ont constaté une imparfaite conformité aux préceptes des théoriciens. Un des plus en vue parmi ces théoriciens, l'abbé d'Aubignac, avait déjà publié, en 1657, sa Pratique du théâtre, quand Corneille fit paraître, en 1660, ses… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
… qu'on appelle parfois l'aristotélisme français, l'élaboration, au xviie siècle,* d'une « doctrine classique » du théâtre, aboutit à des règles supposées garantir que l'œuvre soit reçue comme vraisemblable, dans cet espace propre au drame qui ne serait ni celui du vrai ni celui du faux – ainsi du respect des trois unités, de… Lire la suiteÉcrit par : Jean-François LABIE
… de maintenir leur autonomie tant culturelle que spirituelle, enfin les provinces et la capitale. *Habitudes de vie et institutions, tout contribue à faire de cette France du Grand Siècle un lieu exceptionnel de la civilisation du langage : le respect avec lequel est considérée l'éloquence, celle de l'Église comme celle du tribunal, les plaisirs… Lire la suiteÉcrit par : Danièle COHN, François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre " Littérature" : … apparu au fur et à mesure de la constitution d'une tradition culturelle en Occident. On qualifie *de classiques les œuvres que l'éducation scolaire propose comme objets d'étude. Les écrivains dits classiques reconnaissent ces dernières comme des modèles à imiter. Cette imitation n'a pour eux rien de servile. Ils y voient au contraire la condition… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GOIMARD
Dans le chapitre "Le critère de l'émerveillement" : … On se replie alors sur les trois formes de merveilleux – divin, magique et humain – admises par les *classiques. Le merveilleux humain lui-même est aux frontières du concept : les exploits guerriers ou sportifs, les « prodiges de valeur », sont-ils humains ou surhumains ? À quel moment le héros sort-il des limites ? Quand son coup d'épée fend le… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Il est plus difficile de définir le mot d'esprit que d'en recenser les différentes techniques de production, ou d'en trouver des synonymes plus ou moins parfaits. Il est encore assez difficile de les juger du point de vue esthétique, mais il est très facile d'en donner des exemples. À la place d'une définition classique, les auteurs proposent le… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *L'un des principes de base de l'esthétique classique. Le naturel « exprime la conformité de l'œuvre d'art à un modèle idéal qu'on appelle conventionnellement la nature » (R. Bray). Cette définition permet de comprendre les ambiguïtés de la notion. Quelle nature ? La nature humaine sans doute, et non la nature extérieure. Mais, écrit Pascal « on ne… Lire la suiteÉcrit par : Véronique KLAUBER
… *Le purisme est la réaction conservatrice du grammairien en face de la création linguistique du rhéteur ou du poète qui tend à bouleverser l'ordre du langage. Ainsi exclut-il tout archaïsme ou néologisme, tout écart par rapport au vocabulaire « convenable » dont usent les « honnêtes gens », toute innovation syntaxique et partant, toute forme… Lire la suiteÉcrit par : Roger ZUBER
Dans le chapitre "Satire et naturel" : … des Anciens et des Italiens) deviennent les voies du naturel. Comme les autres genres, la satire *classique se propose d'« imiter les actions humaines ». Comme les autres genres, mais avec plus de simplicité : chez l'Arioste et chez Régnier, chez Furetière et chez Boileau, le vraisemblable se trouve saisi au niveau de la réalité quotidienne, et l… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POUILLOUX
… *Né en Italie d'une famille qu'il prétendait illustre et qui fut très vraisemblablement obscure, condottiere de l'épée avant de devenir « gladiateur des lettres » (Nisard), tour à tour étudiant et moine, Jules César Scaliger s'initie à la médecine, qu'il vient exercer en France : il se fixe à Agen, qu'il ne quittera pratiquement plus. Doué d'une… Lire la suiteÉcrit par : Robert PIGNARRE
Dans le chapitre "Le classicisme français" : … à donner la pleine mesure de son génie. Avec le règne personnel de Louis XIV commence l'ère *classique à proprement parler. L'aristocratie attirait dans ses salons les gens de lettres, les imprégnant de l'esprit du monde, et la bourgeoisie, dont presque tous étaient issus, les attachait aux valeurs cartésiennes d'ordre, de clarté, de rigueur… Lire la suiteÉcrit par : Jean MARMIER
… *Observées dans certaines tragédies du xvie siècle, les unités d'action, de temps et de lieu sont posées comme règle par Jean de La Taille (1572), sous l'influence de la Poétique de Castelvetro (1570), qui emprunte les deux premières à Aristote. Mais le théâtre baroque fait triompher l'irrégularité dans la tragi-comédie… Lire la suiteÉcrit par : Bernard CROQUETTE
… *La règle de la vraisemblance — l'une des plus importantes et des plus générales de la doctrine classique — trouve sa source dans la Poétique d'Aristote : « Il est évident que l'œuvre du poète n'est pas de dire ce qui est arrivé, mais ce qui aurait pu arriver, ce qui était possible selon la nécessité ou la vraisemblance. » Le vrai est l'… Lire la suite
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