Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Denys RIOUT
Dans le chapitre "Genèse de l'abstraction" : … pomme de discorde entre ses contempteurs et ses thuriféraires relève d'un différend ontologique : l'*art en général – et la peinture en particulier – est-il par essence, comme toute la pensée occidentale depuis Aristote l'avait jusqu'alors expliqué, lié à la mimésis, ou bien repose-t-il sur les qualités propres du médium, capable d'incarner une… Lire la suiteÉcrit par : Gerald M. ACKERMAN
Dans le chapitre "La formation de la théorie académique" : … Une *théorie humaniste de l'art fut inventée ou exprimée pour la première fois, avec une clarté remarquable, par Leon Battista Alberti dans son traité Della pittura, écrit aux alentours de 1435. Comme aucune théorie antique de l'art, susceptible de servir de modèle, n'avait survécu, l'humaniste Alberti appliqua la théorie antique de la… Lire la suiteÉcrit par : Miguel ABENSOUR
Dans le chapitre "L'art, une autre figure de la raison ?" : … *Ainsi l'art et l'expérience esthétique sont exposés à deux hypothèses contradictoires : soit l'expérience esthétique fait l'objet d'une intégration à l'industrie culturelle, à la transformation des œuvres d'art en marchandises, sous l'emprise de la « ratio de la vénalité » – ce qu'Adorno s'attacha à montrer dans le grand texte de musicologie… Lire la suiteÉcrit par : Frédérique LEMERLE
Dans le chapitre "Une figure de la Renaissance italienne" : … la suite d'Eugène IV, qui fuyait Rome, il retrouva l'élite artistique de la cité, et formula les *principes théoriques de la nouvelle expression artistique dans le De pictura (1435). Il composa à la même époque les Elementi di Pittura, dont il donna une traduction latine, et un bref traité sur la sculpture, De statua,… Lire la suiteÉcrit par : Yves MICHAUD
Dans le chapitre " La beauté injuriée" : … à la magie, à la pyrotechnie. Le désir réapparaît, mais le Bien manque clairement. Par ailleurs,* les théories de l'art reflètent dès le xixe siècle le même divorce entre le Beau, et le Bien et les mêmes réticences vis-à-vis du Beau. Kant faisait de l'ordre de l'art un analogue de l'ordre éthique. Après lui, même cette… Lire la suiteÉcrit par : Jan BIALOSTOCKI
Dans le chapitre "Le développement de la méthode : G. J. Hoogewerff et E. Panofsky" : … qui lui ont valu d'être considéré comme l'un des plus célèbres historiens et critiques d'art.* Panofsky élabora sa théorie de l'art dès sa jeunesse, la confrontant avec les concepts et les méthodes qui jouissaient alors de la plus grande popularité : l'idée de la « volonté artistique » de Riegl, l'idée des « formes de la vision » de Wölfflin… Lire la suiteÉcrit par : Georges DIDI-HUBERMAN
*L'élément religieux, c'est un fait notoire, a presque toujours tenu lieu d'élément matriciel ou originaire dans le développement des activités artistiques les plus diverses. Mais, à supposer acquise cette hypothèse, on n'a encore rien dit sur les rapports dialectiques qui peuvent s'établir entre un… Lire la suiteÉcrit par : Françoise PERROT
Dans le chapitre "Les principes esthétiques" : … *Maurice Denis s'est fait théoricien face à la génération montante des artistes qui, après 1910, se réclamaient davantage du pouvoir de l'instinct. Une note inscrite dans son Journal en janvier 1909 montre son intérêt pour « des élèves, et qui vous écoutent, et qui tirent profit, non seulement des idées qu'on leur donne, mais des mots dont… Lire la suiteÉcrit par : Jacinto LAGEIRA
Dans le chapitre "Entre artisanat et art" : … objets, dans les choses ordinaires de la réalité, c'est de « comprendre ce qui arrive quand il y a *« art » [...], le point limite entre les choses usuelles et celles qu'il nous appartient de reconnaître comme art ». Artschwager tente de classer en établissant une reconnaissance et une identification des objets usuels et artistiques avec lesquels… Lire la suiteÉcrit par : Olivier JUILLIARD
… *Élève de Christian Wolff à Halle, Baumgarten fut très tôt marqué par la pensée de Leibniz, à laquelle il devait par la suite s'opposer, et par celle de son maître d'alors. Nommé professeur extraordinaire à Halle en 1737, puis professeur ordinaire à Francfort-sur-Oder en 1740, il se fit connaître en publiant, entre 1750 et 1758, les deux volumes de… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Dans le chapitre "L'artiste comme producteur" : … route de l'Amérique. Les études des années 1930, obérées par les difficultés de l'exil, fournissent *un apport décisif dans le domaine de la théorie matérialiste de l'art. Parmi elles se détache l'opuscule intitulé L'Œuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique (1935-1936) flanqué de la Petite Histoire de la photographie… Lire la suiteÉcrit par : Philippe IVERNEL
Dans le chapitre "La théorie du théâtre épique" : … menée par Brecht contre la société cinématographique accusée par lui d'avoir édulcoré son opéra – *conduit l'auteur à poser la question de « l'art à l'époque de sa reproductibilité technique », ainsi que le formulera quelques années plus tard Walter Benjamin. Brecht déclare périmé l'art « organique » à prétention « irradiante » (libérant une aura… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
… de cette fracture historique, faisant basculer la vieille histoire esthétisante de l'art* vers une anthropologie des images : « Aujourd'hui l'artiste rejoint l'historien en repensant la fonction de l'art et en remettant en cause les prétentions traditionnelles à l'autonomie esthétique. Autrefois l'artiste étudiait au Louvre les chefs-d'œuvre.… Lire la suiteÉcrit par : Catherine VASSEUR
Dans le chapitre "L'expérimentation au service d'un art « sauvage »" : … de l'angoisse, de la joie, et de favoriser leur manifestation au cœur des signes qu'ils produisent. *Au souci de la représentation, ils substituent la mise en œuvre d'une dynamique spontanée, instinctive, entre le corps et la matière. « Il s'agit de plonger plus profondément, en pleine terre, en pleine eau, en plein feu, en plein air », dit… Lire la suiteÉcrit par : Andréi NAKOV
Dans le chapitre "Les manifestes" : … lieu à Saint-Pétersbourg. Dans les discussions agitées qui les accompagnent se précise l'idée d'un *art} de l'avenir qui doit rester réaliste et résolument moderne, assimiler les nouveaux moyens de la peinture abstraite et les mettre au service de l'idéologie matérialiste. Associé dans ses débuts avec le mouvement marxiste de la Révolution, le… Lire la suiteÉcrit par : Agnès ROUVERET
Dans le chapitre "Art et savoir (« téchnē/epistémē ») : la revendication des artistes" : … aux arts plastiques, à la danse, à la musique comme à la médecine ou au dressage des chevaux. *Il est probable que, en écrivant des traités sur leur art, les architectes, les peintres ou les sculpteurs ont cherché à s'élever au-dessus de cette condition commune, en essayant de constituer en véritable science leur savoir technique. La démarche… Lire la suiteÉcrit par : Barthélémy JOBERT
Dans le chapitre "Quinze discours sur la peinture" : … prononcés à l'occasion de la distribution des récompenses aux élèves, à la fin de chaque année, *chacun abordant un aspect particulier de la théorie des arts : « Imitation profitable des maîtres » (deuxième, décembre 1769) ; « Imitation du modèle et théorie de la nature générale » (troisième, décembre 1770) ; « Du grand style et d'un style… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld BREJON DE LAVERGNÉE
… *Après des études en théologie à Beauvais, sa ville natale, Jean-Baptiste Du Bos s'établit à Paris. Son mérite l'ayant fait bientôt remarquer, il remplit diverses missions diplomatiques. Il est principalement connu pour ses écrits, les Réflexions critiques sur la poésie et la peinture (1734) et une Histoire critique de l'établissement… Lire la suiteÉcrit par : Marcella LISTA
… l'art et dans la peinture en particulier, le peintre a considérablement mûri son ambition. *C'est une redéfinition profonde des moyens et des fins de l'art qu'il engage dans ce premier livre théorique, où des références très précises aux innovations artistiques de son temps alternent avec les fondements d'une esthétique non-figurative. Les… Lire la suiteÉcrit par : Annie VERGER
Dans le chapitre "De l'apprentissage à l'enseignement de l'art" : … ou poétiques. C'est dans l'atelier – lieu de l'apprentissage – que s'effectue cette reconversion ; *c'est là qu'intellectuels et artistes se retrouvent dans la confrontation des œuvres et que s'ébauche une théorie de l'art. Les traités de l'époque témoignent d'une évolution du discours artistique qui cherche à élever le niveau de réflexion pour… Lire la suiteÉcrit par : Mikel DUFRENNE
Dans le chapitre "Une théorie de l'art" : … *Mais où trouver l'objet esthétique, cet objet que le goût juge beau ? Dans la nature, et dans l'art. L'esthétique sera le plus souvent une théorie de l'art, Kunstlehre ou Kunstwissenschaft. Elle a ses raisons pour privilégier l'art : il propose à son investigation des objets qui visent expressément à plaire (même si c'est en… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
… d'un essai capital publié en 1876 : De la manière de juger les œuvres des arts plastiques. *Fiedler y développe l'idée, essentielle dans sa pensée, que l'art « ne crée pas un autre monde, en plus du monde réel, qui existerait sans lui ; il fait advenir le monde lui-même, par la conscience artistique, et pour elle ». Il conçoit en outre de… Lire la suiteÉcrit par : Louis GRODECKI
Plus d'un *siècle après sa naissance, l'importance de la pensée d'Henri Focillon, théoricien et historien d'art, apparaît mieux. Sur le plan des méthodes, son « formalisme » a connu, en France, une certaine désaffection, à laquelle mirent fin les travaux de Jean Bony et de Robert Branner sur l'architecture… Lire la suiteÉcrit par : Marc LE BOT
… *Les travaux de Pierre Francastel couvrent la totalité de l'histoire de l'art occidental, de l'architecture médiévale à l'école de Paris des années 1940, à laquelle il consacre un ouvrage portant ce titre dès 1946. L'extension de sa recherche fournit d'emblée une double clef pour l'intelligence de son œuvre. En premier lieu, lorsqu'il prend en… Lire la suiteÉcrit par : Henri ZERNER
… *Après des études de droit, Walter Friedländer ne vient à l'histoire de l'art qu'assez tard dans la vie, vers l'âge de trente ans. Ses premiers travaux se situent au moment où la pensée de Wölfflin atteint son plein développement, et la problématique du Zurichois a profondément marqué son cadet. Le premier ouvrage de Friedländer, une étude… Lire la suiteÉcrit par : Pierre-Marc de BIASI
Dans le chapitre "De la poétique littéraire à l'esthétique générale" : … dans sa globalité. Les œuvres d'art ont deux modes d'existence : l'immanence et la transcendance. *L'immanence est le type d'objet dans lequel « consiste » l'œuvre : une consistance qui, avec Nelson Goodman, est définie comme « autographique » lorsque son unicité est matérielle (un tableau, une sculpture, une performance) ou comme « allographique… Lire la suiteÉcrit par : Dominique CHATEAU
… leur incapacité à rendre compte des « noces spirituelles » que promettent les œuvres.* Il préconise une véritable conversion théorique à une sociologie ou ethnologie de l'art qui évalue celui-ci « non plus comme une fin en soi, mais comme un moyen vivant et magique ». Conversion épistémologique dépassant le statisme historico-esthétique, mais aussi… Lire la suiteÉcrit par : Renée MOLL
… *Sociologue et théoricien de l'art, né en Hongrie, Arnold Hauser étudia la littérature et l'histoire de l'art aux universités de Budapest, Berlin, Paris, assistant aux cours de Georg Simmel et Henri Bergson. Après un séjour en Italie, au sortir de la Première Guerre mondiale, pour étudier l'art classique et l'art de la Renaissance, il revint dans le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques de CASO
… *Sculpteur et théoricien de l'art allemand. Adolf von Hildebrand est sans doute le sculpteur allemand le plus important de la fin du xixe siècle. Au moment où le goût de ses contemporains restait fidèle à l'esthétique réaliste qui prit corps vers les années 1850 alors que commençait à s'imposer l'art symboliste de Rodin,… Lire la suiteÉcrit par : Thierry DAVILA
… e siècle. Avec Histoire du portrait en cire (1911, trad. franç. Macula, 1997), *on aborde un autre aspect du travail de Schlosser, celui qui consiste à étudier des objets ou des pratiques réputés a priori mineurs pour leur redonner une épaisseur historique et théorique. Car il ne faut pas distinguer les deux approches chez lui.… Lire la suiteÉcrit par : Jacinto LAGEIRA
Dans le chapitre "Le langage comme médium" : … et The Fox), conférencier, professeur, organisateur d'expositions, théoricien. Pour Kosuth, la production de textes *théoriques est inséparable de la production d'œuvres car le texte crée un lien entre l'objet artistique et la réflexion sur celui-ci, c'est par lui que l'idée et la conceptualité prennent le pas sur la matérialité de l'œuvre… Lire la suiteÉcrit par : Arnauld PIERRE
Dans le chapitre "Aux origines de l'abstraction" : … *C'est le constat d'impuissance que dresse au même moment le peintre théoricien, dans les notes de La Création dans les arts plastiques : l'échec du réalisme vient aussi du mensonge que ce dernier instaure quant à la forme et à la nature réelles de la sensation. Fondé sur les données de l'optique physiologique et sur les apports de l'… Lire la suiteÉcrit par : Elisabeth DÉCULTOT
… e siècle. D'une démonstration hérissée de détails érudits émergent deux axiomes centraux : *la peinture, soumise au principe de simultanéité, représente des corps coexistant dans l'espace, tandis que la poésie, soumise au principe de diachronie, représente des actions se succédant dans le temps ; par ailleurs, le peintre recourt à un… Lire la suiteÉcrit par : Claude FRONTISI
… *Deux préoccupations traversent la vie de Marc Le Bot, celle de l'art et celle de l'écriture que ses travaux d'enseignant chercheur comme son œuvre d'essayiste et de poète lient de façon indissoluble. Né le 9 septembre 1921 à Combrit (Finistère), Marc Le Bot est mort à Paris le 25 mars 2001. Sa personnalité restera marquée par le contexte tendu de… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
Dans le chapitre "Théorie et sources de la littérature artistique" : … Alberti), des premiers biographes au grand édifice que forment les Vies de Vasari. *C'est en fait la « théorie classique », à travers ses différentes formulations et les amendements introduits par la théorie de l'art du maniérisme puis de l'époque baroque, qui donne à la « littérature artistique » son unité ; et c'est son domaine… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LECARME
Dans le chapitre "Œuvre et art" : … *Les écrits sur l'art ne peuvent pas être séparés du reste de son œuvre, et l'achèvement de La Métamorphose des dieux a hanté ses dernières années. Après le premier volume paru en 1957 (qui deviendra dans une nouvelle édition Le Surnaturel) suivront, par-delà l'intermède gouvernemental, L'Irréel (1974) et L'Intemporel… Lire la suiteÉcrit par : Denys RIOUT, Universalis
Dans le chapitre "Désacralisation de l'art" : … L'ironie culmine avec ses boîtes de « merde d'artiste », qui n'ont pas fini de faire débat. *Elles participent d'une désacralisation généralisée de l'art, tout comme les signatures apposées sur des modèles vivants, la consommation d'œufs, la multiplication d'empreintes digitales qui n'authentifient rien, ou encore les Souffle d'artiste… Lire la suiteÉcrit par : Jacinto LAGEIRA, Catherine MILLET, Erik VERHAGEN
Dans le chapitre "L'art minimal" : … et froides ; ils font avant tout de l'art, et c'est par rapport à cela qu'il faut comprendre *leur démarche, qui consiste d'une part à sortir de la catégorie séculaire peinture-sculpture et d'autre part à mettre en question le statut même de l'art. L'art minimal propose une révolution du regard et de l'intellect qui, s'appuyant sur des formes… Lire la suiteÉcrit par : Jean BAUDRILLARD, Alain BRUNN, Jacinto LAGEIRA
Dans le chapitre "Vision moderniste de Greenberg " : … réflexion moderniste telle qu'elle est couramment reprise depuis, dans les pratiques comme dans les *théories. Sa conception alimentera la majorité des débats esthétiques du demi-siècle suivant. Le second texte défend plusieurs points qui donnent lieu, aujourd'hui encore, à des querelles entre modernistes greenbergiens et antimodernistes – ou… Lire la suiteÉcrit par : Marcella LISTA
Dans le chapitre "Berlin, capitale des avant-gardes" : … Hausmann, Hans Arp et Ivan Pouny), publié dans le no 10 de la revue De Stijl, *où il est question d'abolir les styles pour instaurer le style. La quête d'un vocabulaire élémentaire susceptible de devenir le dénominateur commun aux arts plastiques exprime alors l'utopie d'un langage sans frontières, construit… Lire la suiteÉcrit par : Claude FELL
… redevenir l'expression de la mentalité et des sentiments collectifs. Rivera a acquis la conviction *que l'œuvre est avant tout communication et, en premier lieu, « instauration d'un nouvel ordre libérateur » pour le public autant que pour l'artiste. L'œuvre picturale sera ouverte à tous, sans distinction d'origine sociale ou culturelle, mais le… Lire la suiteÉcrit par : Jacques LE RIDER
Dans le chapitre "L'œuvre d'art à la lumière du religieux" : … une renaissance culturelle du monde allemand va de pair avec une profession de foi « néo-païenne ». *Fidèle à l'inspiration de Schopenhauer, dont il avait eu la révélation en 1865, à Leipzig, en lisant Le Monde comme volonté et comme représentation, Nietzsche interprétait l'art comme la seule justification de l'existence et du monde. Mais… Lire la suiteÉcrit par : Lionel RICHARD
Dans le chapitre "Un nouveau naturalisme ?" : … artistique n'est pas en train de s'engager vers un « nouveau naturalisme ». Sollicité, Hartlaub *prend position sans mâcher ses mots. Il estime que la récente avant-garde allemande est tombée dans une impasse. Pour programme, elle proposait le rejet du monde extérieur au profit de la projection du Moi. Or cette « religieuse volonté de rénovation… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
Écrit par : Daniel RUSSO
Dans le chapitre "Le livre comme occasion formelle de l'œuvre d'art" : … la page font découvrir, sans cesse, à celui qui les travaille d'infinies combinaisons possibles. *La notion de « vouloir autrement », Otto Pächt la conceptualise très vite autour de l'idée d'impulsion esthétique, en ne retenant que le premier sens du Kunstwollen, tel qu'Aloïs Riegl l'avait systématisé dans ses deux dernières études, en… Lire la suiteÉcrit par : Daniel ARASSE
Dans le chapitre "Repenser l’histoire de l’art" : … l'atmosphère intellectuelle des États-Unis a joué un rôle dans l'approfondissement de ses théories. *Pratiquée par des spécialistes venus d'autres disciplines, l'étude de l'œuvre d'art y était dégagée du cloisonnement traditionnel dont elle souffre en Europe ; le « réalisme » anglo-saxon encourageait, par ailleurs, des débats fondamentaux sur la… Lire la suiteÉcrit par : Daniel CHARLES
… ressortir un autre grand « performant », Robert Filliou : « Il n'y a plus de centre dans l'art. *L'art c'est là où tu vis. » – formule qui eût pu sembler anodine, en ce qu'elle ne stipulait qu'une banale dissémination « moderniste », mais qui reçoit la plénitude de son sens dès lors qu'on l'accouple avec celle-ci, par laquelle Filliou résumait… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
Écrit par : Arnauld PIERRE
Dans le chapitre "Du cubisme au purisme" : … et sur un catalogue de réactions psycho-sensorielles, devant diriger l'expression artistique. *C'est à partir du bilan mitigé qu'Ozenfant avait dressé du cubisme qu'ils décident de mettre leurs idées en commun ; Après le cubisme s'ouvre sur la critique de « cet art trouble d'une époque trouble », qui ne serait demeuré qu'« un art… Lire la suiteÉcrit par : Daniel RABREAU
… du xixe siècle l'avaient relégué. Non pas qu'il fut tant artiste lui-même, mais *philosophe de l'art, écrivain et homme politique influent dont le rôle a marqué la vie artistique française et européenne tout au long d'une carrière publique particulièrement féconde (1787-1839). Né à Paris en 1755, entré en 1772 dans l'… Lire la suiteÉcrit par : François-René MARTIN
Écrit par : François-René MARTIN
Dans le chapitre "De la pure forme au spectateur" : … à montrer comment l'objet d'art parvient, au terme d'un long processus, à trouver son autonomie. *La présence du spectateur et les modalités de son implication dans la structure du tableau sont au centre du Portrait de groupe hollandais (1902) : un pan de la « théorie de la réception » chez l'historien allemand Wolfgang Kemp prend sa… Lire la suiteÉcrit par : Rindo FRILLI
… de J. Dewey, il prend ses distances par rapport à la conception idéaliste et trop abstraite de *l'art considéré comme intuition pure et propose l'art comme « réalisation » et les œuvres comme « êtres vivants » intégrés dans l'histoire. Sa recherche a été exprimée avant tout comme une exigence éthique d'une telle intensité qu'elle devint même… Lire la suiteÉcrit par : Eugenio BATTISTI, Jacques CHOMARAT, Jean-Claude MARGOLIN, Jean MEYER
Dans le chapitre "Les problèmes de style" : … Néanmoins, c'est seulement dans l'atelier de cet artiste que l'on commence à mettre sur pied une *théorie systématique et que l'on étudie de façon expérimentale la perspective, les proportions, l'anatomie (Giotto exécuta des planches dessinées pour les médecins). On y étudia aussi l'optique en tenant compte de la lumière solaire et même de la… Lire la suiteÉcrit par : Jacques CARRÉ
Dans le chapitre "La théorie et la pratique" : … Les* quinze conférences que prononça Reynolds à l'intention des étudiants de la Royal Academy de 1769 à 1790 sont souvent citées pour éclairer tel ou tel aspect de sa peinture. Pourtant, l'ambition de ces Discours sur l'art dépassait de loin son œuvre et tendait à fixer les principes généraux de l'art pour l'éternité. On sait qu'elles… Lire la suiteÉcrit par : Henri ZERNER
… *Historien d'art autrichien, membre de l'école de Vienne. Son œuvre est fondée sur une discipline philologique stricte, mise au service d'un esprit spéculatif. Il s'appuie surtout sur la philosophie idéaliste de Hegel, mais fait quelques autres emprunts, en particulier à la philosophie post-kantienne de Herbart, et peut-être à Schopenhauer. Avant d'… Lire la suiteÉcrit par : Marc-Emmanuel MÉLON
Dans le chapitre "Le monochrome et la ligne" : … dans Le Dernier Tableau (1972). L'autre voie du travail pictural de Rodtchenko est la* mise en pratique d'une réflexion théorique sur le rôle de la ligne, qui demeure très riche, se situant après la mise en question du système linéaire de la Renaissance par Cézanne. Il s'agit pour Rodtchenko de donner à la ligne une tout autre… Lire la suiteÉcrit par : Henri PEYRE, Henri ZERNER
Dans le chapitre "Art" : … pour donner une idée plus forte, pour suggérer l'unité idéale. Dans la correspondance générale des *arts, qui est en rapport avec une correspondance des sens (synesthésisme), le primat est disputé surtout entre la musique et la peinture. Il s'agit toujours à la fois d'un primat dans la hiérarchie des arts (leur rang étant déterminé par leur… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GEORGEL, Claude JACQUET
Dans le chapitre "Ruskin et l'art" : … *La révolution romantique, qui a donné à l'Angleterre son art moderne, s'est accomplie, pour l'essentiel, avant Ruskin ; mais c'est lui qui en a dégagé la signification. Composés, les plus importants du moins, entre 1840 et 1860, ses écrits sur l'art dégagent clairement et imposent la notion même d'un art moderne. Ils le dotent rétrospectivement d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean LEFRANC
Dans le chapitre "La connaissance esthétique" : … depuis Hegel, à identifier esthétique et théorie de la création artistique. Pour Schopenhauer, la *théorie de l'art doit être rapportée à une théorie de la contemplation du beau, et celle-ci à la connaissance par les idées. Invoquant assez abusivement Platon, Schopenhauer appelle idées les formes sous lesquelles se diversifie et s'objective la… Lire la suiteÉcrit par : Erik VERHAGEN
Dans le chapitre "Une esthétique de l'entropie" : … Andre, Michael Heizer, Robert Morris et Claes Oldenburg dans des sites industriels désaffectés. *L'essai de Smithson fait l'éloge des systèmes dont « l'énergie se perd plus facilement qu'elle ne se capte » et s'intéresse aux « nouveaux monuments » constitués de matériaux artificiels – plastique, chrome et lumière électrique – qui « ne sont pas… Lire la suiteÉcrit par : Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
… *Tout d'abord destiné au clergé, Johann Georg Sulzer, originaire de Winterthur, s'orienta vite vers la philosophie et l'histoire naturelle sous l'influence du chanoine naturaliste Jean Gessner. Il devint instituteur puis vicaire d'un curé de campagne pendant quelques années, « partageant son temps entre l'étude, la contemplation de la nature et les… Lire la suiteÉcrit par : Marc LE BOT
Dans le chapitre "Le beau et l'utile" : … « sujets » à la peinture de genre ou à la peinture d'histoire. C'est affirmer d'autre part que l'*art est l'occasion de s'émouvoir, sur le mode de l'exaltation ou de l'apitoiement, devant les réalités sociales aussi bien que naturelles. Dans ces conditions, les mises en scène spectaculaires de la peinture n'ont essentiellement pour but que de… Lire la suiteÉcrit par : Hervé VANEL
Dans le chapitre "Prise de conscience" : … *Un épais volume réunit les textes, les essais et diverses notes théoriques de Mondrian – à l'exclusion des carnets de 1913-1914 (publiés en fac-similé) et de sa correspondance (dont de nombreux extraits illustrent dans l'ouvrage les introductions aux textes de l'artiste). L'ensemble couvre ainsi une période comprise entre 1915 et 1944, durant… Lire la suiteÉcrit par : André CHASTEL
Dans le chapitre "L'édition de 1550 : le primat toscan" : … doit donc rendre intelligible le développement de l'art depuis le xiiie siècle. *Sur le modèle d'une vieille théorie cyclique est ainsi explicité le schéma historique de la Renaissance et la suite des Vies peut et doit se lire à ce niveau comme le déploiement d'un système reposant sur des jugements critiques et s'… Lire la suiteÉcrit par : Annamaria DUCCI
Écrit par : Martine VASSELIN
Dans le chapitre "Les goûts et les convictions d'un maniériste éclectique" : … *Dans les chapitres introductifs aux Vies, qu'il s'agisse du débat sur la primauté des différents arts (résumé de l'enquête d'un membre de l'Académie florentine, Benedetto Varchi, auprès des artistes) ou des exposés sur les diverses techniques artistiques, l'accent est sans cesse mis sur la supériorité des aspects intellectuels, sur la… Lire la suiteÉcrit par : Jean WIRTH
*La forme est une notion ambiguë dans les arts visuels ; elle y désigne tantôt la configuration de l'objet représenté par l'artiste, tantôt les éléments et le système dont il se sert pour rendre compte des objets. Dans le premier sens, la forme s'impose, déjà constituée, au moment où l'artiste va la transposer.… Lire la suiteÉcrit par : Marie-José MONDZAIN-BAUDINET
… *« Si l'on considère l'histoire de l'art non plus comme la simple histoire du savoir artistique, mais comme celle des intentions, elle gagne en importance au point de vue de l'histoire universelle, [...] elle prend place à côté [...] des conceptions du monde. » Cette phrase de Worringer (L'Art gothique) situe d'emblée son projet d'historien… Lire la suite
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