Au viiie et au viie siècle avant J.-C., Hésiode compose le long poème de la Théogonie, dans lequel il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs. Trois générations divines s'y succèdent : celle d'Ouranos, celle de Chronos, celle de Zeus. À cette généalogie divine s'ajoute une cosmogonie qui retrace la création du monde.
1. Le triomphe de Zeus
Après un long et traditionnel prologue à la gloire des Muses, Hésiode se présente, puis narre comment l'Érèbe (les Ténèbres), le Tartare (les Enfers) et la nuit (Nyx) puis le jour (Héméré) et le ciel supérieur (Aether) sortirent du chaos originel. Il explique ensuite comment Ouranos, le ciel, naquit de Gaïa, la terre. L'accouplement d'Ouranos et de Gaïa donna naissance aux redoutables Titans, aux Cyclopes et aux géants aux cent bras, les Hécatonchires. Le dernier des Titans, Cronos, se révolta contre son père, Ouranos, et, à la demande de sa mère, l'émascula. En aspergeant la terre de son sang, Ouranos fit naître la race des Géants, les Érinyes (les Furies) et les Méliades (les Nymphes). Cronos régna sur les autres dieux et, pour conserver la maîtrise du monde, dévora ses cinq enfants, à l'exception du dernier, Zeus, qui parvint à le détrôner.
L'univers enfin apaisé, Zeus, Poséidon et Hadès partagent leur souveraineté, l'un régnant dans le ciel, l'autre dans la mer, le troisième dans le monde souterrain. Puis la théogonie se poursuit avec la génération des divinités issues des deux épouses de Zeus, Mètis et Thémis. Avec cette nouvelle génération divine l'univers est enfin en place. Les hommes peuvent à leur tour apparaître.
2. Toute-puissance divine et faiblesses humaines
Les principaux mythes du patrimoine grec sont évoqués dans la Théogonie. Mais, dans la multitude des divinités, Hésiode se limite parfois à une simple présentation généalogique. Il accorde toutefois davantage de place aux unions entre déesses et mortels, ou dieux et mortelles, qui enfantent la race des héros, promise à occuper une place centrale dans la littérature gr […]
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